V. — Des impositions
ly Demandent que les différens genres d'imposition soient réduits en une seulle, et qu'aucun citoyen des trois ordres n'en soit exempt; et que le Tiers-Etat jouisse noblement de ses rentes, sans être tenu de payer de francs fiefs ;
14* Demandent à tout événement que le système établi par monsieur de Tourny en 1745 ou 1746, portant division des tailles en propriété et en exploitation, soit entièrement aboliy comme étant injuste et odieux à la nation, puisqu'il
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charge les pauvres et décharge les ùobles, les ecclésiastiques, les habitants des villes et autres gens rusés qui parroissent payer des intérêts aux privilégiés dans le temps qu'ils ont quitance devers eux.
V/. — Des rentes.
15*» Demandent que les rentes directes n'arréragent que de cinq ans comme les rentes constituées et qu'on abolisse la solidité des rentes, ou du moins que les seigneurs ne puissent chaque année prandre les tenanciers solidaires qu'à tour de rolle quant aux solvables ;
16® Demandent au moins les dites communautés qu'il soit fait deffance aux fermiers d'exercer la solidarité puisque, dit-on, après avoir perçu l'entière quotité de rente due par chaque particulier, ils les prennent encore solidaires à tour de rôle et ne les déchargent qu'après avoir perçu une somme plus ou moins considérable d'un chacun, et un présent bon et suffisant à leur voracité.
VIL — Des curés et des vicaires.
l?"» Demandent qu'il soit pris des revenus ecclésiastiques de quoy assurer à chaque curé de campagne un revenu de 1,500 IL, et à chaque curé de ville 1,800 11., et aux vicaires à proportion ;
IS"" Demandent que les curés et les vicaires ne prennent absolument rien pour l'administration des sacrements.