Regardée comme suspecte
7 et 9. — Le 10 ventôse, Tan II« de la République la dénommée ci-contre a été transférée de cette prison à celle des Anglaises, rue de Loursine, de Tordre des administrateurs de police, signé Heussée et Cordas.
Cet écrou pourrait donner lieu à quelques observations; mais elles trouveront mieux leur place dans Texamen des Œuvres, dans la partie consacrée aux Élégies.
Au moment de son arrestation les scellés avaient été apposés à son domicile. Lorsqu'ils furent levés, madame de Bonneuil fut extraite de prison par ordre du comité de sûreté générale *.
30« jour du 1«' mois de l'an II«.
Le comité arrête que le commissaire de la section de l'Indivisibilité procédera à la levée des scellés qu'il [a] apposés sur les papiers ou meubles de la citoyenne Genon- Bonneuil et en distraira les papiers qu'il pourrait trouver suspects pour les faire passer au comité : en conséquence, ladite citoyenne sera conduite par un gendarme à son domicile pour être présente à la levée des scellés et vérification de ses papiers, et de suite reconduite à ladite maison d'arrêt pour y rester jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.
Signé : Vadier, Jagot, Dubarran et Guffroy.
Il est probable que madame de Bonneuil réclama contre son arrestation auprès du comité de
Ir Archives nationales^ regist. AF'II 289.
sûreté générale, car voici la réquisition adressée par celui-ci au comité de la section de l'Indivisibilité •:
Séance du 16 brumaire de l'an II* de la République.
a Le comité de sûreté générale de la convention nationale requiert le comité révolutionnaire de la section de Tin* divisibilité de donner dans les 24 heures les motifs de l'arrestation de la citoyenne Guesnon Bonneuil au porteur de notre ordre.
« Signé : Amar, Gupproy, Voulland. »