Au PRINCE CaMBACÉRÈS
ARCHICHANCELIER DE L'EMPIRE Dresde, le 18 juin 1813.
Le ministre de la police, dans ses notes de police, (dont je suis en général très satisfait par beaucoup de détails qu'elles contiennent, et les preuves fréquentes de son zèle que j'y trouve), paraît chercher à me rendre pacifique. Cela ne peut avoir aucun résultat, et me blesse parce que cela supposerait que je ne suis pas pacifique. Je veux la paix, mais non une paix qui me remette les armes à la main trois mois après et qui soit déshonorante. Je sais mieux que lui la situation de mes finances et de l'Empire; il n'a donc rien à me dire là-dessus. Faites-lui comprendre ce que cette manière a d'inconvenant. Je ne suis pas un rodomont; je ne fais pas de la guerre un métier, et personne n'est plus pacifique que moi; mais la solennité de la paix, le désir qu'elle soit durable et l'ensemble des circonstances où se trouve mon empire, décideront seuls dans mes délibérations sur cette matière.