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AU PEUPLE LOMBARD

Veïqsb, 2& man ISIS,

Frères Lombards 1

Nous ne glorifierons pas votre courage par de longs discours, vous, qui, sans annes, sans secours, avez bravé les forces et la fureur de vos oppresseurs armés et préparés au combat! notre

1 An moment où les deux gouTememenU échangeaient ces leUres , Venlte n'aralt reçu que des nouvelles vagues des événements de Milan, et Blilan n*en avait aucune de ceux de Venise.

solidarité fraternelle, et l'excès même de notre joie retiennent les éloges au fond de notre âme.

Dans ces mouvements concordants, qui réussissent à la même heure dans les provinces lombardes et venètes ne iaut-il pas voir clairement le doigt de Dieu; ne sont-ils pas un gage sacré de notre concorde future? Le même jour, 18 mars, la garde civique est instituée à Milan et à Venise ; le même jour 22 mars, les autorités autrichiennes capitulent à Milan et à Venise ! Et comme si les Milanais eussent été sur la place Saint-Marc, partageant notre joie, on y voyait, à côté du lion, flotter le drapeau tricolore : l'idée ancienne se fondre dans un sentiment nouveau plus large et plus élevé !

Les trois couleurs représentant Findivisibililé de la communauté italienne, n'effacent point les souvenirs de chaque portion de cette famille ; tout ce que nous avons fait et que nous faisoQS ne préjuge aucunement l'avenir ; notre cause est entièrement liée à la vôtre, à la cause de l'Italie entière ! Les discordes, les vanités municipales, causes de tant de malheurs, cessant désormais, nous ouvrirons l'ère nouvelle sous les auspices d'une paix peutêtre plus glorieuse encore que les anciennes luttes ! Nous invoquons votre aide, nous vous offrons la nôtre, bien que superflue ; et nous aimerions à connaître clairement par vous-mêmes la pensée de la noble, riche et loyale Lombardie sur nos destinées.

Le président y Manin.

ToMMASEO^ — Castelli, — Paleocapa, — Camerata,

PlNCHERLE, — PaOLUCCI, SOLBRA, — TOFFOU.

LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE VENISE

VE!asE, 26 mars 1848.

Pour nous montrer dignes de la victoire obtenue, et mériter de nouveaux succès, respectons les vaincus, parce que rien n'est de meilleur augure que d'honorer l'infortune, parce que notre

GOUVERNEMEXT RÉPUBLICAIN, ICI

dogme politique est la fraternité, et que dans la grande famille de Dieu tous les hommes sont frères.

Quiconque, sous prétexte d'opinion ou d'acte politique, insultera soit un étranger^ soit un citoyen, sera conduit par la garde civique devant le curé de la prochaine paroisse qui, remplissant la vraie mission du prêtre citoyen, l'admonestera de la faute commise contre l'honneur de la commune patrie. En cas de ré* cidive, on prendra des mesures plus sévères.

Le président Manin.

TOMMASEO

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