AD ROI DE ITAVARRE
Amboite, ao octobre,. . .
Monsieur moD cousin , j'envoye faire la monstre des gens de guerre de vostre compaignie, qui est ordonnée au viii^ jour de novembre prochain, et les faire paier pour le quartier d'avril, may et juing derniers, dont il fault qu'ilz se contentent pour ceste heure, car les affaires et despenses du roy mon seigneur et fils sont encores si grandes, qu'il a convenu prandre l'argent de toutes les compaignies qui sont par deçà, du quartier de juillet derrenier, pour emploier en l'extraordinaire de la guerre. Mais vostredite compaignie peut estre asseurëe que, à la monstre de ce quartier d'octobre, ils seront paiez de deux quartiers, et vous prie, monsieur mon cousin, le leur faire dire, et remonstrer lesdites affaires du roy, et qu'ilz se veuillent contenter pour ceste foiz en actendant ladite monstre d'octobre, sans, soubz couleur de ce, vince sur le peuple, ne habandonner leur garnison, car ledit seigneur entend que tous ceulx desdites compaignies de deçà tiennent résidence en leurs garnisons, et aussi que vous entendez, les affaires, telz qu'ilz sont de présent, le requièrent.
Monsieur mon cousin , je prie à Dieu qu'il vous donne ce que désirez. Escript à Âmboyse, le xx^ jour d'octobre.
Vostre humble et bonne cousine, Lotsk.
Susaiption. A monsieur mon cousin le roy de Navarre.