‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 496 sur 509 · Cf. II · texte numérisé non relu

Cf. II

rexcommunication ; tu interdiras Toffice divin sur leurs terres et dans tous les lieux où ils pourraient se rendre, jusqu'à ce qu'ils aient fait une satisfaction digne de leurs fautes et aient restitué les biens qu'ils ont enlevés. S'ils veulent plaider contre l'abbé, c'est à toi à présider le jugement et à veiller quïl soit juste et efficace *. » Voilà comment parlait Pascal II pour ses moines de la Trinité.

On peut encore citer de ce pape quelques confirmations particulières pour certaines concessions faites ou renouvelées de son temps à Tabbaye de Vendôme. C'est ainsi qu'il sanctionna la donation de l'église du Saint-Sépulcre de Beaugency, faite par Lancelin, ratifiée par son fils Raoul et définitivement reconnue aux Vendômois, après d'assez longues contestations. Pascal approuva pareillement les dons de Geofi'roi, seigneur de Mayenne, et de Robert, seigneur de Moncontour ^ Ces acquisitions augmentaient l'alleu de saint Pierre; le pape pensait sans doute y avoir autant d'avantage que l'abbé de Vendôme, puisque sa confirmation rappelait que sans l'autorisation pontificale il n'était point permis aux abbés eux-mêmes de rien aliéner de ces biens'.

La politique de Pascal II à l'égard de la Trinité fut donc en tout semblable à celle d'Urbain. Les relations personnelles entre ce pape et l'abbé auraient pu se modifier à la suite de l'âpre attaque de Geofi'roi après les concessions faites par Pascal au parti impérial. Il ne semble pas qu'il en ait été ainsi. Pascal, blâmé avec la même virulence par l'archevêque de Vienne, le futur Calixte II, avait bien voulu lui écrire une lettre d'excuses pour sa conduite; il ne cessa de s'humilier de ce que le plus grand nombre d'ecclésiastiques lui reprochèrent comme une faiblesse; il ne dut pas garder

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