DEUXIEME PARTIE
$ 3. — Élie et Benjamin Beer, xv- siècle.
Pendant le Moyen-Age les Juifs paraissent avoir formé 1 Lyon une agglomération importante par son influence et ses richesses. Louis le Débonnaire les aurait autorisés à construire une synagogue sur l’emplacement présumé de laquelle on découvrit vers 1650 un grand médaillon de cuivre rouge de 1 8 centimètres de diamètre, actuellement au Cabinet de France et dont le père Menestrier a donné la description et l’image dans son Histoire civile el consulaire de la ville Je Lyon. Autour d’un buste lauré 1 droite, dans lequel on a cru reconnaître Louis I", se trouve une double légende circulaire en caractères hébraïques. D’autres lettres de même nature semblent sortir de la bouche du souverain ; d’autres enfin sont placées aux quatre côtés de la tête. Au-dessous du buste, un mot latin : V.MILITAS' et en dessous de celyi-ci un mot grec : r
Cette légende est demeurée longtemps rangée parmi les énigmatiques. Depuis, on y a découvert le nom de deux médecins juifs que M. Natalis Rondot a rappelés dans son travail sur la .médaille d’Anne de Bretagne. Ce sont : Élie Bëér et son fils Benjamin qui tous deux furent célèbres i Lyon dans la seconde moitié du xv- siècle.
§ q. — Antoine de Tolède, xvi* siècle.
Légende circulaire à gauche: