‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 45 sur 132 · I. 5 juillet · texte numérisé non relu

I. 5 juillet

DU RàON^ M PKItl»» VI M VALOIS. ^5

SUS enoorporées, aians fennes et aggreables, etc..., nous ayons fût

mettre à ces lettres nostre seel nouyel en l'absence du grant, etc...

Ce fil fait à Paris, Tan de grâce mil CGC quarante^ ou mois de

septembre.

Par les genz dés comptes.

Vîstrebec.

Sine financia.

Justice.

CCLÏ.

1340, 17 septembre. Au camp près du pont de Bouvines.

Lettres d'aooblÎMement accordées par Philippe VI en faveur d'Adam de Oammartio» bourgeois de Paris et notaire du Châtelet,

(JJ. 73, n* 191.)

[PhilippusJ, Dei gratia Francorum rez, notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod nos, ad illos quos vite décor et laudabilis fiime preconium decenter exornant, ut regalem decet solerciam, virtutum premia benemerentibus, eosque specialis honoris gratia proinde convenit bonorari, Uberalitatis nostre dexteram extendi* mus, ut congrue remunerationis ezemplo ceteri ad virtutum studia et opéra peragenda ardencius incitentur. Audita igitur nonnuUorum et fidedignorum relacione yerifica super vita, meritis et gestibus dilecti nostri Ade de Dampnomartino, civis Parisiensis et ad presens nostri Parisiensis Castelleti notarii, attentisque serviciis per ipsum nobis, tam in guerris nostris quam alibi gratanter impensls, eundem Adam, licet ab aliquo latere nobilis non existât, ejusdemque Ade procreatam et procreandam prolem, tenore presencium, nobilitamus et oobilium coosordo, ex nostris certa scientia, speciali gratia et pleni* tadine régie potestatis aggr^gamus et aggregari volumus et jubemus, Vokntes et concedentes prefiatum Adam et totaleo» ejus natam et uascituram progeniem, deinceps, non ut innobiles seu plebeyos, set quantum ad omnia generosos et nobiles reputari ab omnibus et teneri; quodque majoris magnificencie prerogativa letentur et mili» cie singulo, quandocunque sibi vel eorum allcui placuerlt, valeant decorari, et alla nobiliutis insignia et opéra gerere et exercere, ac nobiJium privilegiis uti et gaudere; etiam leoda nobilia quecumque aoquisita et acquirenda, absque financia quacumque nobis aut succès* soribus nostris prestanda, habere et tenere libère valeant, ac si essent nobiles et a nobilibus procreati, plenam eis, tenore presencium, super hiis omnibus et singulis, atque liberam concedentes facultatem ; ordinadonibus, )uribus, usibus seu quibuscumque statutis editis vel edendis non obstantibus quibuscumque. Quod ut ratum et stabile perpetuo perseveret, etc..

96 DOGUiaCNTS PAM8IBNS

Actum in castris nostris prope pontem Bouvinarum, die xvn sep* tembri, anno Domini millesiino CGC quadragesimo. Per dominum regem.

Lorris.

Sine financia.

Jostice.

CCUI.

1340, 21 octobre. Poissy.

Philippe VI, à la requête des exécuteurs testamentaires de feu Robert de Vernon, son maître chapelain, amortit 32 1. p. de rente annuelle destinée à la fondation d*une chapellenie en la chapelle royale de Paris. Il s'en réserve la collation toutes les fois qu'elle sera vacante, sauf la première, qui appartient aux exécuteurs.

(JJ. 71, n» 4a3.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir feisons à touz presenz et avenir que comme Robert de Vernon^, jadis nostre maistre cbapellain, ait ordenné en son testament, que pour le salu des imes de nous, de noz devanciers roys, lesquelx il servi, et de sa ftme aussi, soit par ses exécuteurs fondée en nostre chappelle royal à Paris, dont il fut chanoines, une chapellenie et douée de trente et deux livres parisis de rente annuelle et perpétuelle que il acquist par titre d'achat de Guillaume le Visconte, escuier, de la somme de six vint livres à tournois de rente mouvanz de nostre fié; lesqueles ledit Guillaume prenoit chascun an à certains termes par la main de nostre receveur de Paris sus la visconte de Courbueil et sus toutes les rentes, revenues et esmolumenz d*icelle; et lesdiz exécuteurs desirranz acomplir la ordenance et la voulenté dudit Robert, nous aiens supplié que* lesdites trente deux livres de rente vousissions amortir par le doement de ladite chapellenie. Nous, pour consideracion des bons services que nostredit maistre chapellain nous fist longuement et loyaument, et pour cause de Tacroissement du service divin, lequel nous desironz touzjours, avons ottroié et onroions, de grftce especial, que lesdiz exécuteurs puissent doer ladite chapellenie et ycelle transporter pour cause dudit doement en ycelle chapellenie, et que le chapellain qui pour le temps sera establiz à la desservir, tiengne et puisse tenir perpetuelment et paisiblement ladite rente, sanz ce que il soit contrainz à la vendre ou à mettre hors de sa main et sanz paier à nous

