‹ Documents inédits pour servir à l'histoire du christianisme en orient [XVIe-XIXe siècle];Chapitre 67 sur 113 · PONCHARTRAIN AU P. FlEURIAU · texte numérisé non relu

PONCHARTRAIN AU P. FlEURIAU

12 Août 1705.

(Marine B 7. T. j}, U 147)

Sommaire : Envoyer en France quelques en&nts orientaux ; zèle trop vif du P. Bichot ; cultiver les Coptes plutôt que les Ethiopiens.

J'ai reçeu^la lettre que vous m'avez esorit le 6 de ce mois ; je vous suis très-obligé de ce que vous avez fait pour Monsieur l'abbé Phelypeaux.

Jescriray aux^consuls des eschelles desquelles on peut tirer de jeunes enfants d'en renvoyer incessamment pour remplacer ceux qui sont en estât de retourner en Levant et maintenir Testablissement qui est commencé.

Le Roy veut bien que Stanislas [d'Andréa] soit admis dans votre Compagnie ; mais comme ce n'est point l'objet qu'a eu Sa Majesté, il ne faut plus leur donner ces vues, je l'observe au .révérend Père de la Chaise. J'ai leu au Roy la lettre du Père du Bernât ; il est fascheux que le zèle un peu trop vif du père Bichot ayt jette la mission du Caire dans les engagements où elle est. Je chercheray volontiers, comme vous jugez bien, des expédients pour la soulager, mais la situation où nous sommes les rend bien rares.

Le sieur Maillet m'a escrit que si on s'attachait à l'instruction des Coptes, qui n'ont plus que le nom de chrestiens, on y ferait un fruit bien plus certain qu'en allant en Ethiopie, où il luy paraist qu'il y a peu de chose à espérer, dès que les religieux italiens, qui ne garderont pas tous les ménagements qui conviennent, s'en mesleront.

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