‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 108 sur 132 · DOCUMENTS PA1U8IBN · texte numérisé non relu

DOCUMENTS PA1U8IBN

dere securias valeant, ipsos et eorum quemlibet, una cttin bonis et âiinulis eorumdem, in conductu nostro et spedali nostra salva gatdia suscipimus per présentes; mandantes et districte precipientes omnibus et singulis îasticiariis nostris et custodibus portuum et passagionum regni nostri et eorum cuilibet, vel eorum loca tenentibus, quatinus omnia et singula in predictis litteris contenta, de puncto ad punctum teneant et observent ac teneri et observari inviolabilîter &ciant, nichil in contrarium quomodolibet faciendo, sive fieri aliqualiter permittendo, et si qua in contrarium facta fuerint ad statum pnstinum et debitum reducant siye reduci faciant indilate. Et nichilominus, quod eisdem fratribus et posteritati sue predicte ac famulis et fieictoribus eorumdem, si requisiti fuerint, unum vel plures ex servientibus nostris in gardiatores députent suis sumptibus et expensis, qui eos ab omnibus injuriis et violenciis tueantur et de£fen* dant ac in suis justis possessionibus manuteneant et conservent; de hiis tamen que cause cognitionem exigunt se nuUatenus intromitant. Que omnia, sicut prefertur fieri volunras, ordinationibus, oonventionibus, prohibitionibus et deffensionibus factis in contrarium, vel in posterum faciendis, aut litteris subrepticiis non obstantibus quibuscunque. Et nos, habito respectu ad predicta grata servicia que dicto consanguineo nostro et suis impenderunt et impendunt et ad a£fectionem quam ipse habet ad eos, volentes, contemplacione ipsius, eisdem fratribus gratiam facere ampliorem, financiam totam, si quam propter gratiam nostram predictam nobis debeatur seu deberi valeat, eis de gratia spécial! remisimus et tenore presentium omnino remittimus et quittamus, mandantes et inhibentes expresse dilectis et fidelibus consiliariis nostris magistris et gentibas Gamere compotornm nostrorum et thesaurariis nostris Parisius, ne ratione gratie hujusmodi, ab eisdem fratribus, seu ipsorum altero, financiam ali* qualem exigant, etc..

Datum apud Nogent supra Secanam, die xxi julii, anno Domini mîUesimo CGC quadragesimo nono.

Per dominum regem. J. Marie.

Duplicata.

GGGGXXIV.

i349, juillet. Garisey.

Philippe VI, à la requête de Regnaut d'Acy, avocat au Parlement, fils de feu Jean d'Acy, notaire, lui donne la maison de feu Jean de Viviers, prêtre, sise en la paroisse Saint-Landry, en compensation des gages que son père ne toucha pas en l'année 1345.

(JJ. 77, n* 332.) Philippe, etc., savoir faisons à touz presens et avenir, que oye la

DU RÈGNE im PHILIPPE VI OS VALOIS. 343

supplication que nous a fiûte nostre amé maistre Regnaut d'Acy*, advocat en nostre Parlement, fils et hoir en partie de feu maistre Jehan d*Àcy, jadis nostre clerc notaire, contenant que, par partaige fait entre lui et ses autres cohéritiers, il se soit charchiez de paier les debtes de sondit feu père et d'acomplir seul et pour le tout le testa^* ment d'icelli, et que sondit père n'ot Tan quarante cinq darrain passé aucuns gaigts de nous pour raison de sondit office de notairie, pour la gênerai ordenance^ que nous feismes lors que aucuns de nojs officiers aianz oultre trois soûls parisb de gaiges par jour, n'eust aucuns gaiges de nous pour Tan dessusdit, il nous pleust à donner et otroier audit maistre Regnaut la maison qui fîi feu Jehan de Viviers, prestre, séant en la cité de Paris, en la paroisse Saint Landri', chargée de quatorze livres de rente ou cens par an, ou environ, laquelle maison nous est de nouvel advenue comme espave ou aubainne par la mort de Renoudet de Viviers, fils naturel dudit feu maistre Jehan, lequel Renoudet, auquel ladite maison appartenoit au temps qu'il vivoit, par don, lays ou ordenance que sondit naturel père l'en avoit &it, est trespassé de cest siècle, sans hoir de son corps. Nous adecertes, considerans les choses dessusdites, et aussi que ledit maistre Jehan nous servi bien et loyalment oudit office, par l'espace de trente et six ans ou environ, si comme nous avons esté sur ce plainement enformez, audit maistre Regnaut avons donné et otroyé, donnons et otroyons, de grftce especial et de certaine science, par la teneur de ces présentes, ladite maison avec ses appartenances à touz jours, perpetuelment, pour li, ses hoirs ou aians cause de lui, horsmis forteresce, fief et justice, chargée desdiz cens ou rente par an, en la manière dessusdite. Si donnons en mandement à nostre prevost et receveur de Paris qui à présent sont et qui pour le temps avenir seront, que ledit maistre Regnaut, ses hoirs, ses successeurs ou aians cause de lui, focent et laissent jouir et user à plain de ladite maison, cessanz touz empeschemenz. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à touz jours, nous avons fait mettre nostre grant seel à ces présentes qui furent &ites et données à Quarresi^, Tan de grâce mil CGC quarante et neuf, ou moys de juillet.

Par le roy en* ses requestes. Juissy.

1 . Regnaut d*Acy, fils de Jean d'Aqr, devint un des principaux conseillers de Jean le Bon. Il périt assassiné par les partisans d'Étieone Marcel le 22 février i338. (Delachenal, Hist, des avocats au Parlement de Paris. Paris, Pion, i885, in-8% p. 332.)

2. Cette ordonnance, du 2 octobre i345, est publiée dans le Recueil des Ordonnances, t. 11, p. 233.

3. L'église Saint-Landry, située dans la cité, dans Tanctenne rue Saint* Landry, dépendait de Saint-Germain-l'Auxerrois. Supprimée en 1790, elle fut démolie en 1829. (Lebeuf, op. cit, éd. Cocheris, t. I, p. 102 et 192.)

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