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qu'il en soil, après les iiifoniuilioiis }»rises sur les (lilïerents domiciles de M. Pasiorel, ce lui Gennol qui se préscnla, le 17 vcnlôse, à la maison de Passy, auloi'isé, comme il eut raison de le dire, à faire la perquisition, à apposer les scellés et à arrêter, avec M. Pastoret, toutes les personnes qu'il rencontrerait chez lui et qui lui sembleraient suspectes. Selon l'usage, et en invoquant d'ailleurs ses pouvoirs, il requit deux membres du comité de surveillance de Passy, qui devaient l'assister et l'aider, par l'appel de la force armée, s'il en était besoin, à exécuter le mandat lancé par le comité de sûreté générale. Quand Gennot, assisté des membres du comité de Passy, pénétra dans la maison, quelles personnes y rencontra-t-il? Pour élucider cette question, il est nécessaire de remettre sous les yeux des lecteurs une partie du procès-verbal. Il est dit dans cette pièce :
« .... Nous nous sommes transportés maison qu'occupe la citoyenne Piscatory ou nous avons trouvé un particulier à qui nous avons mandé qui il étoit et le sujest qui! l'avoit conduit dans cette maison il nous a exibée sa carte de la section; de Brutus en nous disant qu'il retournoist apparis, et qu'il étoit Bon citoyent et que cetoit là première foy qu'il venoit dans cette maison, qu'il etoit a compagnier d'une citoyene de Versaille dont il devoit la conduire audit ^'ersailles apprest avoir pris une voiture au bureau du cauche, il nous a fait cette déclaration à dix heures moins un quard du soir à la porte du bois de Boulogne, en face du ci-devant châteaux de Lamuette, et apprest lui avoir fait la demande de sa démarche, nous ayant pas répondu positivement, nous avons décidé qu'il seroit en arestation dans laditle maison jusqua que ledit ordre qui nous a été communiqué par le citoyent Genot ne soit
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ri'iiiplie mais no ti'oiiv.inL pus la personne dénommé dans ledit ordre, nous lavons gardé jusqua ce jourdhuy dixhuit. Et apprest les réponse du citoyent Pastourel et Piscatory nous avons présumé que le citoyent devoit estre interrogés et apprest son interogation estre conduit apparis pour y, estre détenue par une mesure de surette générale.... »
Lorsqu'on pensait que le mandat concernait Mme Pastoret, on était en droit de supposer que c'était elle la personne f/^i^iovmnée dans le dit ordre que les commissaires disent n'avoir par trouvée, et que c'étaient M. Pastoret et M. Piscatory qu'ils avaient interrogés avant de prendre une détermination relativement à André Ghénicr. Mais aujourd'hui nous savons que le mandat du 14 était décerné contre M. Pastoret. C'est donc lui que les agents n'ont pas trouvé ; et il devient nécessaire de faire subir une correction au procès-verbal : au lieu de apprest la réponse du citoyent Pastourel et Piscatory, il faut lire : apprest la réponse des citoyene Pastourel et Piscatory. Il est possible que les agents aient soupçonné André Chénier d'être venu prévenir M. Pastoret et d'avoir favorisé sa fuite. Il est certain qu'il est difficile d'attribuer au hasard d'une visite la présence d'André Chénier dans cette maison, le 17 ventôse, à une heure avancée de la soirée. On pourrait faire différentes hypothèses; mais comme cela ne pourrait aboutir à aucune conclusion certaine, il est préférable de revenir à l'examen des faits. La correction que nous avons fait subir au procès-verbal s'accorde désormais avec la vérité historique ; car M. Pas-
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toret ne fut pas trouvé et put échapper aux investigations de la police. Toutes les biographies le (lisent avec raison et attribuent son salut au dévouement de Mme Pnslorcl. Cependant il manquait jusqu'à présent une preuve certaine que, le 17 ventôse, ce fut madame, et non monsieur Pastoret qui eût été interrogée par les agents de Passy. Or, cette preuve, nous sommes en mesure de la fournir aujourd'hui, et elle consiste dans un nouveau mandat (ki comité de sûreté généi'ale' lancé contre M. Pastoret, en date du 22 ventôse :
« Du 22 ventôse, 2''" année républic.
« Le comité de sûreté générale arrête (jue les nonnnés Pastoret, Wuraire, Lacuée, Navier et Bigot de Préameneu^, tous cinq membres de l'Assemblée législative, seront sur-le-champ mis en état d'arrestation par mesure de sûreté générale, à Sainte-Pélagie, ou toute autre maison de détention, que les scellés seront apposés sur leurs papiers, que distraction sera faite de ceux qui pourraient être suspects, pour être, avec le procès-verbal qui en sera dressé, remis au comité de sûreté générale. Charge de l'exécution des mesures ci-dessus les citoyens Poupart et lienry, secrétaires commis dudit comité.
« Signé : Amar, Dubarrax, Louis du Bas-Rhin, Jagot. »
On voit maintenant combien deviennent claires