‹ Documents concernant l'histoire de Neufchâtel-en-Bray et des environs; publiés pour la première fois, d'après deux manuscrits, avec introduction, notes et appendicesChapitre 16 sur 28 · Notice sur Percheval de Grouchy et sur son poème · texte numérisé non relu

Notice sur Percheval de Grouchy et sur son poème

« Grouchy, Pierre ' neveu du précédent » descendoit de

Roger, seigneur de Vimont, Quevrccourt, Desclavelles, ayeul

de la mère de ce poète. Cett^ généalogie est insérée dans ses

poésies pour prouver que ses ancêtres avoient été bienfoiteurs

du monastère du tiers-ordre à I^eufchâtel, dont il a fait le

tableau dans un long poème latin, ajoutant néanmoins avec

modestie que la jactance n^entre pour rien dans ce qu^il dit.

Ce poète étoit homme de robe et faisoit la fonction d^avocat

du Roi à Neufchâtel J. Le style qu'il employa contre les

défauts des personnes consacrées à Dieu fait juger de quel

œil il devoit voir ceux des gens du monde, et de quelle fer-

'meté il devoit être capable, quand il étoit question de délits

qui pouvoient mériter l'attention de son ministère. Un

grand fond de religion, une religion éclairée, une amitié

sincère, telles sont les qualités principales qui percent dans

ses vers, où le talent ne paroit pas avec autant d'avantage.

Peu d'imagination, si ce n'est en quelques endroits^ vers la

fin, par exemple, de son ouvrage; une versification négligée,

souvent dure, des détails qui paroîtroient minutieux à des

' C'est sans fondement que Pierre vient ici compléter ou plutôt remplacer Tinitiale P. du texte de Grouchy. Voir l'Introduction, p. xu. i Nicolas de Grouchy, dont la notice précède immédiatement. ? Voir plus haut, p. i85, et le Mémoire de Miton, passim.

esprits même médiocres, des inexactitudes et des fautes marquées, voilà le précis du jugement qu'on en peut porter. Il faut cependant convenir que yû la tâche qu^il sMtoit imposée, il avoit de grandes difficultés à surmonter : le blason, par exemple, n*est pas favorable à la poésie, et il n^a pas voulu faire grâce du moindre fleuron ; au reste, malgré la nouveauté des expressions, ce n'est pas le moins curieux de Touvrage. Mais ce qui attache le plus, c'est la suite des premiers supérieurs de la maison des pénitents de Bemesault. Le fondateur surtout et le restaurateur de ce monastère ont chacun leur portrait dans cette galerie poëtique et ils y sont présentés avec les couleurs les plus vraies et quelquefois un peu singulières. L'intervention de Saint François aux pieds de la Vierge et la médiation de la Mère de Dieu auprès du Sauveur, sont assés heureusement amenées, pour appuyer et consacrer l'intro-, duction de la réforme. Enfin les efforts de Fauteur et ses promesses d'en faire de nouveaux pour continuer son ouvrage ne sçauroient que mériter des éloges. Au reste on va juger par la lecture de ce ms. qu^on croit sans doute anéanti.

« Salisberna, sive anagraphe de origine et progressu et novissima fundatione monasterii Salisbemensis, prope Cas^ trum Novum, opus dedicatum patribus pœnitentibus in eodem loco commorantibus per P. Gruchium, advocatum Regium in eadem urbe novi Castri. (In-fol gothique de 32 pages) '.

« Cet ouvrage de 675 ' vers était resté ms. fol. dans la bibliothèque des religieux pénitens du Tiers-Ordre à Neufchâtel. Ils ne commencèrent à y faire une certaine attention qu^en 1778, lorsqu'ils furent priés de le communiquer et de

1 Ici se trouve, dans Foriginal, le texte du poème, qui n'est pas dans la copie de la bibliothèque de Rouen, où la phrase a été tronquée et réduite à ces mots : « Ce ms. est sans doute anéanti. »

2 674 seulement dans notre texte

le déplacer pour renvoyer à Paris, où il a été copié. Ce n'est, comme on vient de le voir, que la description la plus scrupuleuse de l'ancien état de ce couvent, suivant que l'a (aussi) < expressément remarqué Thistorien de cet ordre, le P. Jean Marie de Vernon, qui n^en cite cependant rien, quoiqu'il en fasse Péloge en général >• Peut-être a-t-il été arrêté dans l'analyse, dont il eût pu décorer son histoire, par la considération des tableaux un peu chargés de plusieurs abus inévitables, à la longue, dans les communautés les plus régulières!; mais il eût pu du moins rapporter ce qui concerne la topographie monastique de cette maison, une des plus chères à Tordre dont elle dépendoit et des plus utiles au pays oti elle avoit été fondée.

