G DOCUMENTS POUR SERVIR A L'HISTOIRE
De fers! . . . et nous avons conquis le Capitole ! Et le Thabor a vu nos drapeaux triomphants !
Guerriers de Marcngo, d'Austcrlilz et d'Arcole, Ah ! si vous n'êtes plus, n'avez-vous point d'enfants ?
Faudra-t-il du vaincu subir la destinée, Laisser de nos aïeux profaner les tombeaux, Le temple de Vesta, celui de l'Hyménée, El voir de nos enfants renverser les berceaux ?
Des Tartares sortis de leurs sombres repaires, De sauvages clameurs font retentir les airs : De tigres affamés tels les cris sanguinaires Remplissent de Barca les immenses déserts.
Le lâche vainement a fui d'un pied rapide :
Invisible ennemi , partout l'atteint la mort. Mais elle craint le brave (1) : à l'exemple d'Alcide, Il peut vaincre à la fois et la Parque et le Sort.
Que par la mort enfin sa valeur soit trompée ; Ses fils, ses compagnons, versant de mâles pleurs, Sur son marbre funèbre aiguisent leur épée :
Commandés par son ombre, ils sont bientôt vainqueurs.
L'amour de la patrie est-il jamais stérile ?
Non ! la France en son sein a des Bayard encor ! Glorieux Dauphiné, n'aurais-tu point d'Achille, Quand l'Alsace guerrière a vaincu sous Nestor ? (S)
Des parjures du Rhin osent franchir les rives , Mais bientôt le génie a vaincu le destin.
Napoléon parait... Leurs hordes fugitives Aux foudres diéna se dérobent soudain.
(1) Masséna avait dit à ses braves, à G*nes : t Ne craignez rien ; la mort » même a peur de vous. » A. B.
(4) Le commandant de Béfort , qui soutint un siège si glorieux, l'année dernière, contre les Autrichiens, était un vieillard qui, privé de ses jambes, se faisait porter sur la brèche. A. B.
De nos Alpes ainsi lorsque l'aigle s'élance, Jusqu'au vautour sanglant, tout fuit épouvanté. Il règne, il est vainqueur par sa seule présence, Et dans les cieux déserts il plane avec fierté !
Par Augustin Blànchet,
Soue-Ueutenant de U garde nationale de Hiree.