CCXXXVIII
1340, avril. Paris.
Philippe VI donne quittance à Jetnnin Billouart, fils de fea Jean Billouart et de Marie la Marcelle, jadis femme de Geoffroy Coquatrix, de i,328 1. 2 s. 6 d. t., montant de la portion qu'il doit payer sur la somme de x5,ooo 1. t. que lui doivent les héritiers dudit Geoffroy >.
(JJ. 74, n* 194.)
... Par laquelle distribucion et assise, à Jehannin Billouart, filz et hoir pour partie de feu Jehan Billouart et de feu Marie la Marcelle, jadis sa fatnme, et âitne jadis de feu Gieffroy Coquatrix, Faisné, pour raison de sesdiz père et mère, pour sa portion, en appartenoit et povoit appartenir trese cenx vint et huit livres, deux soulz six deniers tournois; laquelle somme ledit Jehannin Billouart a paie entièrement en nostre trésor à Paris, si comme il appart par la cedule d*icelui trésor dont la teneur s'ensuit :
Thesaurarii domini Régis Parisius reddiderunt eidenij de Johan" nino Billouardi filio eiherede pro parte deffuncti Johannis Billoucardi et deffuncte Marie la Marcelle^ quondam uxoris sue y uxorisque quondam deffuncti Gauffridi Coquatrix^ primogenitOy pro porcione ipsum contingente^ racione dictorum parentum suorum^ in summa de XF« /. t. ad quas idem Johanninus et omnes ac singuli heredes et hereditarii tant dicti defuncti Johannis quant dictorum deffunctorum Gauffridi et Marie ^ pro ipsis et omnHnis ac singulis quospresens nego* cium potest aut posset tangere quomodolibet^ cum dicto domino Rege et suis gentibus compotorum et pluribus aliis sui consilii^ anno presenti^ composuerunt seu accordaverunt, super eo quod de omnibus et singu» lis denariis et aliis quibuscumque receptis et misiis^ per ipsum Gau/' fridum et ejus commissarios seu deputatos aut alioSy suo aut députa^ torum suorum nomine factis^ temporibus quibus ipse Gauffridus fuit thesaurarius guerrarum régis ^proyisor et magister gamisionum^ coU lector aut receptor plurium subditorum et subvencionum^ commissarius super falsos monetarios et monetarum abusoreSy magisterque et
I. Toute cette pièce est semblable à celle qui est copiée dans le registre JJ. 73, n* ia3, publiée sous le n* CCXXXVII, jusqu'à cette phrase : ... oitf diinsé et distribué entreuliç ladite somme de quimçe mille livres tournois^ et en ont assis sus chascun tele portion comme appartenir H en povoit et devint pour cause desdi^ Gieffroy, Marie et Jehan, qui n'existe pas dans JJ 74, n* 194.
hXS ukONB Ol PHtLIPPB VI DB VALOIS. 6l
ifisiiator portuum et passagiorum regni Fronde^ ac in aliis pluribus et diversis casihus et officiis constitutus; de quitus heredes et hereditarii supradicti^ computare, seu rationetn gentihus domini régis red' derej et pro finibus compotorum plures grossas et diversas peccunia" rum summas eidem domino Régi solvere tenerentur^ ipsiy aut eorum alterif de predictis aut eorum alteris vel altero^ racionem seu compO' tum reddere^ aut pro eis seu eorum atiquibus, dicto domino régi aliquid solvere de eetéro minime teneantur. Que omnia et singula pre^ dictay et eorum dependentia^ ac quecumque alia in quihus predicti heredes et hereditariiy racione dictorum Gauffridi et Marie aut pro facto ipsorum^ pro pénis ^ emendis aut aliis quibuscumque prefato domino régi quomodolibet teneri possunt seu possent; idem dominus reXf eisdem heredibus [et hereditariis] ac aliis quorum interest^ vir^ tute dicte compositioniSj ex certa scientia et auctoritate regia^ ac [de gratia speciali^ quittavity ac] de eis^ dictos heredes et hereditarios ac alios absolvit penitus et expresse^ prout in litteris ipsius régis datis in serico et cera viridi^ mense aprilis CCC XL^ plenius continetur : XIIJ^ XXVIII l. II s. VI d. t., valent mil LXII l. X s. p.y per Johannem Poilevilain, Scriptum in thesauro ParisiuSy ultima die jumi CCC XL*. Ainsi signée : G. Michibl.
