‹ Documents, discours, lettresChapitre 138 sur 268 · A M. Cambacérès · texte numérisé non relu

A M. Cambacérès

Trêves, 15 vendémiaire an XIII (7 octobre 1804). lVloN Cousin, je reçois un projet de décret sur les avocats. Il n'y a rien qui donne au grand juge les moyens de les contenir. J'aime mieux ne rien faire que de m'ôter les moyens de prendre

SAINT-CLOUD 1804 l53

des mesures contre ce tas de bavards, artisans de révolutions, et qui ne sont inspirés presque tous que par le crime et par la corruption. Tant que j aurai l'épée au côté, je ne signerai jamais un décret aussi absurde. Je veux qu'on puisse couper la langue à un avocat qui s'en servirait contre le gouvernement . . .

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