‹ Documents, discours, lettresChapitre 127 sur 268 · ASSOCIÉ ÉTRANGER DE L'INSTITUT NATIONAL · texte numérisé non relu

ASSOCIÉ ÉTRANGER DE L'INSTITUT NATIONAL

Paris, 6 vendémiaire an XII <29 septembre 1803). J'Ai reçu votre mémoire du 15 septembre; je l'ai lu avec attention. Les aspérités des corps non polis sont des montagnes par rapport aux molécules extrêmement ténues du calorique. Leur surface totale étant de beaucoup plus grande que celle du même corps poli, et l'étendue de la surface servant de mesure pour le nombre des issues ou des accès du calorique, il s'ensuit que ce nombre doit être plus grand, et que, par conséquent les changements de température doivent être plus rapides pour un corps non-poli que pour un corps qui l'est. Voilà les idées que je m'étais faites et que votre mémoire m'a confirmées. C'est par un grand nombre d'expériences faites avec précision, en vue d'arriver à la vérité, et avec le talent que vous mettez à celles que vous faites, qu'on avance peu à peu et qu'on arrive à des théories simples et utiles à tous les états de la vie. Croyez, je vous prie, au désir que j'ai de vous donner, dans toutes les circonstances, des preuves de l'estime particulière que je fais de votre personne.

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