Actuellement le Pont-au -Change
4. Le Petit-Pont, qui porte encore aujourd'hui le même nom, va de la place du Parvis-Notre-Dame à la rue du Petit-Pont.
l5o DOGUlfBMTS PARISIENS
i332 (n. st.), mars. Paris.
Philippe VI amortit en faveur d'Amis d'Orléans^, doyen de Paris, moyennant 40 1. t. versées au trésor, une maison, une grange et d'autres possessions sises à Nouveville, paroisse de Luigny*, au diocèse de Chartres, qu'il veut donner à la maison des aveugles d'Orléans pour la construction d'une chapelle.
(JJ. 66. n« 633.)
Par la Chambre des comptes.
Vistrebec.
i332 (a. st.), mars. La Roberdière.
Philippe VI amortit ao 1. p. de rente en feveur de Renoult Bon nefby, vicaire en l'église de Paris, pour lui permettre de fonder une chapellenie en cette église.
(JJ. 66, n* 634,)
Philippe, par la griice de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir, que à la supplication de Renoult Bonnefoy, vicaire en l'église de Paris, disant qu'il a grant dévotion et entente de fonder en ladite église une chapellenie perpétuelle pour prier pour sa ame et pour les âmes de ses bienfaiteurs et de doîer icelle chapellenie de vint livres parisis de rente à tou2 jours mais. Nous, loans sa voulenté, ottroions audit Renoult, de grâce especial et en aumosne, et pour cause de accroistre le service Nostre-Seigneur, que desdites vint livres de rente hors fié et justice, se il les a de présent ou quant il les aura acquises, il puisse fonder et doer ladite chapellenie, et que li chapellains qui pour le temps y sera establiz pour la desservir, puisse tenir et tiegne paisiblement ladite rente, sans ce qu'il puisse estre ou soit contrains à la vendre ou mettre hors de sa main et sens
1. Voy., sur Amis d'Orléans, Gallia christiana^ t. VIII, col. 208-209. Charles IV, par lettres du 3o mars et du 19 juillet i325, chargea Amis d'Orléans et Philippe de Pesselières, chevalier et conseiller du roi, de faire l'assiette du douaire de la reine Jeanne d'Évreux, en Brie et en Champagne. (Arch. nat., KK. 3a, fol. 8 r* et 46 r*.) Philippe VI, par lettres datées de Saint-Denis le 18 février 1329 (n. st.), leur continua cette mission et leur adjoignit Thomas de Reims. (Ibid., fol. xoo r*.) Voy. aussi Journaux du trésor de Philippe VI de Valois, n* x38, mention d'un paiement fiiit au doyen de Paris pour cette opération.
2. Luigny, Eure-et-Loir, arr. de Nogent-le-Rotrou, cant. d'Authon.
DU RiGNB IXB PHIUPPB VI DK VALOIS. l5l
en paier jamais finance quelle que elle soit. Et à perpétuelle mémoire et fermeté de ce, etc..
Donné à La Roberdiere^, Tan de grâce mil CGC trente et im, ou mois de mars.
Par le roy, à la relacion de l'aumonnier.
Barrière.
^332 (n. st.), mars. Longpont.
Philippe VI, à la requête de Thomas de Saînt-Benoft, bourgeois de Paris, amortit 25 1. de rente annuelle qu'il donne à l'église Saint-Pierre-des- Ârcis pour y faire célébrer chaque jour le divin office, savoir, matines et les autres heures, et une messe.
(JJ. 66, n* 636.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir fayssons à touz presens et avenir, que nous, à la supplicacion de Thomas de Saint-Benoist, bourgois de Paris, disant que pour cause de ce que rîglise parrochial de Saint- Pierre-des*Arsis ^, en la parroisse de laquelle église il a longuement demeuré et encore demoroit, estoit pouvre, et pour ce estoit petitement servie du divin office, il avoit grant dévotion et voulenté pour Tonneur de Nostre-Seigneur Jhesu- Crbt et de la Vierge Marie, sa benoite raere, et de touz sains, nous premièrement appelle en toutes oroisons, prières et bien fais, de donner, des biens que Diex li avoit donnez, certaine rente pour fiaiire le divin office ; c'est assavoir matines et toutes autres heures ordenées, et une messe chascun jour perpetuelment. Nous, loans le bon propos dudit Thomas, à yceli Thomas, de grâce especial et de certaine science avons ottroié et ottroions que il puisse fonder et instituer en dotacion' d'icelle église vint et cinq livres de annuel et perpétuel rente, toutevois sans fié et sans justice, pour faire le divin office en la manière que dessus est dit, et que li perpétuel chapellain de ladite église qui pour le temps seront, lesdites vint et cinc livres de annuel et perpétuel rente puissent tenir sans ce qu'il soient contraint de les vendre ou de les mettre hors de leur main, ou en soient tenuz à nous ou à noz successeurs rois de France pour [d'Jicelles feire finance