< Le Grouchy, dont il est parlé dans la tirade du blason, est Gaston de Grouchy, s"* de Mathonville, qu^on pourroit croire être l'auteur du poème 4.

t V. les Aff. de Norm. du 4 février 1780. »

Le Moréri des Normands^ par Joseph André Guiot de Rouen, t. i^ pages 467-468« Copie de la bibliothèque publique de Rouen. Fonds Martainville. Y. 5i.

4. Notice historique sur le couvent des pénitents du TierS'Ordre à Neufchdtel, et sur celui deBernesault établi avant eux.

« Jean Marie de Vernon, savant pénitent, né en cette ville.

t Addition dans la copie de Rouen.

a Voir plut loin, p. %3'j.

I C'est Jean Marie de Vernon, qui a dit le premier, en 1677, que • Gaston de Grouchy » était Tauteur du potoe. Voir plus loin, p. s37. Les Affiches demandent : « Qjiiel était ce P. de Grouchy ? » Voir plus haut. p. aa6. :.;'/ .

4 Voir le texte de Salibema, p. aia-ai3„Vers 585-6oo.

Son nom était De Bordeaux ^ et son père avocat au parlement. On a de lui beaucoup d'ouvrages. Mort en lôgS. »

Le Moréri des Normands (Par J.-A. Guiot).

Copie de la bibliothèque publique de Rouen, I. 376.

D^autres placent sa mort en 1670. Voici sa Notice sur Bernesault.

NSyPCHASTEL.

« Son premier establissement ayant esté fait en 1 389, la réforme y fut establie Tan 16 14, tousiours sous Fin vocation de Saint François. Il est au pais de Caux et dans le diocèse de Rouen. Quatre religieux y furent enuoyez d'abord, après que les habitansde la ville eurent député au chapitre général tenu à Picpus en 1 61 3, Christophle Bouglée procureur du Roy, pour en faire la demande. Les habitans assemblez à Tarriuée de ces Pères, leur expédièrent une (sic) acte de réception en parchemin. Le petit bastiment ioint à la vieille église n^estant pas logeable, les bourgeois durant plusieurs semaines fournirent des hommes pour disposer quelques logemens aux religieux, et les ouvriers y accouroient promp* tement au son de la cloche, tant chacun auoit de zèle pour accomoder cette communauté. Le 1 3 septembre 1614, la ville en corps posa vne première pierre des nouveaux édifices. MM. de BosgefiTroy, de.BuUy, de Saint Saire, de Neuville- Perrière, de Planuille (Rouville), de la Haye la Goulée^ chacun vne; dont les liberalitez auancerent tellement les dortoirs qu^en vn esté vne famille régulière y trouua ses appartemens raisonnables. L^égliseeutaussi en mesme temps des embellissemens remarquables par la charité du baron de TAunoy d'Amerocourt, gouverneur de la ville d'Eu, qui ayant tousiours continué de nous assister d'aumosnes considérables, mérite que la postérité s'en souuienne.

