Réponse a l'adresse des faubourgs saint- Antoine et
SAINT-MARCEAU D • 1A • iQtC
rans, 14 mai loi 5.
Ooldats, fédérés des faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau, Je suis revenu seul parce que je comptais sur le peuple des villes, les habitants des campagnes et les soldats de l'armée, dont je connaissais l'attachement à l'honneur national. Vous avez justifié ma confiance. J'accepte votre offre. Je vous donnerai des armes. Je vous donnerai pour vous guider des officiers couverts d'honorables blessures, et accoutumés à voir fuir l'ennemi devant eux. Vos bras robustes et faits aux plus pénibles travaux sont plus propres que tous les autres au maniement des armes. Quant au courage vous êtes Français. Vous serez les éclaireurs de la garde nationale. Je serai sans inquiétude pour la capitale, lorsque, la garde nationale et vous, vous serez chargés de sa défense; et s'il est vrai que les étrangers persistent dans le projet impie d'attenter à notre indépendance nationale et à notre honneur, je pourrai profiter de la victoire sans être arrêté par aucune sollicitude. Soldats fédérés, s'il est des hommes nés dans les hautes classes de la société qui aient deshonoré le nom français, l'amour de la patrie et le sentiment national se sont conservés tout entiers dans le peuple des villes, les habitants des campagnes et les soldats de l'armée. Je suis bien aise de vous voir. J'ai confiance en vous. Vive la nation !
261. Déclaration au peuple français r rançais, en commençant la guerre pour soutenir l'indépendance nationale, je comptais sur la réunion de tous les efforts, de toutes les volontés, et sur le concours de toutes les autorités nationales; j'étais fondé à espérer le succès, et j'avais bravé toutes les déclarations des puissances contre moi.
Les circonstances paraissent changées.
Je m'offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France.
Puissent-ils être sincères dans leurs déclarations et n'en avoir
jamais voulu qu'à ma personne!
Ma vie politique est terminée, et je proclame mon fils, sous le
titre Napoléon II, Empereur des Français. . . .
Unissez-vous tous pour le salut public, et pour rester une
nation indépendante.
Au Palais de l'Elysée, le 22 juin 1815.