‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvresChapitre 56 sur 101 · HISTOIRE DES MANUSCRITS · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES MANUSCRITS

S 1. Oonserration et ooznxnuziioation des znanusorits

jusqu^en 1819.

Quand André Chénier vivait, tous ses manuscrits étaient naturellement entre ses mains. Durant ses voyages et ses absences, ils paraissent être restés chez son père, avec lequel d*ailleurs il demeurait quand il se trouvait à Paris. Dans une lettre adressée à H. Louis de Chénier, à la date du 29 septembre 1792 (I, p. Lxxxv), nous relevons cette phrase : ce Je vous recommande aussi tous les écrits et ouvrages et papiers que vous savez. S'ils se perdaient, tous .les plaisirs, les études, les amusements d'une vie entière seraient perdus. » Pendant sa détention à Saint-Lazare il en fut de même ; et depuis longtemps on sait que les pièces composées à cette époque furent écrites en caractères trèspetits sur d'étroites bandes de papier. André Ghé<*

nier fit passer la plupart de ces manuscrits à son père, en les cachant dans les paquets de linge qu'un commissionnaire reportait chez M. de Chénier. Nous disons la plupart, parce qu'il est certain que Millin avait conservé entre ses mains le manuscrit de la Jeune captive. Sur ce point, Taffirmation de Millin contredit positivement le dire de M. 6. de Chénier (I, p. cxiii), suivant lequel ce serait Marie- Joseph qui aurait communiqué cette pièce aux journaux. Et ce qui confirme la note de Millin, c'est ce fait que le manuscrit de la Jeune captive n'est pas entre les mains de M. G. de Chénier ; c'est du moins ce qu'on peut inférer de son silence et des notes qu'il consacre à cette élégie (III, p. 359). Jusqu'à la mort de M. de Chénier père, survenue le 25 mai 1795, les manuscrits restèrent chez lui. Ensuite, de 1795 jusqu'en 1811, c'est-à-dire jusqu'à la mort de Marie-Joseph, ils furent tantôt en la possession de Mme de Chénier, qui habitait avec Marie-Joseph, tantôt de Constantin, le frère aîné, quand il se trouvait à Paris. Il y a bien quelque contradiction entre ce qu'a dit à ce sujet M. 6. de Chénier en 1844 et en 1874; mais cela ne vaut pas la peine que nous nous y arrêtions. L'éditeur toutefois insiste sur ce qu'aucune personne, durant cette période, n'eut le loisir de parcourir et de lire les manuscrits. La communication verbale de ces divers morceaux, dit-il, était facilement retenue de mémoire. Quoi! c'est après les avoir entendu lire seulement, que Chateaubriand reproduisit, dans le Génie du christianisme , trois fragments, sans commettre la moindre erreur de mémoire ! C'est

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après une communication verbale que Millevoye put faire connaître des fragments de V Aveugle et insérer dans ses ouvrages des idées et des vers dérobés à André Ghénier! Qui veut trop prouver ne prouve rien ; et c'est le cas de M. 6. de Ghénier. Après la mort de Marie-Joseph, les manuscrits furent déposés entre les mains de M. Daunou*, son exécuteur testamentaire. M. de Ghénier insiste encore sur ce que M. Daunou ne communiqua les manuscrits à personne. Il n'en fut pas ainsi heureusement; et en 1816 le dépositaire, qui comprenait parfaitement les vrais intérêts dupoëte, permit h Fayolle de faire connaître au public de nouveaux fragments. Ge fut fort heureux, nous le répétons, car Fayolle eut Fidée de publier de très-longs fragments du Mendiant j ce qui nous a permis, en 1862, de faire disparaître les nombreuses incorrections qui s'étaient glissées dans cette pièce, et d'en donner un texte très- amélioré, texte que M. G. de Ghénier s'est empressé avec raison de reproduire, mais sans avertir le lecteur d'où il tire son texte, et sans même nommer Fayolle. Enfin, en 1819, lorsqu'il s'agit de publier la première édition des poésies d'André Ghénier, M. Daunou, dit l'éditeur (à tort, comme on le verra dans le paragraphe suivant), remit tous les manuscrits entre les mains de Sauveur Ghénier, le père de l'éditeur actuel.

1. Nous n'avons jamais pu nous expliquer pourquoi les manuscrits d'André Ghénier avaient été remis à M. Daunou. Pourquoi n'étaient-iis pas restés entre les mains de Constantin ou de Sauveur Ghénier?

§ 2. Dispersion des manuscrits.