r Le reste du couuent ne tarda pas a estre basty par le secours de diuerses personnes, qui prenoient grand interest dans le seruice que nos Pères rendoient au public. Monseigneur TArchevesque de Rouen accorda volontiers la permission de quester dans les doyennez voisins, et M. Brinon, entre les autres, conseill. au parlement, se montra libéral dans cette conjoncture, donnant toutes les vitres du grand dortoir et du réfectoir. La baronne de Viteaux, dame de Fourniery, signala sa deuotion dans les ornements de Téglise; et comme le nombre des religieux s'accrut, pour entretenir des cours de philosophie et de théologie, IVne après l'autre; aussi lesaumosnes se multiplièrent par une bénédiction singulière de Dieu. Les peuples témoignoient leur reconnoissance au zèle de quelques vns des nostres qui s^offrirent courageusement pour assister les pestiférez dans une contagion qui désola toute la ville. Le P. François dT«u estant gardien Tannée i636, les visita jusques dans leurs loges et leur fit distribuer vne partie des prouisions de son couuent pour leur subsistance. Le mesme Père obtint Tirnage de Notre Dame de Foy, quHl exposa à la vénération publique auec toutes les formes requises. Dieu a fait connoître par diuerses merueilles arriuées depuis cette exposition que ce bois est vrayement miraculeux. Vne fille paralitique et d^autres personnes malades, y ayant eu recours, ont esté parfaitement guéries. Par une surabondance de faneurs célestes, le P. Oronce de Honfleur estant prouincial, enuoya au Neufchâtel vne autre image du mesme bois. Le ciel qui vouloit enrichir ce monastère de ses thresors si prétieux, en a déclaré la sainteté auec le temps veu que la demoiselle de Humesnil, de Douuran (Douvrend), vint vn iour auec ses deux filles rendre le vœu qu'elle auoit fait pour Tvne qui auoit receu la guérison dans vn éuident péril de la mort. Ces deux Images furent données au couuent, Tvne de la dame de Quatre Vaux, abbesse du monastère de Lestrun (Lestrem),

à Tordre de S. Benoit, à vne lieue d^Arras> par acte du 7 mars 1640, Tautrepar la marquise de Sourdiac qui Pauoit receue estant en Flandre à la suitte de la feue Reine Mère Marie de Médicis, et qui assura auoir veu des miracles opérez en plusieurs endroits, oti elle auoit laissé de ces images, dont il se garde un acte authentique dans les archiues de ce couuent, en date du 5 septembre 1646, à la requeste du P. Toussaint de Rouen supérieur et de tous les religieux qui y sont nommez. DomCosmeDela Brosse, docteur en théologie et abbé du lieu Dieu de l'ordre de Citeaux, faisant sa visite à Beaubec comme vicaire gênerai, dans la prouince de Picardie, concéda à notre monastère de Neufchâtel en Pan 1 641 , le 4 avril, une partie de Pos du bras de Saint Elier, dont le corps est entier dans cette abbaye. Le sieur Gaudes, docteur de la société de Sorbonne, et vicaire gênerai de Mgr. Parchevéque de Rouen, en ayant reconnu les authentiques, a permis d^exposer cette prétieuse relique à la vénération publique par acte du 3 may 1643. De plus nous auons des reliques de S. Biaise et de S<« Radegonde.

« Bien que la nouueauté plaise, Pantiquité néantmoins est plus vénérable et plus majestueuse. Jusques icy je n^ay produit que des pièces mises en notre couuent de Neufchâtel depuis la réforme. Il est temps d'alléguer les monuments antiques. le commence par les reliques. J*ay trouué ce peu de lignes parmi les papiers : Attestatio Sanctarum reliquiarum e Monasterio Sancti Anastasii ad très fontes excerptarum de Ixcentia sanctissimi D. D. Papœ Alexandri VI ad instant tiam F, Pétri Ponceti^ligiosi tertii ordinisS. Francisci Theologiœ Professoris in conuentu Tholo^ano^ et in tota Prouincia Aquitaniœ Ministri GeneraliSy qui dédit partem illarum F. Joanni Ftoquet, Hpligioso professa Conuentus' Nouicastrensis. Hoc donumfuitcollatumF. loanni Floquet Pontificatus lulii Ilanno 1 et anno Domini j5o4j die 12 Augusti. La donation faite à Frère Raoul Segotde la tierce

ordre de S. François, et à ceux qui sont d*iceile tierce ordre est marquée iBSg.

« Le consentement donné par le seigneur de Qjueurecourt, dans le territoire duquel nostre maison est située, pour la bénédiction et la dédicace de FEglise avec Tamortissement de la place, est datte du mois d'avril 1 507. La patente si ample et si authentique de Georges d^Amboise Archevêque de Rouen et cardinal-légat a latere du 10 de ianvier 1 3o8, mérite vne attention extraordinaire.

Georgius de Ambasia, etc., (sic).

