XXIII. - Pièce X
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Du lundi, 3 juillet 1815.
Sur les six heures du matin, le Conseil municipal s'est de nouveau réuni d'après son ajournement d'hier. — Présens :
MM. Giroud, maire; Bardousse, Ducruy, adj" ; de Barrai, Durand', Fournier, Trouilloud, Chanriont, Perrard, Hache-Lagrange, Jayet, Mérand aîné et Rivier.
Le Conseil municipal s'est occupé des moyens de pourvoir à la fourniture des rations à faire aux troupes autrichiennes. La séance a été levée à midi , et renvoyée à ce soir sur les trois heures.
Du même jour, sur les 8 heures après-midi.
Le Conseil, présents les membres dénommés dans la précédente séance, a continué ses opérations pour la fourniture des rations aux troupes autrichiennes.
M. le Maire a communiqué au Conseil une lettre de M. le Préfet du déparlement, annonçant que, des quarante mille rations à fournir aux troupe? autrichiennes, les premier et deux, il n'a encore pu être confectionné par le manutentionnaire et les boulangers de la ville, qu'environ vingt-cinq mille rations ; ce qui présente un déficit sur la fourniture promise ; que ce déficit pourrait occasionner des plaintes de la part du général autrichien, et que, pour prévenir ces plaintes et accélérer la fourniture, il conviendrait de faire cette fourniture en farine.
Le Conteil, prenant en considération la lettre de M. le Préfet; considérant qu'il est de l'intérêt de la ville de faire le plus promptement possible la fourniture du complément des 40,000 rations demandées, a chargé deux de ses membres de se transporter auprès de M. Mettre, pour savoir s'il pourrait fournir les farines nécessaires.
Les commissaires ont rapporté que M. Meffre a déclaré ne pouvoir faire cette fourniture sans prendre sur les farines de l'approvisionnement de siège, et qu'il ne pouvait toucher à ces farines sans l'autorisation du comité d'approvisionnement de siège.
Les commissaires se sont rendus chez M. le général Motte, pour obtenir cette autorisation. M. le général a dit qu'il ne pouvait pa3 donner cette autorisation ; que l'ennemi ayant dénoncé l'armistice, on ne devrait plus lui fournir les rations demandées ; que, néanmoins, si M. le Préfet du département de l'Isère pensait que la fourniture dût être complétée, il consentirait à ce qu'elle fût faite en grains.
Les commissaires s'étant transportés auprès de M. le Préfet,