‹ Documents inédits sur le duc de Saint-SimonChapitre 2 sur 2 · M AU REPAS · texte numérisé non relu

M AU REPAS

Maurepas a Bignon de Blanzy {Ibid. — Original)

A Versailles, le 18 septembre 1735.

... Ce que vous m'expliquez me fait juger que les fers de Ruffec pourront convenir au service, mais il est nécessaire de faire, comme vous le proposez, une seconde épreuve sur une plus grande quantité. Je donnerai volontiers la préférence à ceux de Ruffec. J'en écris à M. de Saint- Simon pour qu'il donne ordre à son homme d'affaires de

s'entendre avec vous.

Maurepas.

(I) La « forge du Roi » à Cosne, appartenant au sieur Arnaud et dirigée par lui, avait fonctionné jusqu'en 1734, sous le contrôle des commissaires delà marine, et avec l'appui pécuniaire du gouvernement. En 1734, les sieurs Pierre Babaud de La Chaussade, Jean Babaud et Masson l'achetèrent » dans l'unique vœu de perfectionner la fabrique des ancres et de montrer leur attachement au service de la marine » ; ils fabriquaient 30 milliers d'ancres tous les six mois. (René de Lespinasse. Dépêches et mémoires du ministère de la marine sur les forges du Nivernais, Nevers, l895VC'est sous le règne de Louis XVi que fui acheté l'établissement de La Chaussade par le département de la marine.

BIBUOTHECA 1

Le duc de Ruffec (1) au sieur de Laleu, notaire (2) (Bibl. Nat., n. acq. fr., ms. 9171, fol. 90. Original)

A Paris, ce 11 janvier 1744.

J'ai oublié hier tout net un pauvre diable qui vous rendra mon billet ; c'est un des laquais de feu ma mère qui est dans le besoin et me fait pitié (3). Il prétend que compris 300 livres que ma mère lui a laissées par son testament une fois payées, il lui est dû environ 378 livres. Ayez la bonté de vérifier son compte et de l'aider de ce que vous pourrez, ce sera autant d'acquitté sur l'ancien dû, et je vous en serai bien obligé. Soyez en persuadé, ainsy que de toute ma reconnoissance et amitié.

Le Duc DE Ruffec (4).

(1) Fils aîné de Saint-Simon. La duchesse, sa mère, était morte en

(2) Ou Delaleu.

(3) Le même volume contient plusieurs billets faits en 1739 par le duc de Ruffec au profit du sieur Le Gras, marchand de galons d'or et d'argent (fol. 86-89).

(4) Les Saint-Simon étaient très bienveillants pour leurs serviteurs, qu'ils avaient grand peine à payer. Dans son testament {Mémoires, éd. in-18, t. XIX, p. 431-432), le duc dit qu'ils l'ont fidèlement servi, qu'il est content de tous et qu'il voudrait bien laisser davantage; il n'oublie aucun d'eux. Dans un article qu'il a consacré aux relations de Saint- Simon avec le Perche et au château de La Ferté-Vidamo, le vicomte de Broc a insisté sur la bienveillance dont témoigne ce 'testament {Saint-Simon dans le Perche, Bulletin de la Société historique de VOrne, 1898, p. 45-47). Les gages de ces nombreux domestiques étaient, il est vrai, très irrégulièrement payés. Parmi ceux que le testament mentionne, figure un ancien maître d'hôtel, le sieur de Mesmes, passé au service de M. de Maurepas (le fils de Jérôme de Pontchartrain).

Requête de Saint-Simon (B. N,, nouv. acq. franc, ms 9171, fol. 92, Copie) (1746)

Le feu Roi Louis XIII, de glorieuse mémoire, a eu la bonté de gratifier le feu sieur duc de Saint-Simon, père, du gouvernement des ville, citadelle et comté de Blaye. Les services importants qu'il avoit rendus à l'Etat lors des troubles de Guyenne engagèrent le feu Roi Louis XIV à accorder au duc de Saint-Simon d'aujourd'hui, au décès de son père, le même gouvernement. Les mêmes motifs ont excité les bontés de Sa Majesté en faveur du duc de ïîuffec, fils aîné du suppliant, en lui accordant en l'année 1715 la survivance du même gouvernement qui est un monument très précieux dans la maison du suppliant des bontés dont les rois prédécesseurs de Sa Majesté et Sa Majesté ellemême ont bien voulu l'honorer.

Le duc de Saint-Simon vient d'avoir le malheur de perdre par mort le duc de Ruffec, son fils aîné. Il y a plus de 115 ans que ce gouvernement est dans sa maison. Il ne lui reste plus que le marquis de Ruffec, maréchal de camp, son second fds, en faveur duquel il réclame les bontés de Sa Majesté et La supplie très humblement de vouloir bien lui accorder la survivance du gouvernement des ville, citadelle et comté de Blaye.

La Rochelle, Imprimerie Nouvelle Noël Texier.

BIBUOtHE*.

La Bibliothèque

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Echéance

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Dote due

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