‹ Documents, discours, lettresChapitre 120 sur 268 · Au CITOYEN CHAPTAL, MINISTRE DE L'INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

Au CITOYEN CHAPTAL, MINISTRE DE L'INTÉRIEUR

Paris, 26 prairial an X <15 juin 1802).

J 'Ai intention, Citoyen Ministre, de fonder un prix, consistant

en une médaille de 3000 francs, pour la meilleure expérience

qui sera faite, dans le cours de chaque année, sur le fluide

galvanique . . .

Les étrangers de toutes les nations seront également admis au

concours.

Faites, je vous prie, connaître ces dispositions au président de

la première classe de l'Institut national, pour quelle donne à ces

idées les développements qui lui paraîtront convenables, mon

but spécial étant d'encourager et de fixer l'attention des physiciens sur cette partie de la physique, qui est, à mon sens, le chemin des grandes découvertes.

127. Proclamation Paris, 21 messidor an X <1 0 juillet 1 802).

r rançais, le 1 4 juillet commença, en 1 789, les nouvelles destinées de la France. Après treize ans de travaux, le 1 4 juillet revient plus cher pour vous, plus auguste pour la postérité. Vous avez vaincu tous les obstacles, et vos destinées sont accomplies. Au dedans, plus de tête qui ne fléchisse sous l'empire de l'égalité; au dehors, plus d'ennemi qui menace votre sûreté et votre indépendance; plus de colonie française qui ne soit soumise aux lois, sans lesquelles il ne peut exister de colonie. Du sein de vos ports, le commerce appelle votre industrie et vous offre les richesses de l'univers; dans l'intérieur, le génie de la République féconde tous les germes de prospérité.

Français, que cette époque soit, pour nous et pour nos enfants, l'époque d'un bonheur durable ; que cette paix s'embellisse par l'union des vertus, des lumières et des arts; que des institutions assorties à votre caractère environnent nos lois d'une impénétrable enceinte; qu'une jeunesse avide d'instruction aille dans nos lycées apprendre à connaître ses devoirs et ses droits ; que l'histoire de nos malheurs la garantisse des erreurs passées, et qu'elle conserve, au sein de la sagesse et de la concorde, cet édifice de grandeur qu'a élevé le courage des citoyens.

Tels sont les vœux et l'espoir du Gouvernement français; secondez ses efforts, et la félicité de la France sera immortelle comme sa gloire.

l34 PARIS 1802

Page 1