‹ Documents pour servir à l'histoire des libraires de Paris, 1486-1600Chapitre 22 sur 193 · JEHAN II PETIT · texte numérisé non relu

JEHAN II PETIT

Buffet de noier taillé à marquetterie taillé (sic)

à compartiments à un guischet 252}: Six escabeaux carrés de noyer à piliers tournés

à marqueterie 8 1.

Une couche de bois de noyer à piliers ...… :

taillés ..…. à feuillage à marquetterie et panneaux

à gauderons enlevés, le dossier à compartiments — Tapisserie au point à bastons lassez ou cassés (rommpus), franges de plusieurs couleurs, trois custodes ?, une bonne grâce de camelot rouge, jaune et blanc, trois verges de fer, trois paulmes (pommes) de bois doré, façon de vaze, garnis de leurs panaches c 70 1.

Espèces

87 escus d’or sol., 4 1/2 dont un à la royne ..…. 8 ducats potentiers *.

Peu d’orfèvrerie.

Dans l'inventaire de Robert Mauroy figure l'analyse des pièces suivantes trouvées en les papiers du défunt :

1° Sentence arbitrale entre Jehan Petit, marchand libraire en l’Université de Paris, et le dit défunt Mauroy à cause de Gabrielle Petit, sa veuve, d’une part, et Oudin Petit, libraire juré en l’Université de Paris, défendeur d'autre, du 1er avril 1567, signée de François de Lalouette et Jehan Frère, avocats, ordonnant que pour le contenu en l'inventaire mentionné en la dite sentence tant en meubles, cédules, etc., que marchandise de livres, lesdits Mauroy et sa femme, et Jehan Petit auroient maintenu et affirmé monter la totalité d’iceluy à la somme de 32.700 1. et la marchandise de 22 à 23.000 1. le dit Oudin Petit avoir esté condamné à payer la moitié

(1) Nous avons remplacé par des points les mots qu'il nous a été impossible de lire dans les actes originaux.

(2) Rideaux.

(3) Pièces de Portugal qui portent la croix potencée,

de 32.800 I. /sic/ dans la forme prescrite par la dite sentence.

20 Item, un long cayer de papier, contenant huit feuillets, signé en fin d’iceluy Cothereau et Herbin, qui est le testament de feu Oudin Petit, marchand libraire, bourgeois de Paris, fils de Sire Oudin Petit, aussi marchand libraire et bourgeois de Paris, par lequel appert le dit défunt avoir donné et légué à Jehan Petit, Gabrielle Petit, Guillaume Petit, Léon (ou plutôt Léone Petit qui nous est indiquée par la pièce n° 3), et Charles Petit, ses frères et sœurs du premier lit, enfans dudit Oudin Petit et de la dite défunte Leonne Le Goust son dit testament accompli le reste de tous ses biens !.

3 Brevet, signé Chappelain et Chappelain, du mardi 27 juin 1570 par lequel Leone Petit, âgée de 27 ans et plus, jouissant de ses droits, fille de Oudin Petit, marchand, bourgeois de Paris et de feue Leone Le Goust, sa femme, doit à la dite veuve Mauroy 7* 16 I. t.

40 15 may, 1569. Oudin Petit doit 38 1. au défunt Mauroy.

5° Mardy 25 août, 1562. — Contrat, signé Benard et Crucé, du mariage du défunt Mauroy avec Gabrielle Petit, douée de 50 I. de rente. Trois reçus annexés, l’un

(1) Cette pièce n’est pas datée; il en résulte néanmoins qu'à la date de l'inventaire de Mauroy, Oudin Petit, deuxième du nom, fils d’un autre Oudin Petit, aussi libraire, n'existait plus. Ce ne serait done pas lui qui aurait été victime de la Saint-Barthélemy et dont a parlé Crispin dans son Martyrologe. La Caille et Lottin ne citent qu’un seul Oudin Petit; nos pièces et Crispin nous en donnent trois. Les clercs de notaire se trompaient quelquefois dans les prénoms des clients de l'étude. Y a-t-il dans la pièce quelque erreur de ce genre, c'est ce que nous ne pouvons dire. Dans l’état, il est impossible d'identifier l'Oudin Petit qui fut tué à la Saint-Barthélemy. Autre difficulté : nous voyons, en 1573, Claude du Vivier, veuve d'Oudin Petit, et tutrice de ses enfants mineurs; si cet Oudin est le même que celui de la pièce n° 2, on se demande comment il pouvait, ayant plusieurs enfants, faire à ses frères et sœurs une pareille donation. Était-ce une restitution ?

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