AVEC PRIVILEGE DV ROY: FH ATPARES
Pour Vincent Sertenas libraire tenant fa boutique ah Palais, en la galerie par ou lon ua à la chancellerie, eo au mont S.Hilaire à l'hoftel d'AI- | bret. 1 dde
Merlinus Cocaius Tractatus de astrologia — Regole grammaticali
— Angustie militari, parch. 4s.
Les Coustumes de Normandie — Le 4e livre de
Pantagruel, prisés ensemble 2 $.
Poliphile vulgaire (en françois) avec les figures, relié et doré, en un grand volume 35 $.
(Arch. de Brulé, not.)
GALLIOT I DU PRÉ SP
1559 (1560), jeudi 8 février. — Honorable femme Geneviève Le Blanc, femme de honorable homme sire Galliot du Pré, marchand libraire, bourgeois de Paris, au nom et comme ayant charge expresse du dit Dupré, son mari, par qui elle s'engage à faire ratifier, convient avec André Le Large, laboureur, demeurant à Plaly, paroisse de Ste Hode, près la Ferté au Coul en Brie que, pour s’acquitter de 251 1. 115. t. due par Lelarge par obligation du 30 octobre 1558, plus 111.t. pour vente de deux poinssons et une caque de vin que Lelarge a acheté et recu de Dupré, plus pour 100 s. pour 400 fagots, 30 s. pour 1500 eschalatz, 225. 6 d. pour 150 perches, 8 I. t. pour la tonture des laines de sept années, 60 s. pour certaines dépenses. — Lelarge paiera 106 1. 4s. 6 d. dont il s’est trouvé redevable par le compte fait aujourd’hui entre eux, et quitte Galliot du Pré de toutes sommes payées pour luy et des chariages qu'il a faits, des thuilles, plâtre, bois, clouds, etc. sans préjudice toutefois des labours et semences que Lelarge prétend avoir fait en la ferme du Boys des Escoliers appartenant au dit Dupré, depuis son bail fourny, et au dit Dupré des clauses et conditions contenues audit bail qui est demeuré ès mains du dit
Dupré.
Il est, en outre, accordé que les deux couches garnies de leurs lits et traversins, une table, deux treteaulx, un banc, une forme, un buffet, deux chenêts et une chaize qui sont en la possession du dit Lelarge et appartiennent à G. Dupré, demeureront à Lelarge pour ses peines et sallaires d’avoir vaqué aux affaires du dit Dupré, sans préjudice des autres meubles étant en la ferme du bois des Escoliers qui restent à G. Dupré.
(Arch. de Cothereau, not.)
1561 /1562), 28 février. — Josse de Mery, escuyer, sieur en partie de Mery, et Jacques Chevalier, aussi escuyer,
sieur de Marchays, vendent à honorable femme Geneviefve Le Blanc, veuve de feu Galyot du Pré, en son vivant marchant libraire, bourgeois de Paris, 25 1. de rente sur les terres de Mery et de May en Mulcien. Prix 300 1. t.
Geneviève Le Blanc confesse que la dite acquisition est faite pour Me Despretz, procureur au Châtelet, et de ses deniers !. (Arch. de Cothereau, not.)
GALLIOT II DU PRÉ
1567, 18 juin. — Gyrard Tannerye, marchand libraire, met son frère Pierre apprenti avec honorable homme Galyot du Pré?, aussi marchand libraire juré en l'Université de Paris. (Arch. de Cothereau, not.)
1568, mardi 3 février. — Edmond de Sathenat, escuier, sire du Pont en Berry, homme d’armes de la compagnie du seigneur de Savigny d’une part, et honorable homme Gallyot du Pré, marchand libraire, bourgeois de Paris, pour lui et Geneviève Le Blanc, sa mère, mis en procès par Sathenat devant les connetable et mareschaux de France, afin d’être réintégré dans la maison où il avoit été placé par fourrier et qu’on lui restituat des armes et des meubles qu’il disoit estre en la maison de Pierre du Pré en laquelle il avoit esté logé par fourrier comme dit est.
La veuve disoit Sathenat mal fondé, car la maison appartenoit à la veuve Jehan de Louvain, Pierre du Pré
(1) Galliot I du Pré mourut en avril 1560 ainsi que le constate un fragment de pierre votive actuellement conservé au Musée de Cluny (n° 8057 du catalogue) et dont M. Paul Delalain donne un fac-simille dans son intéressante Notice sur Galliot du Pré. Paris, 1890, in-8. Mais on ne sait pas dans quelle église était déposée cette pierre qui fut trouvée dans la cave d’une maison de la rue de Seine et malheureusement brisée par la pioche du démolisseur.