I. La Roberdière, probablement Majrenne, arr. de Laval, cant. de Montsurs, comm. de Saint-Ouen-des- Vallons ou des Oyes.
a. L'église Saint-Pierre<ies-Arcis était située dans la cité; elle a totalement disparu ; son emplacement est occupé aujourd'hui en partie par le marché aux fleurs. (Lebeuf, Hist. de la ville et du diocèse de Paris, éd. Cocheris, t. m, p. 386 et 426.)
l52 DO€U1f]SNTS PARISIENS
quelle que elle soit ; sauf nostre droit en autres choses et le droit d'autrui eu toutes. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable, etc.
Donné à Loncpont, dessouz Montleheri, l'an de grâce mil CGC trente et un, ou mois de mars.
Par le roy, à la relacion l'avoé de Therouanne.
Aubigny.
i33a (n. st.), mars. Melun.
Philippe VI, à la requête des Chartreux de la maison de Vauvert près Paris, amortit en leur faveur différents héritages situés notamment à Longjumeau et à Saulx-les- Chartreux.
(JJ. 66, n* 645.}
Philippe, par la grâce de Dieu rois de France, savoir faisons à touz presens et avenir, que comme religieus hommes le prieur et le convent de la meson de Val vert de lez Paris, de Tordre de Chartreuse, nous eussent fait supplier que nous, pour Tamour de Dieu, leur vousissiens amortir certains héritages que il a voient acquis de deniers à els donnez pour Dieu et en amosne, c'est assavoir : so[i]xante et douze arpens, tant de terre arable quant de pré, une masure et un jardin, acquis et achatez de maistre Guy de la Grange, seigneur de Cham> pegny de lez Meleun, chanoine de Baiex, avecques touz les drois, actions, possessions, proprietez, seigneuries que cil vendeur avoit ou avoir povoit envers quelconques persones et biens pour raison d'ices héritages. Item^ sexante solz de parisis de menuz cens que plusieurs personnes doivent à Looc JumeH à plusieurs et certains termes, une droiture paiée chascun an audit lieu, sept sextiers et plaine mine que blé, que avaine, que segle pris sur plusieurs héritages ou terrouer de Lonc Jumel acquis et achatez par lesdiz religieus de Adam de Saint- Mesmer, escuier. Item^ environ six livres de parisis de menuz cens, ovecques la basse justice et maine, et toutes les appartenances, un quartier de terre, quatre poules, droitures estans à Saux^, appartenanz à Jehan et Symon de Rainvillier, escuiers, frères, qui ces choses ont vendues asdiz religieus. Nous, enfourmez de la value desdiz héritages par information sur ce faite, laquelle nous feismes veoirpar noz gens, et voulans estre parçonniers des biens de ladite meson et de tout leur ordre, tant pour le salut de nostre ame quant de noz
1, Longjumeau, Seine-et-Oise, arr. de Corbeil, ch.-l. de cant.
2. Saulx-les-Chartreux, Sdne-et-Oise, arr. de Corbetli cant. de Longjumeau.
DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. l53
prédécesseurs, ottroions par ces lettres asdiz religieus que il et leur successeurs, pour eb et leur dite meson, touz les héritages dessus nommez et toutes les appartenences de icels, en quelque chose que ce soit, tiegnent, puissent tenir et posseoir heritablement, en perpétuité, franchement et quittement et en perpétuel amosne comme amortiz, sans estre contrainz de vendre les ou de mettre hors de leur main et sans paier de ce finance quelle que elle soit dore en avant, à nous ou à noz successeurs. En tesmoing, etc..
Ce fu foit à Meleun, Tan de grâce mil CGC trente et un, ou mois de mars.
Par le roy, à la relacion de messire Philippe de Meleun.
Verberie.
i332 (n. st.), mars. Paris.
Philippe VI amortit en faveur de Guillaume de Gieo, bénéficier de Téglise
Notre-Dame de Paria, i6 1. p. de rente annuelle, qu'il veut donner à la
communauté des chapelains de cette église pour la fondation d'une cha*
pellenie.