Et d'icelle somme nous tenons pour bien paiez et contens et en quittons lui, ses hoirs et touz ceuls qui cause ont ou auront de lui; et aussi le quittons et absoulons de tout ce que nous li povions demander pour cause desdiz Gieffroy et Marie et pour cause desdites quinse mil livres tournois ou autrement, fust ore que greigneur somme d'argent nous en peust estre deue par la fin desdiz comptes ou autrement, et que ledit Jehannin Billouart en peust en plus estre tenuz à nous ; sauf tant que se aucuns desdiz hoirs n*a voient biens meubles ou héritages sus lesquels l'en peust prendre pour nous la quantité sur li assise et distribué desdites quinse mile livres tournois, icelui Jehannin Billouart seroit tenuz paier d'icele quantité tele portion comme à lui pourroit appartenir et chascun des autres hoirs samblablement. Et avons encore renoncié et renonçons pour nous et noz successeurs i tout erreur et déception qui pourroit estre en ladite composition, etc...
Ce fil fiiità'Paris,rande grftce mil CGC quarante, ou mois d'avril.
CoUacion est faite de la cedule dedenz encorporée.
Par le roy, à la relation du conseil, vous présent.
Vistrebec.
Solverunt financiam ut est supra.
J. de Sancto Justo.
6» Mctfiains MUflONs
1340, après le 10 mai.
Philippe VI donne à Geoffiroy de Savignj, bourgeois de Paris et mari de Marie, fille de Geoffroy Coquatrix, quittance de 987 1. 10 s. t., montant de la portion qu'il doit payer sur la somme de i5,ooo 1. t. que lui doivent les héritiers dudit Geoffit>y<.
(JJ. 7a, n* 3ai.}
... Par laqaele distribution et assise, à Marie, femme à présent de Giefiroy de Savigny, bourgois de Paris, laquele Marie, fille fbn dudit Gieffroy Goqaatrix, de feu Jehanne, jadis sa seconde femme, et hoirs d'îceub, pour sa portion en appartenoit ou povoit appartenir nuef cens trame sept livres diz sols tournois, laquele somme lesdiz Gieffroy de Savigny et sa femme ont paie entièrement en nostre thresor à Paris, si comme il appert par la cedule d'icelluy trésor, dont la teneur s'ensuit : Thesau[ra]rii dotnini régis Parisius receperunt et reddiderunt eidem, [de] Gau/rido deSavigniaco cive Pœrisiensi maritoque Marie heredis pro parte deffuncti Gaufridi Coquatrix^ pro partione dictum Gaufridum^ ratione dicte Marie uxoris sue contingente^ in somma XV^ L t. ad quas ipse^ nomine quo supra^ et alii hereditarii dicti deffuncti Gaufridi et deffuncte Marie la Marcelle uxoris quondam dicti dejfuncli Gaufridi composuerunt seu accordaverunty anno presenti^ pro ipsis et omnibus ac quibuscumque aliis quospresens nego* tium potest aut posset tangere quomodolibet^ cum dicto domino rege et ejus gentihus compotorum et pluribus aliis sui consilii^ super eo quod^ de omnibus et singulis denariis et aliis quibuscunque receptis et misiiSy per ipsum Gaufridum et ejus commissarios deputatos aut alios^ suo aut deputatorum suorum nomine factis^ temporibus quibus ipse Gaufridus fuit thesaurarius guerrarum regis^ provisor et magister garnisionum^ collector aut receptor plurium subsidiorum et subvention num, commissarius super falsos monetarios et monetarum abusores^ magisterque et visitator portuum et passagiorum regni Francorum^ ac in aliis pluribus et diversis casibus et officiis constitutus; de quibus heredes seu hereditarii supradictij computare^ seu rationem dictis gentibus domini régis reddere, et pro finibus compotorum suorum plures grossas et diversas peccuniarum summas eidem domino régi solvere
