XXX. — Pièce ee
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Séance du 8 juillet 1815, au matin.
Présens MM. etc.
La ville ayant été privée de l'arrivée des courriers depuis avanthier, et étant du plus grand intérêt, dans les circonstances ou nous nous trouvons, de connoître l'issue des négociations générales qui ont lieu dans la capitale, puisque la suspension d'armes qui a été conclue pour cette ville expire dans la matinée de demain, et qu'une reprise d'hostilités ne seroil ni dans les vœux des habitans, ni peut-être dans l'intérêt de l'État, le Conseil arrête qu'il sera expédié sur le champ, sous l'autorisation de H. le commandant supérieur, un courrier extraordinaire qui sera porteur de dépêches soit de la ville, soit des autres autorités qui voudront s'y joindre, pour réclamer auprès de celle de Lyon, et particulièrement de M. le directeur des postes de cette ville; l'expédition des dépêches importantes qui pourroient y être arrivées.
De suite, M. le maréchal-de-camp Motte ayant non-seulement accordé son autorisation, mais encore adressé une dépêche au commandant supérieur de la ville de Lyon pour être jointe à celle de M. le secrétaire général de la préfecture au Préfet, de M. le maire à son collègue et de H. le directeur des postes à son confrère à Lyon, le courrier a été expédié à neuf heures et demie du matin, et il a été chargé de faire la plus grande diligence pour hâter son retour. M. le maire lui a fait l'avance d'une somme de 220 francs pour son voyage.
Un membre a ensuite proposé que, vu la possibilité que le courrier expédié ne soit pas de retour avant l'expiration tle l'armistice, et que cependant une lettre particulière arrivée de Lyon, dont il a été donné connaissance au Conseil, donnait l'assurance de l'arrivée en cette ville d'un courrier extraordinaire porteur d'un bulletin annonçant une suspension d'armes générale pour toute la France, il fût envoyé une députation à M. le maréchal-decamp Motte pour le supplier, au nom de la ville, de vouloir négocier une prolongation d'armistice ; ce qui a été sur-le-champ exécuté par MM. Bardoussc et Laurent-Duchcsne, à qui M. le
maréchal de camp a répondu qu'il feroit tout ce qui pourroit se concilier avec son devoir et les intérêts de la ville.
Un grand nombre de citoyens s'étant ensuite rendus à l'hôtel de ville pour émettre le vœu de la cessation du siège , il a été arrêté qu'une nouvelle députation composée de MM. de Barrai, Renard et , membres du Conseil, auxquels seroient ad-
joints MM. P a ganon , président en la cour; Beyle, ancien adjoint à la mairie; Rampin, avocat; Sappey,' avoué, et Lemaître, pris hors du Conseil, porteroit ce vœu à M. le général Motte , dans l'après-midi de ce jour (1).