(JJ. 66, n* 807.)
Philippe, par la grâce de Dieu rois de France, savoir faisons que nous avons ottroié et ottroions de grâce especial, par la teneur de ces lettres, à maistre Guillaume de Gyem% bénéficié en Teglise Nostre- Dame de Paris, que seze livres parisis de rente annuele et perpétuelle que ledit maistre Guillaume entent et veult achater en noz censives, en la ville de Paris ou ailleurs, pour donner et delaissier à perpétuité à la communité des chapellains de ladite église de Paris, pour fonder une chapellenie perpétuelle ou pour célébrer chascun jour une messe en ladite église par lesdiz chapellains par semaines; c'est assavoir : par chascun desdiz chapellains en son tour pour ledit maistre Guillaume; ledit maistre Guillaume puisse achater et acqucrre en la manière et pour la cause devant dites, et que icelles seze livres parisis acquises, achatées et données par ledit maistre Guillaume à ladite communité desdiz chapellains, la devantdite communité desdiz chapellains ou leur procureur ou nom de euls et pour euls, puissent tenir à perpétuité, paisiblement, sanz ce ce que eub ne leurs successeurs soient contrains de nous ou de noz successeurs roys
I. Le i3 novembre i335, Guillaume de Gien, chanoine de l'église de Paria, rendit avec R. Bonnefoy une sentence pour clore le difiérend qui s'était élevé entre plusieurs autres chanoines au sujet des prébendes de la chapelle Saint- Aignan, à Notre-Dame. (Guérard, Cartulaire de Véglise Notre-Dame de Paris, t* I, p. 232.)
l54 DOCUMENTS PARISIENS
de France à vendre lesdites seze livres parisis de rente annuelle et perpétuelle, ne mettre hors de leur main, ne paier à nous ne à nox successeurs pour ce finance quelle que elle soit. Et que ce soit ferme et estable, etc..
Donné à Paris, Tan de grâce mil CGC trente et un ou moys de mars.
Par le roy, à la relacion monseigneur G. Bertran.
H. Martin.
i33a (n. st.), mars. Paris.
Lettres par lesquelles Philippe VI laisse à Jean et Louis Bonnetin, bourgeois de Paris, pour 700 1. p., en déduction de sommes qu'il leur doit, une maison et une place sises à Paris, en la rue de la Bretonnerie, qui avaient été confisquées sur Mâche des Mâches.
(JJ. 66, n* 890.)
Philippe, par la grâce de Dieu rois de France, savoir faisons à toux presens et avenir, que comme nous eussiens une maison soiant en la ru appellée la Bretonnerie^, de Paris, de lez Teglise Sainte-Croix, de Paris, tenant à la maison maistre Jehan Halegrin devant et derrières, aboutant par derrières à la rue Dame Agnès la Buschière^, et une place vuide tenant à ladite maison d'une part et à ladite église de l'autre, en la censive de Tospital d'une part et en la terre Hugue Haubert de l'autre, et par derrières, en la terre Pierre de Hangest, et eust en ladite place merrien et pierre ou quarrel à ycelle place appartenans ; lesquelles maison, place merrien ou carrel nous estoient venus en confiscacion par la forfaiture Mâche des Mâches, jusdcié pour ses méfiais, et nous fussiens tenuz à noz amez Jehan et Loys dis Bonnetin, bourgois de Paris, en certaine somme d'argent à euls deue pour certaines et justes causes du temps de nostre très chîer seigneur et oncle le roy Philippe le Bel, que Dieu absoUe, si comme il nous est apparu soufisaument. Pour quoy, nous, volans ausdiz bourgois faire satisfaction de leur dite debte, si comme il appartient, et considerans que lesdites maison et place ne nous estoient nécessaires ne profitables pour tenir en noz demaines, avons lesdites maison, place, merrien et pierres ou carreaux, si comme elles se comportent et estendent en lonc et en lé, firans et quittes de touz
I. Rue Sainte-Croix-<le4a-Bretonnerie, qui Ta de la rue Vieille-du-Temple à la rue du Temple.
a. Ce nom, d'après Jailîot (op, ctU^ t. III, quartier Sainte- Avoie, p. 3i), aurait été donné au commencement de la rue Salnte-Croiz-de-la-Bretoonerie, au xiv* siècle.
DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. l55
arreniges jusques à la date de ces présentes lettres, fait par no2 amez et feaus les gens de noz comptes et trésoriers à Paris, pour nous et en nostre nom, vendre, cesser, transporter et par nom de pure et perpétuel vente, cession et transport, delessier à touz jours mais à héritage perpétuel ausdiz Jehan et Loys diz Bonnetin et à leurs hoirs et successeurs, et à ceuls qui aront cause d'euls, pour le pris de sept cens livres parisis fors, lesquelles sept cens livres, nosdites gens et trésoriers ont déduites et rabatues ausdiz Jehan et Loys de leur dite debte, et nous en tenons pour bien poiez et en quittons et absolons les bourgois dessusdiz* Et nous, la vente, cession et transport, déduction et rabat dessusdiz, ainsi fais par nozdites gens et thresoriers, aiens fermes et aggreables, etc..
Mandans au prevost de Paris ou à son lieutenent, etc..
Ce fn fait à Paris, Tan de grâce mil CGC trente et un ou moys de mars.
Par la Chambre des comptes et P. Forget% trésorier.
Vistrebec
i332 (n. st.), mars. Paris.
Philippe VI confirme la yente de 1 1 1. 6 s. p. de rentes assises sur différentes maisons de Paris, et appartenant à Guy de Goussainville, faite à Jean Chauveau par Jean dit le Maistre et Jean de Tricot, sergents à cheyal du Châtelet, pour rembourser au roi une somme de 4,000 1. p. qui lui était due par ledit Guy.
(JJ. 66, n* xo32.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir, nous avoir veu deux paires de lettres ci-dessouz encorporées, dont la première contient la fourme qui s'ensuit :
A touz ceus qui ces lettres verront, Jehan dit le Maistre et Jehan de Tricot, sergens à cheval du roy noseigneur en la prevosté de Paris et ou ressort, commis de par icelli seigneur en la besoigne dont mention est faite ci-dessouz, salut. Comfne par vertu des lettres du roy nostre sire à nous commises et du povoir à nous donné de par icelli seigneur par ses lettres dessusdites, desquelles la teneur est telle :
Philippe, par la grâce de Dieu, etc.^...
Nous, Jehan dit le Maistre et Jehan de Tricot, dessus nommez,
1. Pierre Forget exerçait les fonctions de trésorier déjà dès le 23 août i33i. {Armuahre-BuUetin de la Société de l'Histoire de France, 1875, p. 201-202.}
2. Cette pièce est déjà reproduite dans JJ. 66, n* 609. — Voy, ci -dessus
l56 DOCUMENTS PAMSIENS
nous fussiens transportez es lieus ou ledit monseigneur Guy de Gonssainville, chevalier, avoît ses biens meubles et sa terre, pour ledit mandament et lesdites lettres du roy nostre sire mettre à ezequcion deue ; et en yceulz lieus nous ne peussiens avoir trouvé tant de biens meubles qui peussent souffire ausdites lettres du roy nostre sire entériner; et pour ce, nous, des héritages, cens, rentes, justice et seigneurie qui estoient et appartenoient audit chevalier, si comme on disoit, eussions pris, saisi et arresté en la main du roy nostre sire, especialment les cens et rentes ci-dessouz esclarciez que ledit chevalier avoit en la ville de Paris sus les lieux ci-dessouz nommez. C'est assavoir : sus la maison Thomas de Ghaalons, en la rue des Escoufles*, quarante et huit soulz pariais de cens ou de rente par an, pris tantost après fons de terre en la censive du Temple; ladite maison tenant d'une part à Oudin le Charretier et d'autre part à Hue de Saint Ouyn et par darneres aus Pouliers*. Derrechief^ en ladite rue, sur l'ostel Jehan de Croistres, trente cinq soulz parisis de cens ou de rente par an, pris tantost après fons de terre, en la censive du Temple, tenant d*une part à la maison feu Marguerite de Longueil et d'autre part à Estienne Harent, peletier. /fem, sus la maison dudit Estienne Harent, séant en ladite rue, quatorze soulz parisis de cens ou de rente par an pris après fons de terre, en la censive dudit hospital, tenant d'une part à Remy le Messagier et d'autre part à la maison Raoul Tacon Dieu. Item^ à la porte Baudoier, sur la maison Guiot de Corbie, escrivain, delez l'Ostel Dieu Saint Gervais, trente
le n* LXXXVI. — A la fin de Tannée iSSa, d'autres biens de Gui de Goussain ville, sis à Meudon, Attainville, Goussainville, Luzarches et Fontenay, furent encore vendus. Philippe VI approuva cette vente au mois de février i333. (JJ. 66, n* 1090.] Ces ventes eurent lieu à la suite du bannissement dont il fut frappé, comme soupçonné d'avoir fait assassiner, le 29 juin iSig, frère Gui de Fayel, convers de l'église du Val. Bien que, par des lettres de Philippe le Long du 10 février i3ao confirmées par Philippe VI au mois de mars i33i (JJ. 66, n* 689), il ait été déchargé de ce soupçon, le bannissement fut n^nmoins maintenu. Peu après, il dut revenir en France et entra à la Chartreuse du Liget, où on le trouve religieux profès le 20 avril 1 340, date d'une lettre de Philippe VE levant la peine dont il avait été frappé. Le roi donne la moitié des biens meubles dudit chevalier à ce couvent, mais garde l'autre moitié avec tous les immeubles qui pourraient encore lui rester. (JJ. 74, n» 375.)
