Admorti^ati est supprimé
6. Sur cette confrérie, voy. Le Roux de Lîncy, Recherches sur la grande cof^fririe Notre-Dame, Paris, Duverger, 1844, in-8*.
hV RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. 29
magni paladi capte % repertum fuerit^ ipsam confrariam de decen (sic)
et octo solidis parisiensium aonui redditus fuisse lesam, in hoc quod
ipsi decem et octo solidi, super plateas Radulphi et Pétri Le Nor-
mant, ante hospitium de Barris', ultra censum quem ibi habebamus,
fîierant assignati^. Nos, noleotes quod dicta confraria predictis decem
et octo solidis annui redditus deffraudetur, eosdem assignamus et
assedimus abbati, preposito et confratribus dicte confrarie presenti-
bui et futuris, pro nobis et successoribus, in et super viginti et uno
solidis parisiensium, quos de augmento census haberemus annuatim
in festo Nativitatis et Resurrectionis dominice, per médium, super
domum que fuit deffuncti Guillelmi Potier, ante capellam deffuncti
Stephani Haudri', in Gravia, percipiendos et habendos tamquam
admorttzatos ex causa predicta, perpetuo^, per manum suam, predictis
terminis equaliter annuatim; residuo tamen dictorum viginti et unum
solidorum, nobis et nostris successoribus rémanente. Quod ut fir-
mum, etc.. Actum Parisius, anno Domini millesimo CGC» vicesimo
octavo, mense decembri.
Per cameram compotorum.
R. de Molinis.
i328, décembre. Paris.
Philippe VI confirme une lettre du 10 février iSig (n. 8t.) de Henri de Tape*
1. M. Boutaric, qui a consacré un chapitre aux agrandissements du palais, principalement sous Philippe le Bel, dans ses Recherches archéologiques sur le palais de justice de Paris, publiées dans le tome XXVII des Mémoires de la Société des antiquaires de France, p. x et suiv., fait connaître un certain nombre d*expropriations opérées par ce roi. Aucune allusion n^est faite à celle qui est signalée dans cet acte. Ces agrandissements durent donc encore continuer sous les règnes suivants. Voy. aussi Notices et extraits des manuscrits, t. XX, 2* part., p. 206 et suiv.
2. Au lieu de repertum fuerit^ etc..., il 7 a : Erratum fuisset de decem et octo solidis parisiensium annui redditus qui assignati fUerant super plateas, etc.
3. Cet hôtel, signalé par Sauvai, était situé en partie dans la rue des Barres et en partie dans celle de la Mortellerie. Il fut acheté par les religieux de Saint-Maur en i362. (Sauvai, op. cit., t. I, p. 11 3.)
4. Au lieu de fuerant assignati, etc., il y a : Prout per informacionem factam gentium nostrorum camere compotorum Parisius, per receptorem nostrum Parisiensem extitit repertum.
5. La chapelle fondée par Etienne Haudri en i3o6 était située sur la place de Grève, entre le quai et la rue de la Mortellerie. (Jaillot, op. cit., t. III (quartier de la Grève), p. 24.)
6. La phrase : Tanquam admorti^atos ex causa predicta perpetuo est supprimée.
3o DOCUMENTS PARISIENS
rel, garde de la prévôté de Paris, approuvant une société de secours mutuels fondée par les fourreurs de vair de Paris, pour assister ceux d'entre eux qui ne pourront travailler par suite de maladie ^
i328, décembre. Bois de Vincennes.
Philippe VI amortit, en faveur du cardinal Guillaume Pierre, 40 I. p. de rentes destinées à acheter des torches de cire pour allumer en Téglise des frères Prêcheurs de Paris, chaque jour pendant les messes, à l'élévation, et à faire chaque année aux frères une pitance le jour de la fête de Saint- Thomas-d'Aquin.
(JJ. 65b, n* 3 12.)
Philippe, etc.. Savoir faisons à touz presens et avenir, que, comme nostre amis espiciaus, frères Guillaumes Pieres^, evesques, cardinaus de Sabine, de Tordre des Frères Prescheurs, ait devocion de establir quarente livres parisis de rente pour achater et administrer torches de cire pour alumer en Teglise du convent des Frères Prescheurs de Paris, chacun jour perdurablement, à la levacion du saint sacrement de Nostre Segneur Jhesu Crist, aus messes qui seront dites et chantés au grant autel de ladite église et aus autres autiex d'icelle église, et pour faire chascun an une pitence aus frères dudit convent, le jour de la feste de Saint Thomas d'Aquin, jadis frère dudit ordre, et nous ait fait supplier que nous li donnissons congié de acquerre en nostre terre et juridiction pour faire et establir perdurablement Tordenance dessus dite, les devant dites quarente livres parisis de rente. Nous, consîderans et approuvans la devocion et Tentente dudit cardinal, li octroions de grâce espicial et de certaine science que il, en noz censives et en nostre juridiction, puisse acquerre lesdités quarente livres parisis de rente, senz fiez toutevoies et senz haute justice, et les donner et convertir perpetuelement en Tordenance, en l'usage dessus diz, et que les persones en cui il transportera lesdités quarante livres parisis de rente les aient, tiegnent et possèdent à touz jours, senz estre
1. La lettre vidimée de Henri de Taperel est publiée intégralement par G. Fagniez dans ses Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XI II* et au XIV* siècle, Paris, Vieweg, 1877, in-8% p. 290.
