‹ Documents inédits sur Philippe de CommynesChapitre 15 sur 34 · JUSTICE · texte numérisé non relu

JUSTICE

S'on doit Trajan, pour avoir justice Aymé au temps que d'empereur rofllco

Il maintenoit, Louer, priser, comme es livres on voit, Que doit-l'on faire pour coluy que je voy Mort devant nous, qui, comme j'apersoy,

Estoit le plus Vray, juste et bon que jamais j'aporceus.

Car luy ayant en Franco tel crédit Du roy unziesme Loys que contredit

Jamais ne feut.

Justice faire sur tous plaisirs il heut.

Es siennes terres, ou il avoit puissance, Tort ne s'est faict mains qu'en nul lieu de France :

Car il sçavoit Comme a tretous droit faire se devoit.

Oncques homme, tant fust foibie ou fort, N'eut de par luy au le un seul desconfort.

Ne desplaisir ; Mais a chascun vouloit faire plaisir.

Je crois que puys que le sénat de Romme Plus ne s'est tins, qu'il ne feut trouve homme

Tant vray et juste.

Plus a louer est que ung Gesar Auguste.

Lettres et Négociations de Philippe de Commynes^ publiées par M. le baron Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, in 8% 1867-74, tome I", pp. 9 et 10.

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