AUX GARDES NATIONALES DE LA RÉPUBLIQUE CISALPINE
Présumé de Milan, 25 floréal an V <14 mai 1797>.
CESTàvous, braves camarades, qu'il appartient de consolider
la liberté de votre pays.
C'est le soldat qui fonde les républiques, c'est le soldat qui
les maintient. Sans armée, sans force, sans discipline, il n'est
ni indépendance politique, ni liberté civile.
Quand un peuple entier est armé et veut défendre sa liberté,
il est invincible.
Mon premier soin a été de faire rédiger une organisation des
gardes nationales qui doit être dans le plus bref délai mise
à exécution. Désormais la souveraineté sera exercée par les
mandataires du peuple, c'est donc au peuple entier à la
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défendre. Désormais le peuple des campagnes contribuera, comme celui des villes, au gouvernement et à l'administration. Il n'est plus de privilège dans l'état, parce que la loi a pour but le bonheur de tous. Tous les citoyens doivent donc être animés d'un même désir et s'exercer également au maniement des armes pour pouvoir défendre et soutenir cette liberté, objet des sollicitudes et de l'envie de tous les peuples de la terre.