2. Guillaume Godin, ou Guillaume Pierre de Godin, promu en i3i2 cardinal de Sainte-Cécile, fut nommé évoque de la Sabine par Jean XXII le 12 septembre 1817; envoyé ensuite comme légat en Espagne, il mourut le 4 juin z336. (Ciaconius, Vitœ et res gestes Pontijlcum romanorum et cardinalium, t. II, col. 384.)
DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. 3l
contrainz de les meistre hours de leurs mains et sens en pater jamais
finance, quelle que elle soit, à nous ne à noz successeurs. Et pour ce
que ce soit ferme chose et estable à touz jours, nous avons fait mettre
nostre seel en ces lettres, sauf en autres choses nostre droit, et en
toutes le droit d*autrui. Donné au Bois de Vincennes, Tan de grâce
mil trois cenz vint et huit, ou mois [de] décembre.
Par le roy.
Ja. de Vertuz.
i328. Bois de Vincennes.
Lettres par lesquelles Philippe VI donne à Colinet de Chelles, enfant de la chapelle royale de Paris, qui devait se marier, les biens confisqués sur Guillaume le Bourguignon, sis à Meaux et évalués i3o 1. p.
(JJ.65», n* i85.)
Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir, que, comme Coliné de Chielet, jadis enfant de nostre chapelle royal de Paris, ait ordené de changer son estât de clerc en celui de mariage, si comme on nous a donné à entendre. Nous, en recompenssacion dudit service qu'il a fait ou temps passé à aucuns noz devanciers roys de France, li avons donné et donnons de grâce especial, pour li, pour ses hoirs et successours et pour ceus qui de 11 auront cause, la forfaiture [qui nous] est venue de Guillaume Le Borgoignon, clerc, lequel, pour ses mefifaiz, est condempnez à chartre perpétuel et detenuz e la prison Tevesque de Myaus..., [ainsi] que nous avons entendu, et est ladite forfaiture en maisons assises à Meaux, c'est assavoir : une en la rue Saint Rémi, prisée avec ses appartenances quatre vinz livers (sic) tournois une foiz, et le tiers d'une autre maison qui est joignant de l'autre, et le quar des deux autres parties d'icelle maison, lesquels tiers et quart, ledit clerc avoit en ladite maison, prisée sur le tout cent livres tournois une foiz, desquelz ledit tierz et quart valent cinquante livres tournois, et ainsi vaut ladite for- Êiiture, par tout, sis vins diz livres tournois, si comme par Jehan Pitaut, lieutenant de nostre bailli de Meaux, auquel nous avions mandé que de ladite value de ladite forfaiture se enformast, nous a esté raporté par escript souz son seel ; et tinent lesdites maisons, d'une part à la maison Houdart de Londre et d'autre part à la maison Johan Nivart, et par dariere as prez des Moustîers. Si voulons que leditOolinet de Chielc, ses hoirs, ses successeurs et ceux qui de li auront cause jouissent paisiblement à touz jours, selon nostredit don, de ladite forfuture. Et que ce soit ferme et estaible à perpétuité, etc. Donné au Boays de Vincennes, l'an de grâce mil CGC vint et huit.
DOCDMBNTS PARISIENS
Par le roy, présent son confesseur, son aumousnier et monseigneur R. de Vernon, son chapellain.
Barrière.
i329, janvier. Paris.
Philippe VI confirme un accord intervenu par<devant les gens des requêtes du palais, entre Gilles de Condé, chapelain de Pautel Notre-Dame en la chapelle Saint-Michel du palais» et Nicole de Pjrmont, chapelain de Pautel Saint-Michel, en vertu duquel les oblations de l'autel Notre-Dame appartiendront au chapelain de cet autel, à condition qu'il assignera 40 s. p. de rente annuelle au chapelain de Saint-Michel, à prendre sur les étauz des poissonniers du Petit-Pont.
(JJ.65», n- i3.)
Philippus, etc.. Notum facimus universis, etc., nos litteras infirascriptas vidisse, ténorecn qui, etc..
A touz ceux qui ces lettres verront, les genz des requestes dou palaiz nostre seigneur le roy à Paris, salut. Nous faisons assavoir que unes lettres dou roi nostre sire, desus dit, avons receues, contenanz cestes forme :
Karolus, Dei gratia, Franco rum et Navarre rex, dilectis et fidelibus gentibus nostrîs requestarum Parisius, salutem et dilectionem. Dilectus cappellanus noster capelle Sancti Michaelîs^ de palacio regio, nobis fecit exponi, graviter conquerendo, quod licet tam ipse quam predecessores sui dicte cappelle régie cappellani, sint et fuerint ab antiquo in possessione vel quasi, seu saisina percipiendi et habendi omnes et singulas oblaciones ad dictam cappellaniam pervenientes; dilectus tamen noster Egidius de Condeto', capellanus capelle nostre régie Parisius, oblaciones, provenciones ad quoddam altare quod habet et obtinet, fundatum et dotatum certis redditibus in predicta cappella Sancti Michaelis percipit, et percipere nititur et habere, in grave predicti capellani, in ipsius capelle Sancti Michaelis prejudicium et gravamen, eundem in sua possessione predicta vel quasi, seu saisina, tmpediendo indeblte et de novo. Quare, mandamus
1. La chapelle Saint-Michel était située dans le Palais et donnait sur la rue de la Barillerie, non loin du pont Saint-Michel, auquel elle donna son nom. (Jaillot, Recherches critiques sur la ville de Paris, t. I, la Qté, p. 16, et Lebeuf, op, cit.^ éd. Cocheris, t. II, p. 265.)
