‹ Documents, discours, lettresChapitre 96 sur 268 · Au GÉNÉRAL BERTHIER · texte numérisé non relu

Au GÉNÉRAL BERTHIER

Quartier général, au Caire, 21 brumaire an VII (1 1 novembre 1798). L'usage barbare de faire bâtonner les hommes prévenus d'avoir des secrets importants à révéler doit être aboli. Il a été reconnu de tout temps que cette manière d'interroger les hommes en

JAF.FA 1799 99

les mettant à la torture, ne produit aucun bien. Les malheureux disent tout ce qui leur vient à la tête et tout ce qu'ils voient qu'on désire savoir. En conséquence le général en chef défend d'employer un moyen que réprouvent la raison et 1 humanité. Ce qui n'empêche pas les agas d'infliger la bastonnade, mais seulement comme punition.

93. Au DIVAN DU CAIRE Belbeys, 14 nivôse an VII <2 Janvier 1799). J 'Ai reçu la lettre que vous m'avez écrite ; je l'ai lue avec le plaisir que l'on éprouve toujours lorsqu'on pense à des gens que l'on estime et sur l'attachement desquels on compte. Dans peu de jours je serai au Caire.

Je m'occupe dans ce moment-ci à faire faire les opérations nécessaires pour désigner l'endroit par où l'on peut faire passer les eaux pour joindre le Nil et la mer Rouge. Cette communication a existé jadis, car j'en ai trouvé la trace en plusieurs endroits.

J'ai appris que plusieurs pelotons d'Arabes étaient venus commettre des vols autour de la ville. Je désirerais que vous prissiez des informations pour connaître de quelle tribu ils sont, car mon intention est de les punir sévèrement. Il est temps enfin que ces brigands cessent d'inquiéter le pauvre peuple, qu ils rendent bien malheureux.

Croyez, je vous prie, au désir que j'ai de vous faire du bien.

Page 1