I. Robert de Vernon remplissait déjà les fonctions de chapelain de Philippe VI en mars i3a8, à l'époque où il n'était encore que régent du royaume. (J. Viard, les Journaux du trésor de Philippe VI de Valois^ n* 14. Voy. aussi BibL de VÉc. des chartes, 1894, p. 599.)

BU RiONX BB PHILIPPE VI BB VALOIS. 97

OU à nos successeurs aucune finance, laquelle nous avons quitté et quittons de nostre grâce especiale a ladite exécution, ausdiz exécuteurs et à touz autres; reservanz à nous et à nos successeurs roys la colladon de ladite chapellenie toutesfois que elle sera vacant, sauve ausdiz exécuteurs la première collacion d'icelle, selonc l'ordenance dudit feu Robert. Et que ce soit ferme et estable à touz leurs, etc.

Donné à Poissy, le xxi« jour d'octobre, l'an de grâce M CGC quarante.

Par le roL

Lorriz.

Sine finanda, quia remittitur.

Justice.

1340, 21 octobre. Poissy.

Philippe VI, à la requête des exécuteurs testamentaires de feu Robert de Vemon, son maître chapelain, amortit 20 1. p. de rente annuelle destinée à la fondstion d'une chapellenie en F^ise Notre-Dame de Paris, et ce, moyennant l'abandon de 100 1. p. sur la somme de aoo 1. p. que le roi devait audit Robert.

(JJ.71, n*424.)

Philippe, etc., savoir Csisons i touz presenz et avenir, que pour oonsideradon des bons servises faiz longuement et loyalment à nous et à aucuns noz prédécesseurs roys par Robert de Vcftnon, jadis nostre maistre chapellain, nous, à la supplicacion et rel|ueste des exécuteurs de son testament ou derraine voulenté, [avons octroyé et octroyons que comme] lesdiz exécuteurs* ont à fonder en l'église de Nostre Dame de Paris et doer de vint livres k parisis de rente annuelle et perpétuelle des biens dudit feu Robert, lesdiz exécuteurs puissent acquerre en noz censives et alleus ou de noz subgiez lesditcs vint livres de rente et les transporter ou doement de ladite chapellenie, et que le chapellain qui sera pour le temps establiz à desservir ycelle chapellenie puisse tenir et tiengne perpetueiment et paisiblement, en nom et pour cause de ladite cha-

I. Maître Pierre Barrière, chanoine de Paris et secrétaire du roi, étant resté seul exécuteur testamentaire de Robert de Vernon, fonda cette chapelle et la donna à M* Pierre Briarre, clerc et notaire du roi. La somme de 100 L p. indiquée dans cette pièce fut de beaucoup dépassée pour l'amortissement, ainsi que nous rapprend une cédule du tr^r du 7 novembre 1341 contenue dans des lettres de Philippe VI du mois de mars 1346 (n. st.), approuvant Pasaietis des ao 1. p. de rente annuelle; elle monta à i5a L 6 s. 7 d. p. (Arch. oaL, S. 88i, n* 36.)

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90 DOCDMBirrs PàMiman

pellenie lesdttes nnt livres de rente, sens ce que il soît contrainx à k vendre ou mettre hors de sa main, et sanz paier à nous ou à noz successeurs aucune finance; pour laquele lesdiz exécuteurs nous ont quité cent livres parisis de la somme de deux cenz livres parisis, esqueles nous estions tenuz à ladite execucion pour prest fait à nous dudit Robert en son vivant, pour le fait de nostre guerre. Et parmi lesdites cenz livres, nous tenons à paiez de ladite finance, combien que pour cause d'icelle, plus grant somme d'argent nous peust estre deue; et en quittons pour nous et pour nozdiz successeurs ladite execucion, lesdiz exécuteurs et touz autres. Et que ce soit ferme et estable, etc.

Donné à Poîssy, le xxi« jour d'octobre, l'an de grftoe M CGC XL.

Par le roi.

Lorriz.

Sine alia financia.

Justice.

1^40, oaobre. Saint-Ouen.

Philippe VI confirme une lettre de Tabbé de Sainte-Geneviève, par laquelle celui-ci approuve le legs fait aux écoliers du collège de Laon par Gérard de Montaigu, chanoine de Paris et de Reims, de sa maison sise à Paris en la censive de l'abbaye de Sainte-Geneviève.

