Documents historiques inédits tirés des collections manuscrites de la Bibliothèque royal et des Archives ou des Bibliothèques des départements
La Première Partie de ce quatrième volume contient les Rapports, Notices et Inventaires reçus de MM. les correspondants des départements, jusqu'à la fin de l'année 1847.
On trouvera dans la Deuxième Partie un assez grand nombre de documents originaux, imprimés textuellement, et qui proviennent de la même source. Ces documents sont de nouveaux témoignages du zèle éclairé de ces honorables correspondants du ministère de l'instruction publique, et de leur constant concours aux vues du gouvernement, qui place au premier rang des intérêts nationaux le progrès des lettres et le succès des études historiques consacrées à l'illustration des Annales françaises : sa protection et ses encouragements ne manqueront jamais à ce zèle et à ce concours qui s'honorent déjà par le plus noble désintéressement.
vi AVERTISSEMENT
A la rigueur, et d'après le plan adopté pour ce Recueil particulier de Mélanges dans la grande collection des Documents inédits sur l'histoire de France, on pourrait trouver déplacée , à cause de son étendue ,sla première pièee de la Deuxième Partie de ce volume : cette pièce , en effet, n'a pas moins de 280 pages, et même 3oo avec ses accessoires. Mais une délibération du Comité, approuvée par le ministre, a ainsi réglé sa publication. D'ailleurs un volume de peu d'étendue serait presque un fâcheux exemple dans une collection sérieuse par son objet et dans ses formes, comme l'est celle dont la munificence du gouvernement enrichit annuellement la science, et qui figure honorablement dans toutes les grandes bibliothèques de la France et des pays étrangers, où elle a déjà favorisé d'utiles et d'intéressantes recherches.
Les précédents volumes de Mélanges ont été enrichis des recherches faites par des savants très-distingués, en vue de l'histoire nationale, dans les archives ou les bibliothèques de Russie, d'Espagne et d'Italie. Les archives de Portugal ont été fouillées à leur tour : le rapport très-remarquable de M. Théodore Pavie, sur les documents français qu'il a étudiés à Lisbonne , termine la première partie du présent volume.
C'est ainsi que les vues protectrices du gouvernement se réalisent pour le succès d'une collection éminemment nationale par son objet , et tout analogue à l'esprit du temps par son impartialité : rien n'est plus sincère, en effet, que le texte original
DE L'EDITEUR. vu
d'un document authentique; et la collection ne reproduit pour nos annales que des renseignements doués de ce rare mérite, qui n'est du reste méconnu que par l'esprit de système d'ordinaire peu soucieux de la vérité, ou par des historiens de sièges qui sont déjà faits.
Paris, le ao décembre 184K.