feux
». — 3,000 habitants.
3. — L'exploitation des terres se fait avec des bœufs et vaches, mais deux fois plus de vaches et beaucoup moins de bœufs; point de courrier et par conséquent point de voiturages que ceux qui sont relatifs aux besoins des habitants et aux travaux de Tagriculture.
4. — Les bras nécessaires à Tagriculture y sont très rares ; une grande partie des habitants se rendent sur les chemins ou dans des hùlelleries plus éloignées pour se procurer une aisance qu'ils ne trouvent pas dans le pays de leur naissance;
d'autres SOUS ce même prétexte, pour se soustraire à la vigîlence de leurs parents et favoriser leur libertinage, s'en vont également et reviennent misérables, nuds, dépourvus de toutes ressources et portent souvent en eux des maladies qui ne deviennent que trop c(»mmunes dans les campagnes et nuisent grandement à la population.
Depuis quelque temps ces émigrations sont remarquables au point de laisser en friche une grande partie des terres autrefois cultivées dans cette paroisse.
es. — Le terrain de cette paroisse est montagneux et très inégal dans la plus grande partie, puisqu'il y en a plus de la moitié dans la montagne qu'on nomme les montagnes de Blond, si renommées par leur hauteur, les rochers escarpés qu'elles contiennent, les neiges, les frimats et brouillards qu'elles attirent. Le pays est couvert de bois de peu de valeur et de broussailles, et par conséquent arride ; il y a quelques ruisseaux qui arrosent le peu de prairies et de lx)cages qui fournissent à peine à la nourriture des bestiaux nécessaires à l'exploitation.
6. — La nature des terres est aussi inégalle que leur exploitation; les apprêts favorables prodhuisent du blé; le reste et la majeure partie est en landes, champs froids, bois de peu de valeur, comme nous l'avons dit cy-dessus; peu de prairies et de bons paccages; presque point de vignes, on pourrait même dire pas du tout.
T. — II n'y a point de prairies artificielles et la terre serait peu propre à ce genre de production.
8. — On cultive le froment en bien moindre quantité que le seigle. Une des principales ressources des colons est le sarrazin; à peine y connait-on l'avoine, et si on y cultivait de ce dernier genre de grain, les terres seraient par cette production réduites au point de ne pas être susceptibles d'autre culture pendant plusieurs années, à cause de la difficulté d'y conduire le peu d'engrais qu'on a, comme on le dira à l'article des chemins.
ô. — A peine la production de la paroisse suffit-elle à la consommation des habitants ; elle est souvent obligée d'avoir
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recours aux paroisses voisines pour les denrées de la prennière nécessité. Il n'est pas possible de se fournir une idée tout H l'heure de la difficullé des débouchés et communications en égard aux très. mauvais chemins de toute part, et pour la faireconnaitreà M. l'administrateur, on peutluy représenter que nulle voiture à roues ne peut arriver à la paroisse d'aucun côté ; à peine les charrettes y passent-elles.
10. — On y ceueille peu de lin et de chanvre dans une partie, mais comme l'autre est dans la montagne, on ne daigne pas semer presque ni de l'un ni de l'autre; ces produits n'y réussissent pas. Il y a des moutons en très petite quantité et leur laine ne fournit pas aux grossières étoffes qui couvrent les colons. On ne peut pas parler des ruches et abeilles : le terrain ne leur convient pas. Il n'y a aucune espèce de manufacture; du tout de commerce que celui des bestiaux; enfin nulle industrie ni capacité.
11. — Il n'y a d'autres établissements à favoriser que ceux qui seraient relatifs à l'agriculture, et pour cela, il faudrait rendre praticable les chemins de bourg à bourg, de village à village, pour qu'on put au moins voiturcr le peu dengrais qu'on a et attacher h leur pays les misérables habitants, mal nourri», mal logés, mal vêtus, qui ne quittent leur endroit natal que dans l'espérance d'être traités plus favorablement sous un ciel étranger, et arrêter ceux qui sortent pour d'autn;s motifs, dont nous avons cidessus fait mention. Cela ayant lieu, on verrait dans quelques années la paroiss<3 plus florissante au moins pour la production, attendu que la majeure partie est inculte.
id. — Il n'y a ni usines, ni, etc., etc.; il y a seulement quelques moulins à grains établis sur les petits ruisseaux <lont il est fait mention cy-dessus, et faute d'eau, ils sont obligés de transporter les grains que les particuliers leur •donnent à moudre sur les rivières les plus voisines, qui sont à trois lieues. Ce manque d'eau, qui ne se fait sentir que dans l'été et automne, est depuis longtemps au dernier degré.