Nos qui decorem domus Dei, et diuini cultus augmeu" tum, animarumque salutem supremis desideriis, vestris devotis in hoc parte supplicationibus inclinati, conuentum vestrum et in eo ut prœmittitur factam rejbrmationem huiusmodi authoritate apostolica, etc,^ (sic), Tenore prœ^ sentium approbamus, etc. (sic). Vt autem vos et successores vestri eiusdem tertii ordinis Fratres in dicto conuentu sub dicta reformatione pro tempore degentes verbum Dei po^ pulis efficacius seminare possitis, indeque immarcessibiles /ructus, Deo incrementum dante, proueniant, con-" cedimus vobis et ipsis ut aliquos ex Minoribus Fratribus eiusdem vestri conuentus qui ad id magis idonei esse videbuntury sive etiam in sacris^ ex presbyteranis ordinibus constituti sint vsque ad numerum 4 vel. 5. pro singulis temporibus in aliquibus vniversitatibus studio* rum generalium, aut aliqua earum ad studendum ibidem in sacra Theologia et aliis vocationi vestrœ licitis facultatibus ad tempus vel perpétua vivere, etc., (sic). Nous deuons obseruer deux choses en ces paroles, i Que du temps de ce grand prélat la maison de Neufchâtel estoit desia fort ancienne, puisqu^il confirme et approuue vne réformation. Ce que Ton reforme ayant perdu dans la reuolution de plusieurs années la splendeur de soa< premier estât, il est aisé de conjecturer que le tiers ordre fleurissoit deuant que la déca-

dence y amuant, on fust venu à vn restablissement. L^autre obseruation consiste dans le nombre de religieux que le cardinal d'Amboise permettoît d'enuoyer et de demeurer dans les universitez pour se perfeaionner dans les sciences. Il falloit que ce monastère fust nombreux et puissant, pour se priuer de la présence de plusieurs de ses membres : il falloit pareillement quMl éclatast dans la prédication et dans les autres exercices de TEvangile auec auantage, après tant de soin que Ton prenoit pour former les ieunes : aussi estce la tradition commune quUly auoit là vne grande communauté qui répandoit sa doctrine en tout le païs par la bouche dVne multitude de prédicateurs fort habiles.

« le trouue plusieurs pièces de i5oi, 14 mars, et i5ii dernier may, qui font mention de certains actes concernans le débat suscité entre les religieux et le curé de Queuvrecourt sur Teau-beniste, le pain benist et . son de cloche. Nous y sommes nommez Religieux de Bernesault, qui est le nom de la place que nous occupons. La sentence estant interuenue en faveur du curé de Quèuvrecourt, le supérieur appela à Rome, et le temps de l'appel estant expiré, le Prouincial demanda prolongation à Pofficial, qu'il accorda pour trois mois. Le conuent d'Andely, ayant le mesme suiet de controuerse auec les curez d'Andely, et appelé pareillement à Rome, ceux cy perdirent

« Le Roy Louis XII nous honora particulièrement de sa bienveillance royale, dans les lettres d^amortissement qu*ilfit expédier à filois au mois de feurier Tan 1 5 1 1 , et de son régne le 14. Il est bon d'en insérer icy les principales paroles. — « Louis par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre scavoir faisons a tous presens et aduenir, nous auoir receu l'humble supplication de nos bien ame\ orateurs les reli^ gieux du Tiers Ordre de S. François du conuent de Neufchdtel en nos païs et duché de Normandie ^ contenant que ledit conuent estestably, situé et ordonné près ledit lieu du

Neu/chdtel en vne isle enclose d'vne petite rivière ^ auquel conuent lesdits supplions ou leurs prédécesseurs ont résidé faisant et continuant les diuins seruicespar r espace de siX' vingt ans ou plus, comme ils font de présent; et voulut /eu nostre cousin le cardinal d'Amboise en son viuant légat en France, tant estendre sa charité enuers eux de les visiter OU faire visiter, disposer et ordonner de leur manière de viure, touiours de bien en mieux, et pour ce que Véglise dudit conuent estoit fort caducque et en ruine, ils ont commencé icelle construire et réédifier de nouuely en ladite isle qui pourra et peut contenir deux arpens de terre ou enuiron\ toutefois parce quHlsn'^ont trouué instrument que le pour pris et terre, oU ils édifient ladite Eglise et conuent qui contient deux arpens de terre ou enuiron ait esté amortjr par notis, ne nos prédécesseurs combien qu'ils soient iouissans de très grande ancienneté, ils doutent que nos officiers ou de nos successeurs leurs voulussent et a leurs successeurs donner empeschement ores et pour le temps aduenir qui seroit perturber la continuation des seruices diuinSj si par nous ne leur estoit pourueu et subuenu de nostre grâce humblement requerans icelle : c^est pourquoi, etc. (sic) Auons auxdits supplians et à leurs successeurs dédié et amortjr, dédions et amortissons pour nous et nos successeurs à tousiours et perpétuellement à Dieu^ à VEglise, et aux seruiteurs d*icelle^ ledit lieu et place etc. (sic) sans que pour cette clause ils soient tenus nous payer aucune finance ou indemnité, etc. (sic/. L'enregiS" trement en la chambre des comptes suiuit le ly sep^ tembre i5i2.

