SIEUR DE HERMANVILLE
Monsieur de Hermanville, il medesplaist raerveilleusemeni que n ay satisfaict au prest que me feites dernièrement en Normandye '. Mais à raison de grans affaires que ay eues tant en Tannée passée que en Tannée pi*ésente pour le mariaige de ma fille, ne m*a esté possible. Vous pryant bien fort voulloir avoir encores pacience jusques à Noël où je vous prometz qu'il n'y aura aucune faulte que ne soyez payé; et cependant n'en faire aucune poursuyte à mon receveur, auquel ay ordonné ne faillir à vous satisfaire audit temps. J'espère mener embarquer madicte fille à Dieppe, où vous pry bien fort vous trouver, et je vous asseure que me ferez ung singulier plaisir, lequel mectray peine de recongnoistre quant en aucunes choses, me vouldrez requérir. Priant sur ce le Créateur, monsieur de Hermanville, vous donner sa grâce. De La Fere, le derenier jour de may.
La loute vostre , Frah çoyse.
Suscription : A monsieur de Hermanville.
I Prêt d'uue somme de 900 livres tournois ou 400 écus d'or soleil , fait le a 3 mai i535. Le récépissé de ce jour est joint à cette lettre, ainsi qu'une ordonnance de
payement sur Jacques Bertrand , receveur de la duchesse , ayant charge de recouvrement de son douaire de la maison de Longueyîlle. J.-J. C.-F.
38g documents HISTORIQUES INÉDITS.
lettre de charlotte de bretagite a. son frj^be monseignecjr
d'albret.
Menetonssalo, 1 5 juin ....
Monseigneur, je me recommande humblement à vous. Monsieur Pierre Narcassac despuys deux moys en çà a faicf b^tre et mutilier mon receveur, dont ainsi que je croy bien que estes adverti ; et pour ce je vous (piie). Monseigneur, qui vous plaise m'en faire faire la raison et de bailler commission à vostre juge des appeaulx pour congnoistre de la matière solitérement , car il seroit difficile d'assembler les deux qui aviez commis par cy-davant, obstant la distance des lieux. Monseigneur, si ne le faictez vous luy donnerez courage d'en faire encores pys, car il a bien commence, et tout le déplaisir qui peut faire à mes subjectz, il le faict : j'é esté adverti comment il a faict poier à d'aucuns de mesditz subjectz double rente pour payer le mariage de sa fille , laquelle chose ne devez souffrir; car vous n'en saurez non plus faire; en priant nostre Seigneur, Monseigneur, qui vous doinct bonne vie et longue. A Menetonssalo , ce xv® jour de juing.
Yostre humble seur, Charlote de Bretagne.
Susctiption : A monsieur mon frère monseigneur d'Alebret.
lettre de CLAUDE, MARRAINE DE HENRY IV, A SON COOSIN LE SEIGNEUR
d'albret.
CoignaCf 9 mars.
Mon cousin , j'ay scetf que Pernault de Navailles , filz de Bernard de Na vailles l'un des gentilzhommes de la maison du roy monseigneur, est détenu au chasteau de Pau en Béarn , et pour ce que madame ma belle-mère et moy désirons l'eslargissement et délivrance dudit Pernault , en faveur des bons et agréables services que sondit père a faiz à mondit seigneur, j'ay bien voulu vous escripre et prier trèsaffectueusement que , pour amour et en faveur de elle et de moy^
vueillez luy donner pardon ou grâce telle que le cas requiert, et vous me ferez très^gréable plaisir en ce faisant. Et à Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa garde. Escript à Coignac, le ix* jour de mars.
Claude. Dfxomarre.
Suscription : A mon cousin le sieur d'Albret.