‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvresChapitre 18 sur 101 · Archives nationales, registre AF* ii · texte numérisé non relu

Archives nationales, registre AF* ii

2. M. Pastoret était procureur syndic du département de Paris et député de Paris; Muraire était président du tribunal du district de Draguignan, député du Yar; Lacuée jeune était capitaine au régiment Dauphin-infanterie, procureur-général, syndic de Lot-et-Garonne et député de ce département ; Navier^ juge au tribunal de cassation et député de la Céte-d*0r ; Bigot de Préameneu était juge du tribunal du iv* arrondissement et député de Paris.

toutes les circonstances de Tarrestation d'André Chénier. Il ressort du procès-verbal que ses explications, relativement à sa présence chez Mme Pastoret, ne satisfirent pas les agents, et comme nous Tavons déjà remarqué autre part*, qu'il varia dans quelques-unes de ses réponses. Ayant été considéré comme suspect, son arrestation fut décidée, et décidée légalement, puisque Gennot agissait en vertu d'un ordre formel du comité de sûreté générale. On procéda à son interrogatoire dont on dressa un procès-verbal ; et le comité de Passy, se conformant aux termes du mandat d'arrestation, rédigea un ordre en vertu duquel André Chénier devait être conduit à la prison du Luxembourg. C'est cet ordre de conduite que possédait M. Lucas de Montigny, dans sa collection, et qui formera la pièce justificative n^ 2 de la nouvelle édition.

André fut conduit au Luxembourg par l'agent Duchesne. M. Chénier père dit, dans son Mémoire que a le concierge de cette maison, ayant trouvé quelque chose à reprendre dans la manière dont l'ordre était expédié, refusa de recevoir le prisonnier ». André fut donc ramené à Gennot, qui le fit conduire à Saint -Lazare, où il fut incarcéré. Nous avons déjà fait remarquer^ que c'était un fait excessivement fréquent. Les prisons regorgeaient de détenus, et les concierges faisaient presque toujours des difficultés pour recevoir

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