2. Gilles de Condé, chanoine de la &iinte-Chapelle et chantre, était parent de Pierre de Condé, fondateur de la chapelle perpétuelle de Saint-Nicolas et Saint-LouiS) et d'Amaury de Condé, qui mourut chanoine de la Sainte- Chapelle en 1387. (Morand, Hist. de la Sainte-Chapelle^ p. 112, note.)
vobis et committimus per présentes quatinus dictis capellanis et aliis evocandis, vocatis, vos aut duo vestrum, super impedimento et hujusmodi novitate summarie et de piano cognoscere, et subortam inter eos propter hoc decidere questionem, cum céleris complemento justicie studeatis ; mandantes autem dictis cappellanis et aliis subditis nostris, quatinus id quod decreveritis et ordinaveritis in hac parte, absque cujuslibet obstaculo difficultatis, observent, ac vobis, seu duobus vestrum qui circa cognicionem hujusmodi questionis vacaveritis, pareant et intendant. Datum apud Sanctum Christophorum in Halata^, ultima die maii anno Domini millesimo CCC<> vicesimo sexto.
Et comme par la vertu et auctorité desdites lettres, et pour le fet contenu en ycelles, question fust meue par devant nous entre ledit monseigneur Gilles de Condé, chappelain de Tautel Nostre Dame en Feglise dudit palais de Saint Michel, d'une part, et maistre Nycole de Pymont, chappellain de Tautel Saint Michel, en ycelle église où palais, d'autre part, pour raison des oblacions venanz à l'autel de Nostre Dame en ladite église ou chappele Saint Michel; pour eschiver contenz et missions, lesdiz chappellains, pour eux et pour leurs successeurs chapelains perpétuez en ladite église ou chapele de Saint Michiel, desorendroit, à touz jours, doudit débat ou question, ont acordé ensemble en jugement, par devant nous, par amiable composicion et par bien de pez et par le conseil de leurs amis, se il le plest à confermer au roy nostre sire par ses lettres, en forme et en la manière qui s'ensuit, c'est assavoir : que, desorenavant, la possession perpetuelment des oblacions venanz audit autel de Nostre Dame, en ladite église ou chapele Saint Michel, demorra pesiblement au chapelain perpétuel doudit autel de Nostre Dame, par tele condicion que le chappellain d'iceli autel de Nostre Dame, pour H et pour sesdiz successeurs, a assis et assigné perpetuelment, à touz jourz, audit chapelain de Saint Michel, pour yceli chappellain et pour sesdiz successeurs, quarante soulz parisis chascun an de rente annuelle, à prendre et à avoir de par icelui chappellain de Saint Michel et de par sesdiz successeurs, chascun an, sur les estaus des poissonniers de Petit Pont, sur lesquex ladite chapele de Nostre Dame d'icelle église ou chapele de Saint Michel est fpndée et doée, si comme il disoient, c'est assavoir : vint soulz parisis le jour de la feste Saint Remy et vint soulz parisis à Pasques après ensivanz, chascun an perpetuelment, commenceant le premier paement à la Saint Remy prouchain venant. Et parmi cest acort,. ledit chappellain de Nostre Dame, pour soi et ou non que dit est, a mis en saisine de xl s. de rente desus diz et en paisible possession le devant dit chapellain de Saint Michel,
I. Auj. Saint-Christophe, Oise, arr. de Senlis, cant. de Pont-Sainte- Maxence, comm. de Fleurines.
DOCUMENTS XZ 3
34 OOCUMKNTS PAtlSIKNS
prenanz et recevanz pour li et stipulans et acceptans pour touz ses successeurs, l'un après l'autre perpetuelment, chappellains perpetuelz de Saint Michel desus dit, ou cas que la confirmacion s'ensuivrott En tesmoing de ce, nous, à la requeste de$ parties devant dites, avons mis le seignet des requestes en ces présentes lettres et requis le prevost de Paris que en ycestes, oveques ledit seignet, meist le sael de la prevosté de Paris.
Et nous, Hugues de Crusy, garde d'icelle prevosté de Paris, à la requeste et mandement de nozdiz seigneurs des requestes, avons mis en ices lettres le seel d'icelle prevosté de Paris oveques ledit seignet de leur requestes faites et données et acordées le pénultième jour d'aoust. Tan de grâce mil III« vint et seix«
Nos autem, predictum acordum seu composicionem predictam, et omnia superius comprehensa, rata et grata habentes, ea volumus et approbamus et aùctoritate regia confirmamus, salvo, etc.. Quod ut, etc.. Actum Parisius anno Domini millesimo CCC<» vicesimo octavo, mense januarii.
Per dominum regem, ad relacionem domini Andrée.
G. de Rivo.
1829 (n. st.), janvier. Vincennes.
Philippe de Valois confirme une lettre de Charles IV le Bel, du mois de mai i3a4, concédant à l'Hdtel-Dîeu de Paris cent charretées de bois par an, à la charge de porter aux quatre ffites annuelles, ou de faire porter avec quatre chevaux et deux serviteurs, aux frais du roi, les rbliques de la Sainte-Chapelle, depuis Paris jusqu'au lieu où serait le roi, pourvu que la distance n'excède pas tren^-quatre lieues. Par ce vidimus, il autorise en outre les frères et sœurs de l'Hdtel-Dieu à prendre ces cent charretées, ainsi que deux cents autres qu'ils ont déjà, dans la forêt de Bièvre, au lieu de celle de Cuise ^
{JJ.65», n- x6.)
i329 (n. st.), janvier. Paris.
Philippe VI amortit 20 1. p. de revenu en faveur de Gui de Laon, trésorier de la chapelle royale de Paris, pour lui permettre de fonder une chapelle.
