‹ Documents, discours, lettresChapitre 29 sur 268 · A Joséphine Cherasco, 29 avril · texte numérisé non relu

A Joséphine Cherasco, 29 avril

Je ne sais pourquoi, depuis ce matin, je suis plus content. J'ai un pressentiment que tu es partie pour ici. Cette idée me comble de joie.

Ne vas pas surtout être malade. Non, ma bonne amie, tu viendras ici; tu te porteras très bien; tu feras un petit enfant, joli comme sa mère, qui t'aimera comme son père et quand tu seras bien vieille, bien vieille, que tu auras cent ans, il fera ta consolation et ton bonheur.

Quartier général, Cherasco, 9 floréal an IV <28 avril 1796). ... Si vous me continuez votre confiance et que vous approuviez ces projets, je suis sûr de la réussite: l'Italie est à vous. Vous ne devez pas compter sur une révolution en Piémont; cela viendra, mais il s'en faut que l'esprit de ces peuples soit mûr à cet effet.

J'ai justifié votre confiance et l'opinion avantageuse que vous avez conçue de moi ; je chercherai constamment à vous donner des preuves du zèle et de la ferme volonté où je suis de mériter votre estime et celle de la patrie.

Envoyez-moi, 1 douze compagnies d'artillerie légère, je n en ai pas une ; 2 de la cavalerie, et un commissaire ordonnateur en chef habile et de génie. Je n'ai que des pygmées, qui me font mourir de faim dans l'abondance; car je suis dans le pays le plus riche de l'univers.

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