CCLXXVII
1342 (n. st.), janvier.
Philippe VI confirme la vente faite par le Châtelet à Guillaume Baston, clerc, d'une maison sise à Paris, rue de la Calandre, ayant appartenu à feu
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Simon Lambert, chanoine de Chartres. Cette vente fut efiectuée pour indemniser le roi des sommes qui lui étaient dues par ledit Simon depuis qu'il avait été collecteur de dixièmes dans la province d'Auch.
(JJ. 72, u* 25 1.)
Philippe, etc...y savoir fiaisons à touz presens et avenir, nous avoir veu les lettres ci dedenz encorporées, saines et entières, contenans ceste fourme.
A touz ceux qui ces lettres verront, Pierres Langlois et Richart de Paris, sergenz à chevaulx du roy nostre sire ou Chastellet de Paris, commissaires donnfc en ceste partie, salut. Comme par vertu des lettres à nous envoiées des trésoriers du roy nostre sire, desquelles la teneur est telle.
Les trésoriers du roy nostre sire à Paris, à Perrot Lengloîs et Richart de Paris, sergenz à cheval du Chastellet de Paris, salut. Comme feu maistre Symon Lambert, jadis chanoine de Chartres, ou temps que il vivoit, fust tenuz au roy nostredît seigneur en une grant somme d'argent, par la fin de ses comptes de plusieurs deniers que il receut pour les disiemes ou temps que il en estoit collecteur en la province d'Aux, dont satisfacion n'a esté feite au roy nostredit seigneur; nous vous mandons, e; à chascun de vous commettons par ces lettres, que touz les biens dudit feu maistre Symon et ses héritage^ seanz à Bolainviller ou environ et aillieurs, où savoir et trouver les pourriez, prenez et mettez en la main du roy nostre sire ; et yceuls biens et héritages, avec les yssues d'iceuls, vendes et exploitiez en la manière que es propres débites du roy nostre sire appartient ; et les deniers de vostre esploit faites venir au trésor du roy nostredit seigneur. De ce faire vous donnons povoir et à chascun [de] vous ; mandons â touz les subgiez du roy nostre sire, etc..
Donné à Paris, soubz noz seaulx, le vendredi xix* jour de septembre, Tan de grâce mil CCC XXXVII.
Et pour ce faire et entériner ce que mandé et commis nous estoit par ycelles, nous eussiens pris, arresté et mis en vente de par le roy nostre sire, par la cause contenue es lettres dessus transcriptes, une maison ci après nomée, esclarcie, avec toutes les appartenances et appendences d'icelle, qui fu et estoit audit feu maistre Symon Lambert ou temps que il vivoit, si comme l'en disoit, assise à Paris^ ea la rue de U Kalandre, tenant d'une part à la maison maistre Bertran Ysarne et d'autre part à Bertaut le Seller. Et pour ce que de ladite maison, religieux home et bonestes Tabbé de Hebecourt* o£frit à donner le pris de cenz livres tournois, nous feismes crier à l'audience
1. C'est l'abbaye de Notre-Dame d'Abbécourt, de l'onlre de PféaiOBtré, comm. d'Oigeiial, Saîne-el-OiM^ arr. de Versailles, canu de Poinj.
DU RÈ6NB DB FHILIfni Yl IMI VALOIS. 12J
du Chastellet de Piiris par Tassin FEnffiint, [sergent à Terge] du roy nostre sire establi de par ycelui seigneur à faire les criés des vendages, ea ladite audience, par une quatorzaine, par deux, par trois, et la quarte d'abondant, que ladite maison estoît vendue de par le roy nostre sire, et pour les causes contenues es lettres dessus transcriptes, audit abbé de Honbecourt, pour le pris de cenz livres tournois, et que, s'il estoît aucun qui plus en voisist donner, veneist avant et nous li vendreiens et deliverriens de par le roy aus usus (sic) et aus coustumes de France et selonc ce que il estoit acoustumé à faire pour les propres debtes du roy. Et avec ce, feîsmes crier, que s'il estoit aucun qui sur ycelle maison vousit aucune chose demander ou reclamer, fust par lettres, par cens, par arrérage de cens ou autrement, comment et par quelconque cause [que] ce fenst, venist avant dedenz lafin de la quarte quators[ai]ne, ou il n'y seroit jamais oiz ne receuz. Cest assavoir : pour la première quatorzaine, le samedi avant la Saint Michiel*, pour la seconde, le samedi après la feste Saint Denys^, pour la tierce, le samedi avant la feste de Toussains^, et pour la quarte d'abondant, le samedi avant [la] feste Saint Martin d'iver^, tout en Tan de grâce mil CGC trente et sept. En faisant lesquelles criées, maistre Guillaume Baston, clerc, en son nom, enchierit ladite vente de ladite maison et la mist à six vins livres tournois. Pour [sic) dessus lequel, frère Guillaume de Maante, ou nom dudit abbé et du couvent de Honbecourt, ren* dierit ladite vente et la mist à six vins et deux livres tournois. Pour {sic) dessus lequel, maistre Guillaume Baston, clerc, en son nom, renchérit ladite vente et la mist à six vins et à quatre livres tournois ; et sur ycellui pris nous en bailla lidiz maistre Guillaume un denier à Dieu, auquel nous le receusmes. Contre laquelle vente, et en faisant lesdites criées et subhastacions, Jehan de Dampmartin, orbateur, se oposa, noo pas afin que celle vente ne feust faite et parfaite, mais seulement pour partir au pris d'icelle vente pour sexante treze livres parisis, en qooy ledit feu maistre Symon Lambert estoit tenuz ou temps que il rivoit audit Jehan de Dampmartin, pour certaine et juste cause, et dont termes estoit passé, si comme il disoit. Liquelx Jehan de Dampmartin renonça depuis» en jugement ou Chestellé de Paris, à sadite opposicion, selon la teneur d'une acte faite sur ce oudit Chastellet annexée par[mi] les actes desdites criées» de laquelle acte la teneur est telle.
L'an de grlee mil CGC trente et aept, le mecredi après Noël, fii presens en jugement par devant nous, ou Ghastellé de Paris, Jehan de Damp-