GRAND-DUC DE BERG, LIEUTENANT DE L'EMPEREUR EN ESPAGNE
Bayonne, 26 avril 1808.
. . . Votre ordre du jour aux soldats sur l'affaire de Burgos est misérable. Bon Dieu! où en serions-nous, si je devais écrire quatre pages aux soldats pour leur dire de ne point se laisser désarmer, et citer comme un trait héroique qu'un poste de 15 hommes ait fait feu sur la canaille. Le Français a trop d'esprit pour ne pas se moquer de pareilles proclamations; vous n avez point appris cela à mon école. Que ferez-vous dans les moments critiques, si vous prodiguez ainsi les proclamations ? Il ne fallait que trois mots : «La canaille de Madrid est en mouvement; une insurrection a lieu. Le premier soldat qui se laissera démoraliser ou forcer sa consigne sera déclaré