‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 355 sur 509 · G. V. ep., II · texte numérisé non relu

G. V. ep., II

CoupAiN. Geoffroi de Vendôme, 8

affirme que Vendôme n*est plus habitable et qu*i] demandera au pape Tautorisation de quitter la ville pour s'établir dans quelque autre lieu.

Le frère de Jean, Geoffroi, se conduisit comme son aîné et éleva, en 1130, des prétentions analogues*. Son père même, malgré ses engagements et la bonne volonté qu'il avait marquée à Geoffroi de Vendôme par la cession de la terre de Houssaye ^ empiéta sur la donation de sa femme Mathilde, car, en 1 133, l'abbé Geoffroi étant mort et sur le conseil de l'évoque du Mans, il retira l'autorisation qu'il avait accordée à plusieurs églises et chevaliers de paître leurs porcs dans la forêt de Gàtines, possession de la Trinité ^

Ce fut donc une rivalité continue entre Tabbé de la Trinité et les comtes de Vendôme. La congrégation, souvent attaquée, obtenait toujours gain de cause. C'est que ses privilèges, et en particulier la protection des comtes d'Anjou, lui assuraient l'avantage; la charte de Geoffroi Martel, on l'a déjà remarqué, mettait les comtes de Vendôme dans l'impuissance à l'égard de la grande abbaye. Par la suite, et surtout lorsque les comtes d'Anjou furent devenus rois d'Angleterre, la situation changea. Une convention conclue en 1185 avec l'autorisation de Henri II régla les redevances matérielles et militaires dues par la Trinité aux. comtes de Vendôme*. Mais du vivant de l'abbé Geoffroi, les rapports étaient autres.

1. Bibl. nat. Lat., 17049, f. 721 etBaluze, XLVII, f. 242, vo. «Omnibus hominibus notum esse volumus quod Goffridus filius Goffridi comitis qui Grisagonella vocabatur calumniam nobis fecit de terra quadam in qua olim boscus fuerat propre Villam Dei. »

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