FRANÇOIS FLAMENT
1587, 22 novembre. — François Flament, enlumineur, rue de la Verrerie, à l’Image Notre-Dame, épouse Marie de Brye, fille-d’un tailleur. Jacques Le Coigneux, conseiller au Parlement, et Geneviève de Montholon, sa femme, maître et maîtresse de Marie. Jacques de Vilemet, maître enlumineur, maître de Flament. Douaire : 40 escus. (Arch. de Cothereau, not.).
PIETREQUIN
1490, 21 juillet. — Entre l'Evesque, duc de Langres, pair de France, Pierre Bertrand et Jehan Bourbon, papetiers, demeurant près de Mussy, appelant du baiïlly de Sens et de Jehan Peloton, sergent du Roy, et Jehan Piétrequin, anticipant.
L'Evesque est seigneur de Mussy, de Pleure et de Lisle près Mussy, et y a haute, basse et moyenne justice et il est en possession, de tout temps, de donner les marques ou remarques (marchas seu signacula et molia) aux fermiers de ces moulins à papier, pour faire et marquer le papier. Bertrand et Bourbon, fermiers de ces moulins, avoient loué les moulins et reçu les marques (marchas seu signacula pro ipsum papirum signando seu caractando.) Peloton, arguant d’une prétendue commission du bailly de Sens, avoit défendu à Bertrand et Bourbon de se servir de ces marques ; ceux-ci en avoient appelé.
Pietrequin disoit que, depuis son enfance, il s’étoit toujours occupé du métier de papetier (de ministerio papeterti) et qu'en conséquence il avoit tenu à Troyes plusieurs moulins à papier qui, maintenant, lui appartenoient, qu’il s’étoit très honnêtement conduit dans ce métier et qu’il étoit très renommé parmi les marchands
et, en conséquence, depuis 1474, il avoit reçu du bailly de Troyes donum pro signaculum seu marcham sui papiri faciendo et prohinet (?) marchas unicornem ac caput bovis in sua (sic) papiro imprimendo a baillivo Trecenst obtinuerat quod donum defunctus Carolus progenitor noster confirmaveral.
Par suite de ce don et de sa confirmation, le dit anticipant s’étoit toujours servi de cette marque. Or, quoique, malgré les ordonnances de ce métier, aucun fabricant ne puisse se servir de la marque ou signe ou caractère d’un autre, néanmoins la veuve de feu Estienne de Bouy, marchand, demeurant à Troyes, avoit acheté une certaine quantité de papier de Girard Malhiet, auvergnat, marqué frauduleusement de la marque de l’anticipant, il avoit fait saisir ce papier en vertu de lettres du baïlli de Troyes et defendre à la veuve de Bouy d'acheter ce papier. Cependant, Bertrand et Bourbon avoient loué des moulins à Mussy et avoient fait des papiers à diverses marques, et, voyant que leur papier n’avoit pas grande valeur, ils avoient marqué leur papier à la licorne frauduleusement. Plusieurs marchands avoient été trompés, au grand blâme de l’anticipant. Cest pourquoi Pelon (sic) avoit notifié la défense à Bertrand et Bourbon. Les appelants sont condamnés. (Parlement. Jugés, X!2 125, 98 vo.)
NICOLAS LUDON
1492, 7 septembre. — Nicolas Ludon, marchand papetier, demeurant à Troyes, avoit mis opposition à la vente d'une maison, rue S. Denis, aux Trois têtes, achetée par Denis de Thumery, en vertu du privilège des bourgeois de Paris, à la Trinité, 1483, pour 8% et 19 1. 8 s. 8d. t., à lui dus par Raolin Lion, vendeur. (Parlement, Jugés, X12, 126, fol. 278).