Philîppus, etc.. Notum facimus universis tam prescntîbus quam
I. Publiée dans D. Félibien, Hist. de la ville de Parts, t. III, p. a5i et
futuris qaod cum magister Gaido de Lauduno, thesaurarius capeUc nostre régie Parisiensis, pro sua, suorumque salute parentum et remedio animarum, viginti libras parisiensium annui et perpetui redditus, ex eis fundando et dotando capellam, vel aliter in ecclesiam, ecdesiasticamque persooam, aliamve manum mortuam, sicut nobis iasinuare curavit, transferre proponat. Nos, ejusdem magistri Guidonis, pium in hac parte, iaudabile et salubre propositum in Domino commandantes, predecessorum nostrorum vestigiis inherendo, divinum cultum desiderantes augeri, prefatto magistro Guidoni, de gratia concedimus speciali quod ipse, ex causa predicta, dictas viginti libras parisiensium rendales acquisitas per eum vel eciam acquirendas, absque tamen mero et mixto imperio capiteve feodi, transferre possit in ecclesiam, manum mortuam, ecdesiasticamque personam, pure et perpetuo, libère, pacifice et quiète, quodqne ecdesia, manus mortua, ecclesiasticave persona in quam, ex causa predicta, redditus ipsos transfexri continget, eos possit, perpetuis temportbus retinere, sine hoc quod thesaurarius ipse, pro redditibus antedictis, ne[c] illevel illi in quos, sicut premittitur transferetur, nobis, nostrisve successoribus, aliquam prestare financiam, nec quod illi in quos transferetur redditus supradicti, eos extra manum suam ponere teneantur, quodque nec ad hoc, nec ad alterum eorumdem, per nos, nostrosve quoslibet successores, quandolibet, compellantur, nostro in aliis, et alieno in omnibus jure salvo. Quod ut firmum, etc. Actum Parisius, anno Domini millesimo CCC<» XXVIII<», mense januarii.
Per dominum regem.
Tho. Ferrant.
i329 (n. st.), janvier. Fromont-sur-Seine.
Philippe VI, en exécution du testament de son prédécesseur Charles IV, qui avait ordonné la fondation de deux chapelles pour le repos de son fime, Tune à Notre-Dame de Paris, l'autre à Saint-Denis, et après le refus du chapitre de Notre-Dame et de l'abbé de Saint-Denis d'accepter ces fondations s'ils n'ont pas la collation de ces chapellenies, les établit dans la chapelle haute du palais, suivant les prescriptions recommandées par Charles IV, et leur alloue à chacune les 5o 1. p. de revenu annuel qui leur étaient affectées.
(JJ. 65b, n* 190.)
Philippus, etc.. Notum facimus, etc., quod cum inter cetera que indite recordacionis carissimus dominus et consanguineus noster,
a 3a, et dans Morand, Hist, de la Sainte^Chapelle du Palais, p. 5o et 5z des pièces justificatives.
quondam Karolus Francorum et Navarre rex, in suo testamento duxerat ordinenda, preceperit et ordinaverit duas cappellaaias debere fondari per ezcequtores suos, de bonis regiis ; una[m] videlicet in honorem béate Marie Virginis, in ecclesia Parisiensi, et aliam in honorem beati Dyonisii et in monasterio et ecclesia beati Dyonisii in Francia, pro remedio anime, qualibet earum ad valorem quinquaginta librarum parisiensîum annui redditus; voluitque, sub certa forma, in earum qualibet, unum perpetuum capellanum instîtui, qui ibidem in sacerdotali officio continue deservire[t] et quod dicte cappellanie essent perpetuo de dono regum Francorum. Nosque, ex ejus disposicione, onus execucionis testamenti sui suscepimus, gerentes in votis ejus predictam ordinacionem pro remedio anime sue fideliter et integraliter adimplere, pluries requiri fecimus decanum et capitulum ecclesie Parisiensis et abbatem Sancti Dyonisii, ut capellanos, quibus die* tas capellanias, prout, ut ad nos pertinet ex ordinacione et fundacione predictis, donavimus et co[n]tulimus, in suis ecclesiis reciperent et e[i]s, locum in eisdem ad hoc ydoneum assignarent, et eos, sicut ceteros capellanos ecclesiarum ipsarum in omnibus et haberent; quod facere renuerunt et renuunt, pro eo solum quod coUacio capellaniarum ipsarum, ex dispensacione defiTuncti mi[ni]me pertinebat, asserentesquod non fuerit moris hucusque, quod aliquacapellania indictis reciperetur ecclesiis a quocumque fundanda, nisi ad eorum coUacionem et dispensacionem omnimodam pertineret ; feceruntque a nobis requiri quod ut coUacionem hujusmodi in eos transferre vellemus, sicut aliarum capellarum ecclesiarum suarum ad se, ut predicitur, assenant pertinere, ne ipsis ecclesiis ex hoc, difformitas seu diversitas obveniret; quod ipsis annuereet concedere noUuimus, nec voluntati et ordinationi prefati predecessoris nostri, nec eciam juri regio in hoc aliquatenus derogare, que potius servare, complere cupimus et augere. Nolentes quod propter difficultatem et impedimentum predictum, pre- Êiti predecessoris nostri pium desiderium ulterius differatur et an[i]ma ipsius mis[s]arum sufFragiis amplius defraudetur, sed quantum possumus, predictis, celeriter et salubriter [leniatur] ; proinde, volentes tam auctoritate nostra regia quam executoria, ordinandum duximus quod predicte due capellanie fundenturin nostra capella regia majori Parisius et quod cappellani quibus jam dictas cappellanias contulimus et illi quibus de cetero per nos seu successores nostros perpetuo conferentur, sint de choro, corpore et coUegto dicte cappelle sicut alii cappellani jam institut! in ea, et eorum libertatibus et privilegiis munientur, et quod sint sub et de correctione thesaurarii dicte cappelle et quod dictus thesaurarius, visis litterts coliacionis régie, ipsos in choro dicte cappelle instituât, et ab eis juramentum rectpiat corporale de sacerdotali officio et residencia focienda, juxta formam testamenti prefatti predecessoris nostri et sub pena in ipso contenta, quod eidem
DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. 3j
precipimus propter causam hujusmodi ezhiberi ; et ne propter concursum aliorum capellanorum in celebratione mis[s]aniai ad quas tcnen* tur, ]>ossint quomodolibet impediri, nec ipsi alios impedire, volumus quod in capella nostra minori que est infra palacium nostrum juzta cameram regiam, quam eis ad hoc specialiter assignamus, et ipsas cappelianias, in ea, tamquam in membro majoris nostre cappellanie predicte, situamus et perpetuo coUocamus, secundum ordinacionem prefati predecessoris nostri, teneantur mis[s]as suas perpetuo celebrare, quam eis precipimus die qualibet, hora competenti, per eum ad quem pertinet et pertinuerit, sine difficultate qualibet apperiri, quodque eadem hora pandatur aditus dicte capelle intrare volenttbus ad audiendum mis[s]arum solempnia in eadem. Et ut cappellani predicti reddentur magis soliciti ad ea ad que ex forma testamenti tenentur fideliter exequenda, volumus quod thesaurarius predictus, cui hoc specialiter duximuà committendum, ipsius in hoc conscientiam honerantes, de ipsorum vita et moribus et si officium debitum fideliter exequantur, sepius inqutrere teneatur et eos in minoribus exessibus corrigere, prout secundum qualitatem exessus viderit expedire. Si vero tantus exessus vel defifectus fiierit, propter quem debeant suis capellaniis hujusmodi spoliari vel propter que, secundum ordinacionem testamenti vel aliter, fiierunt jure suo privati, hoc, thesaurarius ipse insinuare nobis vel successoribus nostris illico teneatur, ut per nos, seu successores nostros, de personis aliis ydoneis, prout ad nos pertinet valeat provideri. Volumus insuper, per thesaurarios nostros Parisienses, ad opus dicte cappellanie minoris, pro dictis capelianis, de libris,u[s]tensilibus, vestimentis et ornamentis convenientibus procelebracione mis[s]arum duntaxat sufficienter et utiliter provideri, perpetuoque per manum prefatti thesaurarii capelle nostre, facto de ipsis juramento, predictis capelianis volumus ministrari. Ne autem presens ordinacio nostra, per lapsum temporis, oblivione hominum vales^t in posterum ofiuscarî, eam volumus in capella nostra majori, coram ipsius capelle coUegio, palam et publiée recitari et publicari, et inde litteras regias per modum carte in fiUo serico et cera viridi, confici, dupplicari et eciam registrari, ita quod una de cartis apud capellanos ipsos et alla apud prefattum capelle thesaurarium perpetuo reserantur, et in qualibet nova institucione capellani, una cum clausula testamenti que ad ordinationem hujusmodi capellaniarum pertinet, in receptione juramenti a novo capellano per prefattum thesaurarium facienda in capella nostra majori, coram illis de coUegio relegi et publiée recitari ; dictam autem clausulam testamenti de originali testamento extrahi volumus, patentibus sub nostro sigillo litteris et apud ipsum thesaurarium perpetuo reservari et in registris nostre majoris capelle predicte ad perpetua[m] rei memoriam registrari; prefattas autem quinquaginta ïibrasy quemlibet capellanorum predictorum, super recepta nostra
Parisiensi recipere Tolumus et habere, quousque cas ad opus predic-
tum, in perpetuis aliîs reddîtibus, stcut tenemur, juzta tenore[in] dicti
testamenti duxerimus assignandas. Quod ut perpétue stabilitatis robur
obtineat, présentes litteras sigilli fecimus appensione muniri. Actum
apud Fortem Montem^ supra Secanam, anno Domini M» CGC»
XXVIIIo, mense januarii.
Per dominum regem, in suo consilio, ad relacionem t[hjesaurarii
Remensis et archidiaconi Lingonensis.
Solunges.
1829 (n. st.), janvier. Paris.
Philippe VI confirme la vente de 3o 1. p. de revenu annuel sur les recettes de la prévôté d'Amiens faite par Jean dit Migaudel, procureur des Augustins de Paria, à Jean du Change et à Gilles de Croy, bourgeois d'Amiens. Ce revenu avait été pris sur les biens de Henri dit Taperel, prévôt de PariSp afin de fonder une chapellenie dans le couvent des Augustins pour le repos des ftmes de Lappe de Vie, Bérenger de Savignac et Araoulet de Vivecourt, mis à mort injustement par ledit prévôt.
(JJ. 65», n* 208.)
Phîlippus, etc.. Notum facirous universis tam presentibus quam futuris, nos vidisse quoddam instrumentum publicum in hec yerba.