X. La rue des Écouffes, qui va maintenant de la rue de Rivoli à la rue des Rosiers, allait autrefois de la rue des Rosiers à celle du Roi-de-Sicile.
a. On appelait autrefois pouliers, sans doute pour poulies, le lieu où l'on étirait, où l'on étendait les étoffes pour les faire sécher. La rue voisine de ce lieu, qui est celle des Francs-Bourgeois, fut aussi désignée anciennement sous le nom de rue des Poulies. (Jaillot, <^, cit,, t. III, quartier Saint- Antoine, p. 75.)
DU RÈQNB DE PHILIPPE VI DE VALOIR. iSj
cinq soulz parisis de cens ou de rente par an, tantost pris après fons de terre en la censive du roy nostre sire, tenant d'une part à la maison Martin Coustain et par derrières à la maison feu Estienne Aus Enfons. Item^ sur la maison qui fu Robert l'Escrivain, séant en la rue aus Commanderresses^, qui est à présent Jehan de la Crois, tailleur de robes, soixante soulz parisis de cens ou de rente par an pris emprès fons de terre en la censive Saint Victor, tenant d'une part à Marguet la Regratiere et d'autre part à Jehan de Gurion, marchant de vins, aboutissant par derrières à Jehan de la Verrière, notaire de Chastellet. Derechie/^ sus la maison maistre Richart le Mareschal et sus la maison Guillaume Martin, tonnelier, seânz en Grève, Tune delez Tautre, vint soulz parisis de cens ou de rente par an après fons de terre. Et ce fait, nous, par vertu du povoir à nous commis eussions £ait assavoir et crier souffisaument de par le roy nostre sire, en plaine audience ou Chastellet de Paris, que lesdiz cens et rentes dessus esclarciz montans en somme, onze livres et six soulz parisb de cens ou de rente par an, estoient en vente de par le roy nostre sire et pour la propre debte d'icelli seigneur, et que se il estoit aucun qui les vousist acheter, venit avant et nous les lui vendrions et deliverrions de par le roy nostre sire aus us et aus coustume de France. Auquel cri s'apparut par devant nous Colart Touquart qui, desdites onze livres six soulz parisis de cens ou de rente par an, mist et bailla un denier à Dieu en nostre main ou pris et pour le pris de quatre vinz livres parisis. Et sur ce, nous, derechief, eussions fait savoir et crier en ladite audience du Chastellet de Paris par Jehan de Berne, sergent du roy nostre sire, député à ce faire, que lesdites onze livres et six soulz parisis de cens ou de rente par an pris sus les lieux dessus esclarcis et emprès fons de terre comme dit est, estoient venduz de par le roy nostre sire et pour la propre debte d'icelly seigneur, au devantdit Colart Touquart, le pris desdites quatre vins livres parisis, et que se il estoit aucun qui plus en vousist donner, venist avant et il seroit ois et receuz, c'est assavoir : pour la première quatorzaine, le mardi avant la feste Saint Jehan Babtiste^, Tan de grâce mil CCC trente et un ; pour la seconde quatorzaine, le mardi après la feste Saint Pierre et Saint Pol>, l'an dessusdit ; pour la tierce quatorzaine, le mardi quinze jours du mois de jullet l'an dessusdit^.
I. D'après Jaillot {op, cit., t. I", quartier Sainte-Opportune, p. 5o), la rue des Commanderesses serait probablement la même que celle du Platd'Étain, qui encore maintenant va de la rue des Déchargeurs dans celle des Lavandières.
a. i8 juin i33i.