Regardée comme suspecte
7 et 9. — Le 10 ventôse, l'an II« de la République la dénommée ci-contre a été transférée de cette prison à celle des Anglaises, rue de Loursine, de l'ordre des administrateurs de police, signé Heussée et Cordas.
Cet écrou pourrait donner lieu à quelques obser-r valions; mais elles trouveront mieux leur place dans l'examen des OEuvres, dans la partie consacrée aux Élégies.
Au moment de son arrestation les scellés avaient été apposés à son domicile. Lorsqu'ils furent levés, madame de Bonneuil fut extraite de prison par ordre du comité de sûreté générale '.
30*^ jour du l""" mois de l'an II^
Le comité arrête que le commissaire de la section de l'Indivisibilité procédera à la levée des scellés qu'il [a] apposés sur les papiers ou meubles de la citoyenne Genon- Bonneuil et en distraira les papiers qu'il pourrait trouver suspects pour les faire passer au comité : en conséquence, ladite citoyenne sera conduite par un gendarme à son domicile pour être présente à la levée des scellés et vérification de ses papiers, et de suite reconduite à- ladite maison d'arrêt pour y rester jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.
Signé : Vadier, Jagot, Dubarran et Guffroy.
11 est probable que madame de Bonneuil réclama contre son arrestation auprès du comité de