RAPPORTS ET NOTICES. — NORD
était rendu public, serait d'uoe utilité immense pour Thistoire des Pays-Bas, de la France, de rAllems^ne, de l'Angleterre et de l'Espagne. En 1837, j'avais formé le projet de cette publication, pour laquelle déjà les gouvernements de la France et de la Belgique m'avaient promis un précieux concours; mw Tentrepriae était si vaste et si cbanceuse, malgré d'honorables encouragements, que j'ai dû en ajourner l'exécution , préoccupé d'ailleurs par d'autres travaux et par des publications qui avaient aussi leur genre d'intérêt.
La chambre des comptes est la partie de nos arrives qui laisse le moins à désirer, sous le rapport du classement , de la bonne disposition des documents et du répertoire qui en est rédi^.
ARGHITES ECCLÉSIASTIQUES.
C'est dans cette portion du dépôt qu'il reste le plus à bire; aiissi je m'occupe sans rel&cbe d'y établir un ordre définitif. Cette année, nous avons. classé par ordre de date, par matière, et numéroté a,35o registres.
Nous avons opéré la transcription des inventaires appartenant aux arrondissements de Lille, Avesnes , Douai et Yalenciennes. Les inventaires de Cambrai ont été notablement entamés ; nous avons pai*achevé ceux de la métropole, fdu chapitre de Saint-Géry et du chapitre de Sainte-Croix. Enfin , l'on a effectué aussi l'inventaire des archives provenant de quelques maisons religieuses étrangères au département.
Mais il ne faut pa^s'y tromper, ces inventaires , si on peut les appeler ainsi, ne sont qu'une ébauche première et indispensable; ils ne ressemblent eu rien à nos inventaires de la chambre des comptes , qui sont définitif, et sur lesquels il n'y a point à revenir. Le premier besoin pour les archives ecclésiastiques, c'était de restituer à chaque établissement les pièces qui lui appartiennent ; d'établir un ordre quelconque , fondé tout i la fois sur la division des matières et sur la chronologie : c'est ce que nous faisons maintenant. Ainsi nous avons formé pour chaque abbaye : 1^ une série de chartes, 1^ une série de registres, y une série de liasses. Plus tard, nous prendrons ces
chartes ) ces registres , ces liasses, un à on, et nous en ferons Fanalyse; alors seulement notre travail mér^era le nom d'inventaire.
Nous possédons néanmoins un mventaire complet des archives de Tabbaye de Vaucelles; mais il n'est pas mon ouvrage : je l'ai fait transcrire sur celui que possède la bibliothèque dé Cambrai. C'est un répertoire très-bien fait que l'on doit à la sollicitude éclairée des deux derniers abbés de cette illustre maison y dom Ruffin et dom Peuvion.
Ainsi que j'ai eu l'honneur de le dire dans mon dernier rapport, il existe toujours dans la salle des archives religieuses un tas énorme de papiers dont le triage n'a pas été effectué , et qui n'a guère diminué de volume depuis l'an dernier. Toutefois, ne pouvant appliquer à cette besogne les employés que retenaient des travaux plus urgents, j'y ai mis un jeune homme qui n'est encore qu'à son début, et qui ne figure encore, pour ainsi dire, que comme surnuméraire. Je lui ai donné pour tâche d'extraire de ce tas les parchemins, les plans et les lettres missives. Ce travail , presque tout matériel et mécanique , a amené quelques résultats satisfaisants. Des chartes non encore aperçues, des plans de territoires, des lettres assez curieuses, sinon au point de vue historique, du moins à cause des personnages de qui elles émanent : tels ont été les premiers produits de cette besogne qui sera continuée.
Dès l'an dernier, j'avais retrouvé dans ce cumulus une portion des manuscrits de l'abbé Tranchant, laborieux compilateur de documents historiques concernant les paroisses et abbayes de Cambrai. Celte année, nous Vivons trouvé, sinon le reste, du moins la presque totalité de ces cahiers précieux; ce sont les n"*' 4^ §9 9; 1^9 i^> ^^9 ^^9 i^? 16, 19, ao, ai , a2. Ces manuscrits, qui reviennent de droit à la bibliothèque de Cambrai , ont été renvoyés à M. Defrémery, digne conservateur de ce riche dépôt.
J'ai fait connaître l'an dernier la découverte heureuse et imprévut^ des mémoriaux de Saint-Aubert , que déjà on croyait perdus en 1793. Ces mémoriaux ont été l'objet d'un rapport à M. le ministre de l'instruction publique, qui en a ordonné llmpression dans le recueil des Documents inédite sur t histoire de France , publiés par ordre du roi.