I. Toute cette pièce est semblable à celle qui est donnée dsDS le registre JJ. 73, n* 123, publiée sous le n* CCXXXVII, jusqu'à ces mots : Et en ont assis sur chascun tele portion comme appartenir H en povoit et devoit pour cause desdiiç Gieffroi, Marie et Jehan,
DU ItiONB DB PtaUPVM TI m VALOIS. 63
îeni[ren]turj ipsi mtt eorum aiteriy de predicHs oui eorum aUeris vel altero^ rationem seu cùmpotum reddere^ aut pro eis seu eorum aliquibus qliquid solvere dicto domino régi minime teneantur. Que omnia et singula predicta^ et eorum dependencia^ ac quecunque alia in quitus predicii heredes et hereditarii^ ratione dietorum Gaufridi et Marie aut pro facto ipsorum^ pro penis^ emendis aut aliis quibuscunque prefato domino régi, quomodolibet teneri possunt seu possent; idem dominus rex^ eisdem heredibus et hereditariis ac aliis quorum interest^ virtute dicte compositioniSj ex eerta scientia et auctoritate regia^ ac degratia speeiali^ quittayit^ ac de eiSj dictos heredes et hereditarios ac alios ahsolyit penitus et expresse : /X« XXXVII L X s. t, valent VII^ L L p. in Ih LXX duplicibus aureis et in XII L XV den, argenti ad coro^ nom. Scriptum in thesauro Parisius^ X^ die maii CCCXL^, Ainssi signée : G. Michaelis.
Et d'icelle somme nous tenons pour bien paiez et contens, et en quittons euls, leurs hoirs et touz ceuls qui cause ont ou auront d'euls; et aussi les quittons et absolons de tout ce que nous leur povions demander pour cause desdiz GiefiProy et Marie et pour cause desdites quinze mille livres tournois ou autrement, fust ore que greigneur somme d'argent nous en peust estre deue par la fin desdiz comptes ou autrement, et que lesdiz GiefiProy de Savigny et sa famé en peussent en plus estre tenus à nous; sauf tant que se aucun desdiz hoirs n'ayoient biens meubles ou heritaiges sus lesquiex on peust prendre pour nous la quantité sus H assise et distribué desdites quinze mille livres tournois, iceluy Giefifroi de Savigny et sa famé seroient tenuz paier d'icelle quantité tele portion comme à euls pouroit appartenir et à chascun des autres hoirs semblablement. Et avons encore renundé et renunçons pour nous et noz successeurs à tout erreur et déception qui pouroit estre en ladite composition, etc..
Et que ce soit ferme chose et estable à touz jours, nous avons âdt mettre nostre seel à ces présentes lettres, Tan de grâce mil CGC quarante, ou mois de may.
Par le roy, i la relation de son conseil, vous présent.
Vbtrebec.
Sine alia financia, prêter illam que est supra.
Justice.
1340, mai.
Lettres par lesquelles Philippe Vi donne à Renier Coquatriz, fils de Geoflroy Coquatrix et de Marie la Marcelle, sa femme, quittance de 987 L 10 a» t.
64 DOCUMBim PARISIEK8
montant de sa part dans la somme de i5,ooo 1. t. que les héritierB diidit Geoffroj doivent lui verser pour solde de ses comptes 1.