(2) Galliot IT du Pré, frère de Pierre que nous verrons plus loin, était le deuxième fils de Galliot du Pré.
GALLIOT II DU PRÉ 39
y demeuroït seulement et n’en avoit pas expulsé Sathenat, ny osté les meubles, lits, couches, paillasses et autres ustencilles et n’en sauroit rien prouver le dit Sathenat. Lui et ses gens avoient transporté plusieurs meubles estans en la dite maison. Ils S’estoient constitués demandeurs pour éviter la demande de du Pré et de Geneviève Le Blanc. Ceux-ci avoient été déboutés malgré leur bon droit par les mareschaux d’ailleurs incompétents et avoient appellé.
Transaction. Les deux parties se désistent. (Arch. de Cothereau, not.)
1574, samedi 15 mai. — Fleury Prevost, maître imprimeur à Paris, confesse que honorable homme Galiot du Pré, marchand libraire à Paris, luy a payé 5251. pour l’impression de cent feuilles des Histoires de Palmerin d'Olive et de Primaléon de Grèce par ledit Prevost imprimés ou fait imprimer suivant le marché fait entre les dits Fleury Prevost, Galiot du Pré et Pierre Trepperel, marchand d'Orléans, dès le 28 juillet 1571, et oultre confesse que le dit du Pré luy a entièrement fourny le papier qu'il a convenu pour la dite impression d’iceulx livres, et, en ce faisant, Prevost a rendu ès mains dudit sieur du Pré le dit marché comme nul et satisfait, affirmant par iceluy Prevost n'avoir aucune chose receue sur iceluy dudict Trepperel. (Arch. de Cothereau, not.)
1574, vendredi 6 août. — Jehane d'Argent, femme de Jacques Morin, marchand, bourgeois de Paris, déclare à Galliot du Pré qu’elle se porte comme héritière de Pierre Trepperel, son cousin-germain, libraire à Orléans; le 11 aoust, elle donne procuration. (Arch. de Cothereau, not.)
1579, vendredi 10 avril. — Honorable homme Gallyot du Pré, marchand libraire, rue Saint-Jacques, nomme un
procureur pour plaider avec Anthoyne Maria Spinelli, marchand, demeurant à Paris, qui avoit appellé en Parlement d’une sentence du Chastelet du 29 janvier dernier rendue contre luy, fixer les dommages et intérêts à réclamer, transiger, etc. (Arch. de Cothereau, not.)
1581, lundi 5 juin. — Jehan Le Bouteillier, escuier, sieur de Moussy le vieil et de Moussy le neuf, demeurant à Moussy le vieil, près Dammartin, confesse que, dès le 18 juillet 1577, Geneviefve Le Blanc, veuve de feu Me Galliot du Pré, libraire juré, bourgeois de Paris, lui avoit délaissé à titre de rente tout ce qu’elle pouvoit avoir de droit indivis avec le dit sieur de Moussy en la maison du Chesne Chaumontel, au terroir de Moussy le neuf et ès Cruvrain, près Dammartin, selon que ces droits étoient tenus par Nicolas Clairin, laboureur, demeurant - à Moussy le neuf, fermier du dit Chesne, moyennant 50 I. t. ou 16 escus 2/3 par an (contrat passé devant Loys Le Gendre et Jacques Landry, notaires à Paris,) et depuis la dite Le Blanc seroit décédée laissant Pierre du Pré le jeune, fils mineur de défunt Pierre du Pré l’aisné et de Françoise de Louvain, jadis sa femme, et de présent femme d’Abel Langelier, marchand libraire au Palais, tuteur et curateur du dit Pierre du Pré le jeune à ce présent. Cette rente échue à Pierre du Pré le jeune. — Jehan Le Bouteillier se reconnoiït débiteur de cette rente envers Pierre du Pré le jeune !, mineur. (Arch. de la Barde, not. à Paris.)
Une note de La Barde (successeur de Cothereau), écrite en marge, constate que cette rente a été rachetée, le 7 juillet 1601, par Mess. Charles Le Bouteillier, chambellan du Roy, sieur de Moussy, de Pierre du Pré, marchand, bourgeois de Paris.
(1) Pierre du Pré, dont il est ici question, était le fils de Pierre du PrélI et le petit-fils de Galliot I du Pré. |