Nous abordons ici une question délicate. M. G. de Ghénier, dans ses lettres à VOrdre et la Liberté^ dans la notice et dans les notes de la nouvelle édition, accuse M. de Latouche d'avoir dérobé un grand nombre de manuscrits , et il s^élève en termes injurieux contre ce qu'il appelle une soitstraction et un abus de confiance, M. G. de Ghénier n'a pas, en général, le calme, la sérénité, Turbanilc que réclamait son rôle d'éditeur; sans doute cela ne peut nuire qu'à lui-même, et déjà il a dû en faire la pénible épreuve; aussi je n'aurais pas même abordé ce sujet, si, à l'égard de M. de Latouche, il n'avait dépassé toutes les convenances et déversé l'outrage sur sa mémoire. Pendant trentetrois ans, de 1819 à 1852, M. G. de Ghénier n'a élevé aucune réclamation au sujet des manuscrits dont en 1829, dans la Revue de PariSy et en 1833, dans la Vallée aux loups^ de Latouche avait avoué publiquement la possession ; il a attendu la mort du premier éditeur d'André Ghénier pour l'accuser de n'avoir dû la possession de ces manuscrits qu'à un abus de confiance. Eh bien ! je dirai à M. G. de Ghénier, me faisant en cela l'interprète du sentiment général, que le silence qu'il a gardé tant que de Latouche vivait, lui enlève, aujourd'hui qu'il n'est plus, le droit de porter une accusation qui a toutes les apparences de la calomnie.

D'ailleurs, où sont les preuves? car enfin il ne suffit pas, pour établir la véracité d'une assertion

d'entasser des invraisemblances les unes sur les autres et d'égarer le lecteur dans le dédale de raisonnements entortillés ; nous avons vu ci-dessus, dans la biographie , sur quel fondement et de quelle preuve il appuyait l'accusation d'assassinat qu'il portait contre Barère; voyons ici comment il va justifier l'accusation d'abus de confiance qu'il formule contre la mémoire de de Latouche. Comment, en effet, M. G. de Ghénier explique-t-il qu'un grand nombre de manuscrits soient venus entre les mains du premier éditeur?

D'abord M. de Ghénier nous raconte [Lettre du 29 mars) qu'après avoir imprimé l'année précédente le théâtre de Marie-Joseph en trois volumes, les libraires Foulon et Baudouin vinrent proposer à Constantin et à Sauveur d'imprimer les œuvres d'André. Quoi! un an après avoir imprimé le théâtre de Marie-Joseph, les deux libraires furent pris du désir étrange d'imprimer les vers d'un poète inconnu du public ! Et ils firent des démarches dans ce but ! Et même ils insistèrent^ dit M. de Ghénier! Et cependant le moment paraissait peu favorable pour un tel essai ! Pour nous , nous croyons tout simplement que Daunou ou quelque membre de la famille proposa cette publication aux libraires, qui durent sans doute se faire prier un peu. Mais passons. On se réunit. Af. Daunou indiqua lui-même les pièces qu'il croyait pouvoir être livrées à la publicité. M. de Latouche fut chargé des soins & donner à l'édition. Enfin, M. G. de Ghénier ajoute : Af. Daunou remit tous les inanus-

critSj avec le portefeuille qui les avait toujours contenus et moi-même je les emportai. Maintenant comment s'opéra ce que M. de Chénier appelle le détournement de quelque manuscrits. C'est ce qu'il a expliqué dans la Lettre du 31 mars.

M. de Latouche^ dit-il, fit imprimer les poésies d^ André sur les copies que je lui avais remises. Si cela était vrai, on ne comprendrait pas qu'aujourd'hui M. de Chénier vînt accuser de Latouche de ne pas avoir compris les signes qui reliaient entre eux les différents fragments ; c'est M. de Chénier qui n'aurait pas compris, en 1819, ce qu'il était destiné à si bien comprendre en 1874. Continuons. Je transcris tout le passage relatif au détournement. Un jour M. de Latouche qui était devenu poli et obséquieux auprès de mon père, vint lui annoncer que tout le volume était à l'état d'épreuve^ et qu'il serait nécessaire de collationner sur les ori-ginaux. Tétais absent. Mon père eut la faiblesse de consentir à laisser emporter les manuscrits des pièces données à l'impression. Heureusement j'avais séparé et caché les premières minutes^ celles qui contiennent l'indication des sources a/atiques où André apuiséy et tous les autres manuscrits qui ne devaient point alors être publiés. M. de Latouche s'était engagé sur Vhonneur à rapporter les manuscrits le lendemain. Mais ce que j^avais prévu et redouté arriva : les manuscrits confiés ne furent point rapport tés. Après de nombreuses et fréquentes démarches^ après des reproches faits en termes très-durs^ après des menaces même, quelques manuscrits furent rendus. M. de Latouche^ traité comme il devait l'être

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pour sa déloyauté^ affirmait que ceux qui manquaient s^ étaient égarés à V imprimerie.