In Dei nomine, Amen. Noverint universi presens instrumentutn publicum inspecturi, quod anno Domini M» CCC<> vicesimo octavo, indictione duodecima, mense decembri, die xvi*, pontificatus sanctissimi in Christo patris ac domini nostri, domini Johannis, dîvina providencia pape xxir>, anno tercio decimo, in presentia mei notarîi publici et testium infrascriptorum ad hoc vocatorum et rogatorum, constitutus personaliter religiosus et honestus vir frater Johannes dietus Migaudel, procurator religiosorum virorum prions et conventus fratrum heremitarum ordinis sancti Augustini Parisîensis, ut constat per litteras sigillo prepositure Parisiensis sigillatas, quarum ténor inferius describetur, asseruit quod iidem prior et conventus habebant et percipiebant triginta libras parisiensîum annui et perpetuî redditus, ex assignacione regia, super emolumentis prepositure Ambianensis, ratione et occasione cujusdam cappellanie fundate in ecclesia ipsorum religiosorum Parisius, in et de quatervigînti libris redditualibus quas quondam Henricus Taperel prepositus Parisiensis, super emolumen-
I. C'est sans doute Fromont (autrefois Fourmont-sur-Seine], commune de Ris, Seine-et-Oise, qui est ainsi désigné. Nous voyons en effet, par son itinéraire, que Philippe de Valois devait être dans cette localité le 23 janvier 1329.
DD RÈGNE DB PHILIPPE VI DE VALOIS. 3g
tis dicte prepositure Ambianensis, ez suo conquestu percipiebat dum ageret in humanis, ut constat plenius per litteras inclite recordacionis domtni PhîHppî, Dei gratia Francorum et Navarre quondam régis, in cera virîdi sigillatas, super assignatione hujusmodi dictis religiosis concessas, quarum ténor inferius est insertus, in quibus, inter cetera cavetur, quod liceat dictis religiosis vel eorum procuratori, dictum redditum, in manum alienam eciam prohibitam, si eis utile fuerit, venditionis, vel alio quovis tituh> transportare; quem quidem annuum et perpetuum redditum dictarum trigînta librarum parisiensium, dictus procurator, nomine procuratorie dictorum prioris et conventus, et eorum auctoritate et mandato, et pro ipsis et eorum successoribus, utilitate évident! îpsorum prioris et conventus et eorum ecclesie dili* genter attenti, sponte et ex certa scientia, dédit, vendidit et concessit in perpetuum et irrevocabiliter, titulo pure et perfecte, simplicis, perpétue et irrevocabilis vendicionis, viris providis, Johanni de Cambio et Egidio de Croy, civibus Ambianensibus, videlicet : eidem Johanni de Cambio decem libras et eidem Egidio, viginti libras dicti perpetui redditus, et per eos, suis heredibus et successoribus et causam ab eis et eorum quolibet habentibus et habituris in perpetuum, pro precio septingentarum et viginti librarum parisiensium ; quod precium confessus fuit dictus procurator nomine quo supra, sibi integraliter solutum fuisse ab eisdem Johanne et Egidio emptoribus, in bona pecunia numerata, conversa in utilitatem dictorum prioris et conventus et dicte eorum ecclesie, totaliter, et expensa; promistt insup^r, memoratus procurator, nomine quo supra, sibi integraliter solutum fuisse ab eisdem Johanne et Egidio emptoribus, in bona pecunia numerata^ conversa in utilitatem dictorum prioris et conventus et dicte eorum
ecclesie, totaliter, et expensa., etc
Promisit insuper, memoratus procurator, nomine quo supra, quod dicti prior et conventus facient et procurabunt suis sumptibus et expensis, erga dominum nostrum regem Francorum, quod ipse dominus rex dictam vandicionem ratam et gratam habebit, et ipsam auctoritate sua regia et ex certa sciencia confirmabit; et pro predictis omnibus et singulis perpetuo et inviolabiliter observandis, prefatus procurator, nomine quo supra, sponte tactis sacrosanctis euvangeliis, corporale prestitit juramentum. Ténor autem dicte procuracionis, sive literarum sigillatarum sigillo prepositure Parisiensis, de quibus supra fit mentio, talis est.
A touz ceus qui ces présentes lettres verront, Hugues de Crusy, garde de la prevosté de Paris, salut. Sachent tuit, que par devant Gile de Dynant et Pierre de Lieuviller, notayres jurez establiz^de par nostre seigneur le roy ou Chestellet de Paris, ausquiex nous adjotons foy pleniere en cest cas et en greneur et quant aus choses qui s'ensuivent oir, et à nous raporter, commis et députez de par nous et en
lieu de nous, furent présent par devant, religieus hommes et honestes, frère Rogier de Lanel, prieur de la maison de frères de Saint Augustin de Paris ; frère Denis de Bourc, mestre en divinité ; frère Albart de Pade, frère Andrieu de Perruches, frère Jaques de Apens, frère Jehan de Mes, frère Nichole de Vinesch, frère Thomas d'Argentuel, touz bachalers en divinité ; frère G. de Paris, frère Jehan de Bourges, frère Bernart de Orbeint, frère Andrieu de Florence, frère Angle du Chestel, frères Alides de Feras, firere Guillaume de Grèce, frère François de Isterant, frère Henri de Trêves, frère Guillaume de Limos, frère Michiel de Trêves, frère Bertrant dou Bordel, frère Bernart de Fuat, frère Fouché de Authon, frère Pierre d'Alait, frère Robert de Paris, frère Huguelin d'Escoube, frère Denis de Col, frère Jehan de Honguerie, frère Jehan de Magonce, frère Thomas de Honguerie, frère Nichole de Teram, frère Berthoiomieu de Pade, frère Régnant de