(JJ. 71, n» 408.}
..• Par laquelle distribucion et assise, à Renier Coquatris*, filz et hoir dudit feu Geuffroy et Jehanne, sa famé, pour leur porcion, en appartenoit et povoit appartenir neuf cenz trente sept livres diz soulz tournois, laquelle somme lesdiz Renier et sa fiime ont poiée entièrement en nostre trésor à Paris, si comme il appert par la cedule d'icelui : The$a[u]rarii domini Régis Parisius reddiderunt eidem^ de Renero Coquatris cive Parisiensi^ filio quondam et herede pro parte deffuncti Gauffridi Coquatris j pro porcione eundem Renerum contingente^ in summa de XV^ /iV. toum, ad quas idem Renerus et omnes et singuli alii heredes et hereditarii dicti Gauffridi ac defuncte Marie la Marcelle uxoris quondam ipsius Gauffridi^ pro ipsis et omnibus ac quibuscunque aliis quos presens negocium potest aut posset tangere^ cum domino rege et ejusdem gentibus compotorum et pluribus aliis sui consilii^ anno presenti composuerunt seu accordaverunt^ super eo quod de omnibus et singulis denariis et aliis quibuscunque receptis et misiiSy per ipsum Gaufridum et ejus commissarios seu deputatos aut alioSf suo aut deputatorum suorum nomine factis^ temporibus quibus ipse Gauffridus fuit tesaurarius guerarum régis , provisor et magister gamisionum^ collector aut receptor plurium subditorum et subvencionum^ commissarius super falsos monetarios etmonetarum abusoreSj magisterque et visitator portuum et passagiorum regni FranciCy ac in aliis pluribus diversis casibus etofficiis constitutus; de quibus heredes ac hereditarii supradicti^ eomputare^ seu racionem gentibus régis reddere^ et pro finibus compotorum suorum plures grossas et diversas peccuniarum summas eidem domino régi solvere tenerentur^ ipsi aut eorum alteri^ de predictis aut eorum alteris vel altero, racionem seu compotum reddere^ aut pro eis seu eorum aliqui* bus dicto domino régi aliquid solvere de cetero minime teneantur. Que omnia et singula predicta^ et eorum dependencia^ ac quecumque alia in quibus predicti heredes et hereditarii^ racione dictorum Gauf» fridi et Marie aut pro facto ipsorum^ pro pénis, emendis aut aliis
I. Toute la première partie de cette pièce est la reproduction de la première partie de la pièce précédente, n* CCXXXVII (JJ. 73, n* ia3), jusqu'à ces mots : Et en ont assis sur chascun tele porcion comme appartenir li en povoit et deuoit pour cause desdi^ Geuffroy et Marie et Jehan Bilhuart,
a. Renier Goquatrix, fils de Geoffroy Coquatris, possédait à Paris la maison qui faisait le coin de la rue du Martroi -Saint- Jean^ du côté où fut construit ensuite l'hôpital du Saint-Esprit. (Des CiUeuls et Hubert, le Domaine de la ville de Paris^ a* âudcule, p. iby et 345.}
ou ItiONt DX PHILIPPE VI D8 VALOIS. 65
quihuscunque prefato domino régi, quomodolibet teneri possunt seu passent; idem dominus rexy eisdem heredibus et hereditariis oui aliis quorum interest^ virtute dicte eamissionis^ ex certa sciencia et auctoritate regia^ ac de gratia speciali quittavit^ ac de eis^ dictas heredes et kereditarios aut alias absolyit penitus et expresse^ prout in litteris dicti domini régis datis in serico et cera viridi^ mense aprilis CCCXL^ plenius coniinetur^ /X« XXXVII l, X s. t. valent VII^ LLp.^ per Guillelmum de Must^lio argentarium ipsius régis. Scriptum in the^ saura Parisius^ X V^ die noyemhris CCC XL^. Et est ainsi signée :
G. MiGBAXLIS.
Et d'ycelle somme nous nous tenons pour bien paies et contens, et en quittons euk et leurs hoirs, ou touz ceulz qui cause ont on auront d'eulz, et aussi les quittons et absoulons de tout ce que nous leur povions demander pour cause desdiz Geuffroy et Marie et pour cause desdiz [quinze] mile livres tournois ou autrement, fust hores que greigneur somme d'argent nous en peust estre deue par la fin desdiz comptes ou autrement, et que lesdiz Reniers et sa fiimme en peussent en plus estre tenus à nous; sauf tant que se aucuns desdiz hoirs n'avoit biens meubles ou héritages sus lesquels on peust prandre pour nous la quantité sur lui assise et distribuée desdites quinze mile livres tournois, iceux Renier et sa famme seroient tenuz paier d'icelle quantité tele porcion comme à eulz pourroit appartenir et chascun des autres hoirs semblabiement. Et avons encores renoncié et renonçons pour nous et pour noz successeurs, à tout erreur et déception qui pourroit estre à ladite composicion, etc..