M. de Ghénier voudrait nous faire croire que le volume de 1819, un volume de vingt-quatre feuilles in-octavo, où les poésies occupent 271 pages, a été imprimé tout entier en épreuves avant qu'on procédât au tirage. On emploie ce procédé quand il s'agit d'ouvrages dans lesquels, jusqu'au der^ nier moment, on a intérêt à pouvoir introduire des additions et des corrections, ou bien qu'on veut imprimer dans des conditions exceptionnelles de rapidité; mais quand il s'agit d'un volume de vers, on y met une sage lenteur afin d'éviter les fautes d'impression qui déparent absolument une pièce de poésie ; on procède par un nombre restreint de feuilles qu'on imprime, qu'on corrige et dont on fait le tirage, avant de passer aux suivantes. Et enfin ces procédés d'exécution rapide n'étaient pas dans les usages de l'imprimerie à celte époque où l'on n'avait que des presses à bras.

Et comment encore pourrions-nous croire que de Latouche n'eût demandé que jusqu'au lendemain pour collationner toutes les poésies sur les manuscrits! Que d'invraisemblances I Si ce que rapporte M. de Ghénier était vrai, ce serait toutes les pièces composant le volume de 1819 dont de Latouche aurait gardé les manuscrits. On nous dit bien qu'on aurait réussi à en reprendre quelques unes à de Latouche ; eh bien, nous n'en croyons rien, parce que dans ce cas de Latouche aurait tout rendu : il n'y a pas, il me semble, de juges qu'a Berlin. Enfin M. de Ghénier prête au premier

éditeur un langage qu'il n'a pas tenu : il n'a pas dit que les manuscrits s'étaient égarés à Timprimerie; nous en verrons bientôt la preuve.

Eh bien, si nous voulons savoir la vérité, nous n'avons qu'à la demander à de Latouche luimôme, dont le récit est très-net, très-clair et tout <^ fait conforme à toutes les exigences du sujet. J'ouvre donc la Vallée aux loups^ dont j'ai sous les yeux la deuxième édition qui est de 1833. Dans un chapitre intitulé : Ouvrages inédits d'André Citénier^ qui n'est d'ailleurs que la reproduction de ses articles de la Revue de Pa/ris en 1829 et 1830, je trouve l'explication de ce qui eut lieu.

Après avoir dit, ce qui est vraisemblable, qu'on avait proposé à MM. Baudoin frères d'imprimer les œuvres d'André Chénier, de Latouche arrive à la réunion où les manuscrits furent remis par M. Daunou entre les mains des libraires qui les avaient achetés. « M. Daunou, dirent-ils à de Latouche, qui a fait l'office d'ami, d'exécuteur testamentaire, nous a appelés en présence des deux frères, MM. Sauveur et Constantin. 11 a été apporté là deux liasses : une destinée à notre édition ; et l'autre, n'enfermant, a-t-on dit, que des brouillons indignes de voir le jour, a été mise dans la possession de M. Sauveur. » Ainsi, comme il est facile de s'en rendre compte et comme on pouvait le penser, M. Daunou avait déjà réuni les éléments de l'édition, c'est-à-dire toutes les pièces qui, selon lui, pouvaient être utilement publiées. On conçoit qu'un esprit sage, mesuré, classique comme Daunou, ait dû apporter plus de précau-

lions et de timidité littéraire dans le choix des pièces^ qu'un jeune éditeur, comme de Latouche, avide de succès, entreprenant et même téméraire en littérature. C'est ce qui devait arriver. M. Daunou remit à MM. Baudoin le portefeuille qui contenait toutes les pièces destinées à l'édition, c'està-dire toutes celles dont les manuscrits sont depuis restées entre les mains du premier éditeur.

De Latouche, chargé par les libraires de faire l'édition, et espérant avec raison trouver, dans le portefeuille déposé entre les mains de Sauveur, des pièces écartées peut-être trop rigoureusement par M. Daunou, se rendit chez le père de M. de Chénier et sollicita la faveur de voir ce que contenait ce portefeuille. D'abord Sauveur refusa; il prétendit que a pour user des manuscrits nouveaux, MM. Baudouin devaient les acheter. Ce n'était pas le sentiment des libraires : ils prétendaient avoir payé le droit de publier leur édition le plus complètement possible. » Enfin Sauveur se laissa persuader par de Latouche et consentit d'abord à lui laisser lire avec lui les manuscrits. « plus tard, ajoute de Latouche, j'obtins de sa complaisance qu'il me donnerait de sa main une copie des morceaux qui nous avaient paru remarquables. » De Latouche réunit ainsi les copies de pièces, dont les manuscrits sont encore entre les mains de M. de Chénier, et qu'il voulait faire entrer dans l'édition de 1819. Mais il n'osa pas tout donner alors; il crut quelque discrétion nécessaire; et ce ne fut qu'en 1829 et 1830, dans la Revue de Paris^ qu'il publia les copies non employées dix ans aupara-

vant. « C'est ainsi, dit-il, que sont demeurés dans mes mains les fragments qu'on va lire ; ils sont tous de l'écriture de M. Sauveur Chénier, et je les conserve à côté des autographes plus précieux encore qui servirent à la première édition. »

