‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvresChapitre 53 sur 101 · Regardée comme suspecte · texte numérisé non relu

Regardée comme suspecte

7 et 9. — Le 10 ventôse, Tan II« de la République la dénommée ci-contre a été transférée de cette prison à celle des Anglaises, rue de Loursine, de Tordre des administrateurs de police, signé Heussée et Cordas.

Cet écrou pourrait donner lieu à quelques observations; mais elles trouveront mieux leur place dans Texamen des Œuvres, dans la partie consacrée aux Élégies.

Au moment de son arrestation les scellés avaient été apposés à son domicile. Lorsqu'ils furent levés, madame de Bonneuil fut extraite de prison par ordre du comité de sûreté générale *.

30« jour du 1«' mois de l'an II«.

Le comité arrête que le commissaire de la section de l'Indivisibilité procédera à la levée des scellés qu'il [a] apposés sur les papiers ou meubles de la citoyenne Genon- Bonneuil et en distraira les papiers qu'il pourrait trouver suspects pour les faire passer au comité : en conséquence, ladite citoyenne sera conduite par un gendarme à son domicile pour être présente à la levée des scellés et vérification de ses papiers, et de suite reconduite à ladite maison d'arrêt pour y rester jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.

Signé : Vadier, Jagot, Dubarran et Guffroy.

Il est probable que madame de Bonneuil réclama contre son arrestation auprès du comité de

Ir Archives nationales^ regist. AF'II 289.

sûreté générale, car voici la réquisition adressée par celui-ci au comité de la section de l'Indivisibilité •:

Séance du 16 brumaire de l'an II* de la République.

a Le comité de sûreté générale de la convention nationale requiert le comité révolutionnaire de la section de Tin* divisibilité de donner dans les 24 heures les motifs de l'arrestation de la citoyenne Guesnon Bonneuil au porteur de notre ordre.

« Signé : Amar, Gupproy, Voulland. »

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