Bresse, frère N. de Saint Denis et frère Jehan Migaudel, touz frères et du convent de ladite maison de Saint Augustin de Paris, lesquiex prieur et touz les frères dessus diz, touz conjoientement, ensemble, ou nous de eulz et de tout le convent d'icellui, pour ce faire, touz ensemble en plain chapitre, de comun assentement et pour le profit et govemement de leur dite maison, si comme il disoient pour devant lesdiz notaires jurez, firent, ordenerent et establirent, pour eus et pour tout le convent d'icelle maison, leur procureur gênerai et message especial, frère Jehan Migaudel, dessus nommé, pourteur de ces lettres, en toutes leurs causes, querelles et besoignes que il ont et entendent à avoir, meuves et à meuvoir, tant pour eus comme contre eux, contre toutes personnes, par devant touz juges, tant d'iglise comme séculiers, donnanz à leur devant dit procureur plain povoir, auctorité et mandement especial de estre pour eus en jugement et hors, par tout où il porront avoir à fere, de pladier pour eux et de
plait entamer, etc
Et especiaument, de vendre toutes livrées de rente que il avoient, tenoient et poursivoient, appartenant à leur dite maison, sus les emolumenz de la prevosté d'Amiens, de fere en et bailler bones lettres de ventes souz quelcunque scel et teneur que il lui plara, de sustituer en lieu de lui un procureur ou plusieurs qui ait ou aient le raesmes povoir que dessus est dit, ou tant comme il en plara audit procureur, donné à yceux de rappeler ycellui ou yceus, cest procuration demeure en sa force et vertu, de dire,' fere, fere ordener, demander et acorder, en et de toutes choses appartenanz à Testât et au gouvernement de ladite maison en gênerai et en especial, tretout autant et ausi à avant comme ledit prieur et tout le convent d'icellui lieu faroient et pourroient faire, se presenz y estoient, promettent, seur Tobhgacion de touz leurs biens meubles et temporel de ladite maison et par leurs seremenz, à avoir ferme et estable tout ce qui, par
ou RÈGNE DB PHILIPPE VI DE VALOIS. 41
ledit procureur, par le substitut ou substituz de eulx, sera fait et procuré, et paieront le juge, se mestiers est. En tesmoing de ce, nous, à la relacion desdiz notaires jurez, avons mis en ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ce fu fait le mercredi après la Saint Sauveur, vint et huit jourz de may, l'an de grâce mil CGC vint et sis.
Item, sequitur ténor dictarum litterarum regiarum qui talis est :
Philippus, Dei gratia Francorum et Navarre rex. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras, formam que sequitur continentes.
Universis présentes litteras inspecturis, R.^, Bolonie, et B.', Convenarum comités, ad inquirendum contra ofiiciarios regios in villa, prepositura et vicecomitatu Parisiensi, auctoritate regia députa ti, salutem. Litteras regias infrascriptas vidimus,tenorem qui sequitur continentes.
Philippus, Dei gratia Francorum et Navarre rex, dilectis et fidelibus nostris deputatis a nobis ad inquirendum contra officiales et servientes nostros in villa, prepositura et vicecomitatu Parisiensi, salutem et dilectionem. Cum in quodam arresto nuper lato contra Henricum dictum Taperel* quondam prepositum nostrum Parisiensem, suis exigentibus démentis justiciatum, inter cetera contineri dicatur, quod de bonis suis, unacum, cappellania fundetur de triginta libris annui et perpetui redditus ob remedium animarum defunctorum Lappe de Vie militis, Berengarii de Savignac armigeri, et Araou« leti de Viva Curia clerici^ per dictum tune prepositum justiciatorum injuste, nec in dicto arresto declaratum sit in quo loco cappellania sit fundata; dictorumque justiciatorum amîci, quibus eorum corpora restituta fuerunt, et per eos in domo fratrum sancti Augustin! Parisiensis tradita ecclesiastice sépulture, consenssisse dicantur quod dicta cappellania fundetur in ecclesia supradicta. Mandamus vobis et vestrum cuilibet quatinus, si de dictorum amicorum assensu hujusmodi constet, quodque predicta contenta in arresto predicto existant de bonis dicti defuncti Henrici, dictam cappellaniam in predicta ecclesia faciatis fundari, antequam liberis ipsius H. defuncti, de hiisquegra-
1. Robert VII, comte de Boulogne, fils de Robert VI et de Béatrîx de Montgascon, succéda à son père en 1 3 14 selon les uns, en i3i8 selon d'autres et mourut probablement le 18 janvier i323; il avait épousé : i* Blanche, fille afnée de Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis; 2* Marie de Flandre, fille de Guillaume de Flandre, seigneur de Dendermonde.
2. Bernard VII succéda, en 129S, à Bernard VI son père, en vertu du don qu'il lui avait fait du comté de Comminges; il mourut en i335.
3. Henri Taperel, prévdt de Paris depuis i3i6, fut pendu le 23 juillet i32o pour avoir fiait exécuter un innocent pauvre en place d'un homme riche qui était condamné à mort, et, ajoute la chronique, pour plusieurs autres crimes. Cette pièce nous fait ainsi connaître un des chefs d'accusation relevés contre lui. (Voy. Guillaume de Nangis, éd. Géraud, t. II, p. 24 et 26, et Recueil des hist. des Gaules et de la France, t. XXI, p. 64 et 140.)
4^ DOCDlfKNTS PARISIENS
dose ordinata sunt aliquid iiberetur. Datum apud Vincennas die xviii octobris anno Domini millesimo trecentesimo vicesimo.