Comme on le voit, de Latouche ne disait nullement que les manuscrits s'étaient égarés à l'imprimerie ; il avouait bien hautement qu'il les avait et qu'il les conservait précieusement. On s'explique dès lors comment il se fait que M. G. de Chénier possède encore des manuscrits de quelques pièces insérées dans l'édition de 1819, puisque son père ou lui-même n'en avait donné que des copies à de Latouche, tandis que pour tout le reste de l'édition, c'est-à-dire pour le plus grand nombre des pièces, Tédileur avait reçu les manuscrits de MM. Baudouin, qui, en leur qualité d'acquéreurs, les avaient reçus des mains même de M. Daunou. Et nous ferons ici remarquer à M. de Chénier que lorsque de Latouche faisait ainsi (et à plusieurs reprises, de 1829 à 1833) intervenir dans son récit M. Daunou, celui-ci n'était point mort puisque son décès date de 1840. Si de Latouche eût avancé des faits contraires à la vérité et prêté à M. Daunou un rôle qui n'avait point été le sien, celui-ci eût élevé de justes réclamations et la famille eût pu alors invoquer son témoignage.

M. de Chénier voudrait faire croire que de Latouche n'eut les manuscrits entre les mains qu'après la composition du volume entier, c'est à dire bien près du moment de la publication. Or quand le volume parut au mois d'août 1819, il y

avait plus de trois mois que de Latouche avait les manuscrits chez lui. Et c'est un mort qui se lève de sa tombe pour venir en témoigner. M. Le Fevre Deumier, dans un volume intitulé Célébrités d'autrefois (Paris, 1853) raconte qu'un jour, un samedi matin au mois de mai 1819, de Latouche lui montra les manuscrits d'André Chénier, lui lut un grand nombre de pièces, non-seulement celles qui étaient destinées au volume qu'il préparait, mais beaucoup d'autres qu'il avait rejetées et dont quelques-unes ont été recueillies dans les éditions suivantes. /{ me fit, dit M. Deumier, Y histoire de ces précieux manuscrits ballottés da^ns Vobscurité, puis arrivés jusqu'à lui de vicissitudes en vicissitudes. Et il ajoute : J'ai vm, j'ai tenu les manuscrits y tous de la main de Chénier ou d'un de ses frères. Voilà qui est absolument conforme à ce que raconte de Latouche ; et dans le récit de M. Deumier nous distinguons parfaitement les deux groupes de manuscrits, l'un de la main d'André Chénier lui-même, l'autre de la main de Sauveur (ou de son fils), dont de Latouche a parfaitement expliqué la double origine, et sur lesquels nous allons revenir.

Nous conclurons donc, en n'employant que des termes modérés, ainsi qu'il convient, que M. de Chénier a dû complètement perdre le souvenir de ce qui s'est passé il y a tant d'années et prendre pour des réalités les chimères de son esprit. Nous n'en dirons pas plus; il nous suffit d'avoir fait justice, par le simple examen des faits, d'imputations calomnieuses dont la mémoire de de Latouche

OBSERVATIONS GIÎNÉRALES. 139

n'aurait pas dû être atteinte. Nous passons à d'autres considérations uniquement critiques.

S 3. Groupe des manuscrits perdxis.

D'après ce que nous avons dit dans le précédent paragraphe, on voit que toutes les pièces qui ont formé l'édition de 1819 peuvent se répartir en deux groupes :

1** Le groupe des manuscrits remis à de Latouche par MM. Baudouin, et certainement composé de tous les morceaux indiqués par M. Daunou comme pouvant être livrés immédiatement au public.

2* Le groupe des copies faites par M, Sauveur Chénier (ou M. G. de Chénier) et remises à de Latouche. Ce groupe est la partie de l'édition de 1819, due à la témérité ou à la confiance de l'éditeur.

Le second de ces groupes est le moins intéressant, puisqu'il se compose de pièces dont les manuscrits existent encore et sont entre les mains de M. G. de Chénier.

Le premier est important et mérite un examen attentif. Nous désignerons ce groupe, ici et chaque fois que nous aurons occasion d'en parler, sous le nom de groupe L (groupe de Latouche). Il est destiné à nous occuper d'une façon toute spéciale lorsqu'il s'agira de la constitution du texte. Nous devons établir une fois pour toutes le tableau des pièces dont il se compose. Nous les indiquerons par le numéro d'ordre qu'elles ont dans l'édition

de M. G. de Chénier, et par les premières mots du texte quand la pièce n'a pas de titre.

ËGLOGUES.

iLEGIES.

Groupe L, (Manuscrits autographes,)

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