‹ Documents, discours, lettresChapitre 71 sur 268 · A Joséphine Bologne, le 1 6 février · texte numérisé non relu

A Joséphine Bologne, le 1 6 février

1 u es triste, tu es malade, tu ne m'écris plus, tu veux t'en aller à Paris. N'aimerais-tu plus ton ami? Cette idée me rend malheureux. Ma douce amie, la vie est pour moi insupportable, depuis que je suis instruit de ta tristesse. Je m'empresse de t'envoyer Mascati, afin qu il puisse te soigner. Ma santé est un peu faible, mon rhume dure toujours. Je te prie de te ménager, de m'aimer autant que je t'aime, et de m'écrire tous les jours. Mon inquiétude est sans égale. J'ai dit à Mascati de t'accompagner à Ancône, si tu veux y venir. Je t'écrirai là pour te faire savoir où je suis. Peut-être ferai-je la paix avec le Pape et serai-je bientôt près de toi: c'est le vœu le plus ardent de mon âme: Je te donne cent baisers. Crois que rien n'égale mon amour, si ce n'est mon inquiétude. Ecris-moi tous les jours toi-même. Adieu, très chère amie.

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