Ce fil fait Tan de grâce mil CCC quarante, ou mois de may.
Par le roy, à la relation du conseil, vous présent.
Vistrebec.
Sine alia finanda.
1340, mai. Paris.
Tnasaction întenrenue entre Philippe VI et les héritiers de Marie la Maroeile, veuve de Geoffroy Coquatrix, et de Jean Billouart, marié en secondes Docea à ladite Marie, au sujet des comptes dudit G. Coquatriz, qui ne furent )amais rendus au roi ni à ses prédécesseurs. Philippe de Valois les tient quittes de toute réclamation qui pourrait être formulée contre eux, moyennant la somme de 3,3 1 a 1. 10 s, t., montant de leur part dans celle de 1 5,000 1. t. que les différents héritiers, tant de G. Coquatriz que de J. Billouart, se sont engagés à verser au roi, au prorata de ce qui reviendra à chacun d'eux dans la succession.-
(JJ. 7», n* 243.)
Philippe, etc., savoir faisons à touzpresens et avenir, que comme oocumana xu 5
66 DOcmiBim parisons
pour ce que feu Gieffroy Coquatris, jadis boui^ia de Paris, se estoit entremis ou temps qu'il vivoit de plusieurs des besoignes et offices de nos très chers seigneurs et prédécesseurs roys de France, que Diex absoille, et avoit eu plusieurs admini[s] tracions, tant de recevoir leurs deniers comme de distribuer, et que d'icelles administracions il ne rendi aucun compte final en sa vie; ainçois, ses hoirs et Marie la Ma{r]celle, sa famé, qui compaigne et participant avoit esté et devoit estre de touz les biens d'icelluy Gieffroy et aussi de toutes ses debtes^ demourerent obligiés envers noz prédécesseurs jusques au temps que nous venismes au gouvernement dudit royaume et en celle meismes manière envers nous. Et pour ce aussi que durant icelle obligation, sanz aucune mutation ou innovation, nostre amé et féal conseiller feu Jehan Billouart espolisa ladite Marie, et ainsi fu semblablement compaignon et participant de ladite obligation et touz ses biens obligiez k nous comme ceulz desdiz Gieffroy et Marie, et par concequent de touz ses hoirs qui à sa succession vourrent venir, nous eussiens fait mettre à nostre main touz les biens, tant meubles et héritages desdiz Gieffroy et Marie, comme dudit Jehan, qui pourent estre trouvés, et de leursdiz hoirs, jusques à tant que compte et raisson nous fussent renduz de toutes les administracions et offices dessusdiz. Et après ce touz les hoirs et héritiers, tant desdiz Gieffroy et Marie comme dudit Jehan, se soient trais devers nous et nous aient moos* tré plusieurs causes par lesqueles il ne povoient bonnement rendre aucun certain compte ne loyal desdites administracions, pour la grant distance et longuement de temps qui est passé puiz ce que ledit Gieffroy eut et tint lesdiz offices et administracions, et que à celli temps lesdii hoirs ou la greigneur partie d'eulz estoient encores à naistre, par quoy il ne savoient ne ne povoient savoir ou avoir vraie instruction des receptes et mises faites et administracions par ledit Gieffroy esdiz offices; supplians que avecques euls vousissiens faire aucune composition, par laquelle il peussent demourer quittes envers nous de touz les offices et administrations dessusdites. Laquele supplication oye et entendue diligeaument, et sur icelle euz aviz et délibération planiere avec nostre conseil, touz lesdiz hoirs pour eulz et pour touz ceulz qui ledit fait porroit touchier avons fait recevoir à composition, et yceulz avons quittiés et absouls de toutes les choses queles que