(JJ. 73, n« 238.)

Philippus, Dei gratia Francorum rex, notum facimus universis tam prescntibus quam futuris, nos vidisse quasdem patentes littcras, sigillo religiosorum virorum et honestorum ab bâtis et conventus monasterii Sancte Genovefe in Monte Parisius ordinis sancti Âugustini, sigillatas, non obolitas, non cancellatas, nec in aliqua sui parte viciatas, sed omni suspiccione carentes, et tenorem qui sequitur continentes.

Universis présentes litteras înspecturis, Johannes*, permissione divina, monasterii Sancte Genovefe Parisiensis abbas humilîs, totusque ejusdem loci conventus, ordinis Sancti Augustini, ad romanam ecclesiam nuUo medio pertinentis, salucem in Domino sempiternam. Notum facimus in testamento seu ultima voluntate defuncti, venerabilis et discreti viri magistri Gerardi de Monte Âcuto', Parisiensis et

I. Jean V fut abbé de Sainte-Geneviève de i334 à i343. {Gallia chriS' tiana, t. VII, coi. 761 à 753.)

a. Dans le carton des Archives nationales, M. 141, se trouvent sous les numéros i, 2, 3, 4, 5 et 6 le testament de Gérard de Montaigu, rorigîaal des lettres de Tabbé de Sainte-^ieneviève, que nous pubUoQS,.et Je.prgcè^vcrba]^

DU MkOHE M MaiPPB VI DK VALOIS. 99

Remensis ecelesiaram canonici, tempore quo vivebat, nos vidisse înter alia contenu in eodem, unam clausulam, cujus ténor noscitur esse talis.

Legayit insnper idem testator abbati et conventut Sancte Oenovefé Parisiensis in Monte trecentas libras parisiensium , sub tali condhione et non alias quod ipsi, scolaribus dyocesis Laudunensis^ fundatis Parisius in vico Clausi Brunelli', bonas et compétentes litteras tradere teneantur quod ipsi scolares, post ipsius testatoris obitum, possint, eisque liceat inhabitare et tenere perpetuo domum quam dictus testator Parisius ad presens inhabitat, prout domus ipsa cum suis pertinenciis undique se comportât, absque coactione domum ipsam Tendendi, vel eam extra manum suam ponendi imperpetuum quoquomodo; quodque abbas et conventus dictos scoiares non impediant, quomodolibet in futurum, quominus in ipsa domo inhabitent et simul morentur perpetuo, libère, pacifice et quiète, salvis tamen eisdem abbati et conventui, censu, justicia et jure parrochiali dicte domus et pertinenciarum ejusdem. Inhibens exnunc, idem testator, dictam summam pecunie eidem religiosis solvi, quousque dicti scoiares ipsas litteras pênes se habuerint et donec venerint ad inhabitan* dum ipsam domum, nisi tamen steterit per eosdem scoiares.

Qua clausula per nos rîsaetdiligenter attenta, nosomnes in capitulo nostro propter hocspecialiter congregatî, unanimi consensu et nemine nostrum contradicente, nostra et nostri monasterii utilitate evidenti pensata, super hoc, diligenti tractatu et matura deliberatione prehabitia, dictum legatum trecentarum librarum parbiensium per dictum testatorem nobis factum secundum formam et tenorem contentos in clausula antedicta, acceptavimus et tenore presencium acceptamus, ac eciam, mediantibus dictis trecentis libris parisiensium per ezecutores dicd defuncti pro premissis nobis solutis et traditis in bona pecunia numerata, de quibus nos tenemus plenarie pro contentis, eisdem scolanbus Laudunensibus et eorum successoribus scolaribus dnntazat fundatis Parisius in vico predicto Clausi Brunelli' Parisius,

du 8 octobre 1340, de la translation des écoliers du collège de Laon, de la maison de la rue du Cios*Bruneau dans celle de la rue de la Montagne- Sainie^GeneYiève.

1. Le collège de Laon fut fondé en iSay par Guy de Laon, trésorier de la Sainte-Chapelle, rue du Qoa-Bruneau; transféré en 1340 rue de la Montagne-Sain te-Geneviève, il fut uni en 1773 au collège Louis-le-Grand. (Lebeuf, op. cit., éd. Cocheris, t. II, p. 678.)

2. L'original donne : Clausi Bumelli^ rue du Clos-Bnineau, qui, à partir de la fin du xiy* siècle, porta le nom de Jean-de-Beauvais. Près de cette rue, il existe encore aujourd'hui le passage du Clos-Bruneau, qui va de la rue des Carmes à la rue des Écoles.

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