‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 462 sur 509 · G. Vind. ep · texte numérisé non relu

G. Vind. ep

vegarde et la défense du siège apostolique* ». « Les biens de Tabbaye, dit-il encore, sont sous la protection de la sainte Eglise romaine, partout où ils se trouvent'. » Les papes reconnaissaient la conséquence de leurs relations privées avec la congrégation de la Trinité. Innocent II s'exprimait comme il suit : « D'autant que le monastère de Vendôme appartient plus particulièrement au droit et à la propriété de la sainte Église romaine, d'autant plus volontiers nous raimons et le voulons défendre'.. » Aussi est-ce surtout lorsque TabbéGeoffroi a voulu revendiquer la protection pontificale qu'il a rappelé que « dès Torigine la Trinité a été liée à l'Église romaine par une dignité spéciale et singulière \ »

Telles étaient les relations particulières entre la papauté et le monastère ; elles étaient constituées par des mesures de droit privé. Mais, pour le répéter une fois encore, il se trouvait que révêque de Rome n'était point un prélat semblable aux autres et que TÉglise romaine était aussi « mère de toutes les églises ». Ce fut un grand avantage pour la Trinité. « Nous ne sommes point une congrégation acéphale, car nous avons pour tête Jésus-Christ et après lui le pape de Rome. Voilà le chef qu'a eu notre abbaye dès qu'elle a été fondée, et qu'elle conservera à jamais, Dieu voulant ^ »

Il importe de voir Tidée que l'abbé se faisait de ce chef, comment dans la pratique il cherchait Texercice de ses principes, et en quelle mesure cela profita à son monastère et au Saint-Siège à la fois.

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