elles soient et comment que elles soient ou puissent estre nommées, que nous, tant ou nom de nous comme de noz prédécesseurs, leur povions demander à cause dudit Gieffroy ; c'est asavoir, pour la somme de quinze mile livres tournois, de laquele chascun desdiz hoirs nous doit paier tele porcion comme appartenir li en puet et doit, solon la qualité et quantité des successions et eschaetes â euls venues et descendues desdiz Giefiroy, Marie et Jehan. Et pour ce que à la porcion Johannin, Perrin, Maheut et Johannin, enfiu^s et
DU Rtom m PHiupPB n pe valois. 67
hoirs pour partie desdis feus Jehan Billouart et Marte la Marcelle, eppartenoient, desdites quinze mile livres, selon la distribucion faite entre touz les hoirs et héritiers dessnsdiz, du commun accort et assentement d'euls et de leurs amis, toute solennité de droit et de coustume gardée, la somme de cinq mile trois cenz douze livres et diz souk tournois, si comme en noz lettres faites sur la composition, quittance, distribucion et autres choses dessusdites, scellées en las de soie et cire vert, lesqueles chascun desdiz hoirs et héritiers a devers soi, est contenu plus pleinement ; et noz amez et feaulz genz de noz comptes et thresoriers ne peussent trouver de touz meubles apparte* nans ausdiz Jehan, Perrin, Maheut et Jehannin, en&ns desdiz Jehan et Marie, comme dit est, lesquiex estoient ancores touz communs en biens et demouroient touz ensembles, et tenoient plusieurs héritages de la succession desdiz Jehan et Marie, leurs père et mère, qui encore estoient à partir et 4ieviser entre eulz, que six cenz livres parisis qui leur estoient venuz de la vente de leur hostel de Saint LorensS à eulz venu de la succession de leurdit père et mère, et trente mieulz de blé qui estoient creuz en leurs héritages de Pregny; nozdites genz et trésoriers eussent fait mètre et exposser en vente touz lesdiz héritages ainsi appartenans pour non divis ausdiz Jehannin, Perrin, Maheut et Jehannin, pour noua feiire paier de ladite somme de cinq mille trois cens douze livres diz soulz tournois, à eulz afferant et appartenant par la distribution dessusdite. Pour lesqueles choses nozdites genz et trésoriers et lesdiz en&ns, de Tassentement et acort de Jehan Billouart, Bernart Coquatrix, leurs frères, mestre Simon d'EmouviUe, dit d'Yemville^ qui a espousé Jehanne, leurs suer, Andrieu Marcel, Gamier Marcel, oncles, Estienne Marcel, Jaques Marcel, Imbert de Lions, Pierres Bourdon, Jehan Marcel ', drapier, touz bourgois de Paris, cousins, et mestre Guillaume Michiel, clerc de nostre thresor à Paris, ami espectal et affin des enfans dessusdiz, touz presens devant nozdites gens et trésoriers, pour eschiver le total desheritement d'iceulz enfanz, aient vendu et quitié, et du tout en tout delaissié par nom de pure et loyal vente à Jehan Poillevillain, cousin germain desdiz enfanz, touz les héritages ci après devises, par les conditions et manière qui s'ensuient. Cest assavoir : que pour paier nous avec lesdites six cenz livres parisis et trente miex de blé,
I. Saint-Laurent, actuellement paroisse de Paris, alors l'un des faubourgs. (H* Géraud, Paris sous Philippe le Bel^ p. 228.)
X Ce Simon de Janville, qui avait épousé Jeanne, fille de Geoffroy Coquatrix, était avocat au Parlement. (Voy. J. Viard, Journaux du trésor de Phi' Uppt VI de Valois^ n** 5187 à 6190, et R* Oelachenal, Histoire des avocats au Farkmem de Paris^ p. 358.)