c Cest un grand Roy qui parle et qui déclare, il y a plus de 200 ans, que plus de six-vingt ans auparavant les reli* gieux du tiers ordre de Saint François possèdent ce monas* tère de Bernesault ou de Neufchâtel.

« le pourrois produire d'autres actes aussi anciens sur le

même suiet; je les omets néantmoins pour finir par celuy de la dédicace d€ TEglise, marquant seulement le 8 jour de juillet de Tan i526 ausquels elle fut faite par Peuesque de Vertenne, suffragant du cardinal d^Amboise. Il est bon aussi de se souuenir de institution de la confrérie de Saint Antoine de Pade fsic) et de la confirmation de ses statuts qui fut accordée par Tarchevéque de Rouen, le 21 novembre i538, à la requeste du gardien et des relfgieux de Bernesault, des marchands et des ouuriers qui la composent.

c Entre tous les supérieurs qui se sont signalez dans cette maison, ie remarque Pierre Germain TAmy, qui soutint généralement de grandes affaires Pan i532 contre de puis- . sants partis, estant protégé par le Roy François. Il estoit docteur en théologie et prouincial dans la province de Normandie, comme ie l'apprends par vne fondation faite au bénéfice du conuentde Neufchâtel, 28 avril Tan 1 540. Il signa en cette qualité avec les frères Guillaume le Mercier Gardien, Robert Sultain, Roger d'Ynctot (Yvetot?), Charles de la Potaye, Robert Foucquet, François de la Mare, Jean de Laubel, François Cauchois, lacques de Saine Tuille (sicj, Jean d'Abancourt, Pierre de la Mare, tous nommez expressément religieux du tiers ordre de Saint François.

« Le beau poème latin de Gaston de Grouchi, sieur de Mathonville, où ce monastère est décrit dans son ancien estât, doit persuadera la postérité que nous n^ sommes pas venus en vne nuit comme des champignons, mais que nostre ordre y a fleuri l'espace de plusieurs siècles. Les mémoires exprès que i^ai trouuez dans les archiues de cette communauté touchant les maisons de Longueville, d^Aumalle, d^Eu, de Clere^ de Boullainvilliers, de Gromesnil, de Maillots, de Bacqueville, de Breauté, etde plusieurs autres, sont des prennes du mérite de nos premiers pères qui, quoyque détachez du monde^ ne laissèrent pas d'y estre grandement en estime parmy les personnes de la plus haute condition.

« Plusieurs personnes qualifiées ont éleu leur sépulture dans nostre église. Le sieur de Pardaillan voulut estre enterré dans nostre habit. : MM. deFry, Boisrobert conseiller en la cour des aydes, le Bailly, Brument et sa femme, celle pareillement de Tavocat du Roy L'orme y reposent; Mademoiselle de Ricaruille, sœur du P. Casimire deffiniteur de nostre prouince, y attend le jour de la résurrection des morts, auec plusieurs fiutres qui après nous auoir aimez et obligez durant leur vie ont désiré d*estre auec nous après leur mort pour comparoître ensemble au iugement de Dieu. Le P. Quentin, qui mourut le 19 may 16 lo, estant gardien de ce monastère, deuant que la réforme y fust introduite, tient aussi sa place en la compagnie des pères reformez dont le decez est arriué au Neufchâtel. Celuy-là souhaitoit ardemment de les y attirer; néantmoins il n'a eu de son viuant que le mérite de son désir sans en voir Peffet, auquel il a contribué par ses prières. » — Histoire générale et particulière du tiers ordre de Saint François d'Assise. Dédiée à Monseigneur le chancelier par le R. P. lean de Marie de Vemon, Reli" gieux Pénitent du tiers ordre de Saint François. Paris. MDC. LXVII. 3 vol. in-8. T. ni, pages 26 1-2 70. — Bibliothèque nationale, 2769.

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