‹ Documents officiels recueillis dans la secrétairerie privée de Maximilien: Historie de lChapitre 8 sur 71 · CABINET DE L'EMPEREUR · texte numérisé non relu

CABINET DE L'EMPEREUR

« Le 8 novembre 4864.

RÉPONSE AD TÉLÉGRAMME DE 3 i/2 H.

Extrait.

« J'ai cru prudent d'attendre le départ du courrier d'Eui-ope pour » annoncer à Y Estafette que le subside actuel lui était retiré. — Sa » mauvaise humeur aurait pu se déverser dans les numéros qui » précéderont le jour du départ du courrier fixé au 11 courant ù M midi. »

Le sacrifice était donc résolu. Si même ii n'avait point encore eu lieu, ce n'était pas qu'on en eût le moindre regret, c'était parce qu'on redoutait la mauvaise humeur de M. de Barres, et qu'on voulait se ménager quinze jours pour atténuer autant que possible les mauvais effets que pouvaient produire ses articles auprès du gouvernement français. Le rédacteur de VEstafeMe, privé des 5,000 fr. qu'il recevait mensuellement du trésor mexicain, allait tomber purement et simplement aux ordres, je veux dire à la solde de M. Bazaine, et comme il n'était pas homme à supporter sans

mot dire cette mise en disponibilité, il allait bientôt attaquer sans ménagements aucuns le gouvernement de celui dont il célébrait, en 1863, les vertus héroïques, dans le style nuageux que tout le monde lui connaissait.

Quant à la création du journal espagnol, la même note s'exprimait ainsi :

« Le rédacteur de la Razoïi a besoin d'une subvention de » 1,000 piastres par mois et pendant trois mois au moins pour payer » ses frais. Les 200 piastres que S. M. â accordé sont donc insuffisants. »

De cette manière, la presse gouvernementale au Mexique allait se composer :

lo Du journal officiel, le Diario del Imperio, dont le numéro premier ne devait paraître qu'au commencement de l'année 1865;

2o De VEre Nouvelle, rédigée par M. Masseras, avec mission de rectifier, au point de vue pratique, les fantaisies de M. de Barres, rejeté pour toujours dans le camp des Chaberts ;

30 De la Razon, dont la mission devait être à peu près la même que celle de Y Ere Nouvelle, et qui n'attendait pour faire son entrée en scène, avec renforts obligés de patriotisme, que la décision de Tarchiduc relativement aux 5,000 fr. de subvention mensuelle réclamés pour elle par M. Eloin. • C'était le moment de procéder à la régularisation des choses qui intéressaient la presse, et voici les dispositions encore inconnues qui furent prises à cet égard.

La surveillance des journaux, et par contre des journalistes, fut attribuée au secrétariat privé de l'archiduc, dont le directeur était alors ce même M. Eloin, avec titre de conseiller d'État, et parmi les dispositions insérées dans les .règlements de ce secrétariat, nous remarquons celles qui suivent :

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