Nos igitur, viso arresto predicto contra ipsum Henricum defunctum nuper lato, inter cetera continente quod de bonis suis una cappellania fiindetur de triginta libris annui et perpetui redditus ob dictorum defunctorum remedium animarum, nuUa declaracione in arresto predicto facta in quo loco dicta cappellania sit fiindata ; vocatisque coram vobis dictorum defunctorum amicis, ac ipsis volentibus et consencientibus expresse quod dicta cappellania fundetur in ecclesia firatrum predictorum sancti Augustini, in qua dictorum defunctorum corpora tradita sunt ecclesiastice sépulture, ipsam cappellaniam in ecclesia predicta fratrum sancti Augustini Parisiensis, de bonis dicti defuncti Henrici esse fundandam declaramus, et ibidem, de bonis predictis, antequam liberis ipsîus defuncti Henrici de bonis ipsis aliquid Iiberetur, ex potestate nobis auctoritate regia in hac parte attributa, fiindari volumus et mandamus. Quocirca, baillivo Ambianensi et preposito Parisiensi, aut eorum locatenentibus et eorum cuilibet, precipimus et mandamus, quatinus de bonis ipsius defuncti Henrici Taperel, eisdem fratribus sancti Augustini, pro dicta cappellania in eorum monasterio Parisiensi fundanda, usque ad summam predictam, tradi et liberari faciant indiiate. In cujus rei testimonium, sigilla nostra presentibus litteris duximus apponenda. Datum Parisius, die xxv octobris anno Domini M» CGC» vicesimo.
Ut igitur prefati fratres dictas triginta libras annui redditus in certo locohabeant percipere, ipsas in et de quaterviginti libris rendualibus, quas ipse H., super emolumentis prepositure nostre Ambianensis ex suo conquestu percipiebat, capiendas ab eis cum prérogative qua supra, presentibus assignamus ; adicientes insuper, ex uberiori gratia, quod sepedictis fratribus, vel eorum procuratori, liceat predictum redditum in manum alienam eciam prohibitam, si eis utile fuerit, vendicionis vel alio quovis titulo transportare. In cujus rei testimonium, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum Parisius, anno Domini millesimo GCO vicesimo, mense decembri.
Super quibus, dicti emptores pecierunt a me notario publico infirascripto, sibi fieri duo publica consimilia instrumenta, et astantes invocaverunt in testes. Actum Parisius in loco dictorum religiosorum, videlicet in caméra dicti procuratoris, anno, indictione, die et pontifîcatu quibus supra, presentibus religioso viro, fratre Johanne de Verduao tune priore dicti conventus, ac providis et discretis viris Balduino Crequi preposito Monsterioli supra mare, Matheo dicto Le Toilier, Johanne Fessart, Ambianensis dyocesis, et Guillelmo dicto Au Clo, Parisiensi, testibus ad premissa vocatis specialiter et rogatis.
Et ego, Johannes Rufi de Cruce, Lausennensis dyocesis, alias dictus de Sabaudia, clericus apostolica publicus auctoritate notarius, pre-
missb, una cum prenominatis testibus presens fui, et ea, rogatus, in hanc publicam formam redegi, signoque meo et nomine robbravi sub anno, indictione, die, lato^ (sic) et pontifîcatu predictis.
Et nos, frater Johannes de Virduno, prior humilis fratrum heremitarum ordînis sancti Augustini Parîsius, totusque ejusdem loci conventus, premissa omnia et singula suprascripta, prout per dictum procuratorem nostrum, pro nobis et nomine nostro et pro evidenti utilitate nostre ecclesie dictîque conventus acta sunt, ea volumus, laudamus, approbamus, ratifficamus et ex certa sciencia tenore presentis instrumenti publici confirmamus, et in eorum omnium et singulorum testimonium et certitudinem pleniorem, sîgilla nostra quibus utimur, presenti instrumento publico duplicato, una cum signo et subscriptione Johannis notarii publici suprascripti duximus apponendum. Datum in capitulo nostro ecclesie, nobis ibidem ad sonnum campane propter hoc specialiter congregatis, anno et die quibus supra.
Nos autem, omnia et singula premissa, rata habentes et grata, ea
volumus, laudamus, ratifficamus, approbamus et tenore presentium
nostra auctoritate regia confirmamus, et volumus quod predlcti
Johannes et Egidius, et eorum quilibet, prout unicuique eorum, pro
rata sua competit, dictum redditum dictarum triginta librarum pari-
siensium, insimul vel per partes, in ecclesias, seu personas eccle-
siasticas, religiosas vel seculares, contemplacione elemosine vel
cappellaniarum fundacione, possint transferre et in pios usus con-
v[er]tere ac de redditu ipso ad pios usus ordinare et disponere, prout
et quocienscunque sibi placuerit et visum fuerit expedire, quodque
ecclesie et persone seu loca in quas vel que, redditum ipsum insimul
vel per partes, ratione piorum usuum transferri continget, ipsum
habeant, teneant et possideant in perpetuum, libère, pacifice et quiète
et absque coactione vendendi, vel extra manum suam ponendi seu
prestandi nobis propter hoc vel quibuscunque nostris successoribus
financiam qualencumque. Quod ut fîrmum et stabile perpetuo perse-
veret, présentes litteras sigilli nostri fecimus impressione muniri;
nostro tamen in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Actum et datum
Parisius, anno Dominl millesimo CCO vicesimo octavo, mense
januarii.
Per cameram compotorum.
P. Julianus.
i329 (n. st.), janvier. Paris.
Philippe VI confirme une lettre de Hugues de Crusy, garde de la prévôté de Paris, et de Aubert Belot, receveur du roi en la même vicomté| par laquelle ils donnent à Estienne de Gien, clerc du roi, moyennant un