VITE
PHILIPPE DAMFRYE 61
noblé et discrète personne Me Nicolas Breton !, chanoine en l'Église de Paris :
1° Tous leurs droits comme héritiers, en partie, de Nicolas Champagne, fils de feu Jehan Champagne, marchand boulanger à Paris, et de Marguerite Hamelin (Jehan Champagne, frère de la femme de Damfrye) sur une maison assise à la Tournelle, lieu dit le port Saint-Bernard, à l’enseigne de l'Image S. Bernard. Dre 2001. t
Le 19 aoust 1568, ledit Philippe Damfrye, canonnier ordinaire du Roy reçoit les 200 I.
20 Tout ce qui leur étoit dû par le Cardinal de Ferrare avec qui ils avoient plaidé à raison d’un bail de vignes, assises à Corbeil, louées par lui à Nicolas Champagne, oncle de Jehanne ?. (Arch. de Cothereau, not.)
1573, 25 février. — Nicolas Breton, chanoine de Paris, confesse que Philippe Damfrye, graveur en mathématiques, demeurant rue des Carmes, lui a baïllé et laissé en garde la somme de 500 I. qu'il lui rendra à sa première requeste.
Ledit Damfrye nomme sa procuratrice Jehanne Champagne, sa femme, pour plaider et recevoir toutes sommes de deniers. (Arch. de Cothereau, not.)
1579, 26 juillet. — A Philippe d’Anfrye, graveur d’armoiries, 18 escus pour avoir gravé de neuf deux armoiries de S. M. en circuits de l’ordre du St-Esprit, l’une
(1) Nicolas Breton était très probablement de la même famille que le libraire Richard Breton qui fut l'associé de Philippe Damfrye.
(2) Jehan Champagne étant dit frère de Jehanne Champaigne, femme de Ph. Damfrye, et Nicolas Champagne étant dit son fils, ce dernier était le neveu et non l'oncle de Jehanne. Quant à la somme due par le cardinal de Ferrare, elle n’est point indiquée dans l'acte,
des armes de France pleines et l’autre de France et Pologne, pour aposer aux livres des Statuts et ordonnances du dit ordre, suivant l'ordonnance de M. le Chancelier, et quittance du 26 juillet 1579, cy . . . . XVIII escus.
Biblioth. Nat., mss. Clairambault, 1281, fol. 90 vo et 91 ro. Communiqué par M. Fernand Mazerolle, archiviste de la Monnaie.
On voit, par cette pièce, que Philippe Damfryea faitpour Henri III des fers à dorer. Il n’est question que de ceux relatifs aux livres du Saint-Esprit; or, les exemplaires d'Henri III portent tous l’ordre du Saint-Esprit. Il nous paraît bien difficile de ne pas attribuer sûrement à Damfrye l'exécution des fers qui ornent les reliures des livres de ce prince. ;
1582, 19 janvier. — Information faite par François Garault sur la vie, renommée, etc., de Phil. Damfrye, nommé tailleur général des monnoies.
Jehan Massieulx, vicaire de l’église Saint-Hilaire.
Hierosme de Marnay (signe Marnef), marchand libraire et capitaine du quartier, âgé de 66 ans:
Dit que Damfrye est prévost de sa dixaine et sous sa charge ; il le connoît depuis devant les troubles, homme paisible, de bonne vie, prenant peine à gagner sa vie.
Thomas Brument, marchand libraire, au mont Saint- Hilaire, dixenier au quartier de Jaques Kerver et marguillier de la paroisse Saint-Hilaire, 50 ans :
Connoît Phil. Damfrye, graveur à Paris, depuis 25 ans, l’a fait travailler quelquefois en sphères, astrolabes, fers à marquer la couverture des livres, et autres choses concernant son état. Il n’y a trois semaines qu'il fit le pain bénit.
Jehan Le Normant, marchand libraire, au mont Saint- Hilaire, à la Roze rouge, 58 ans :
Connoît Damfrye depuis 30 ans pour l'avoir fait travailler de son mestier de graveur ès fers à marquer les
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livres, homme de bien, etc. Au jour de Noël, il fit le pain bénit.
Guillaume Le Mire, maitre enlumineur, rue des Carmes, 46 ans :
Damfrye est son voisin depuis 12 ans; il a des rentes sur la maison de la ville de Paris et sur @es particuliers.
Anthoine Besse, marchand bourgeois de Paris, au mont Saint-Hilaire, est proche voisin de Damfrye. (Arch. de la Cour des Monnoies, 1. Z, 2850).
Le 8 mai 1582, le Roi, étant à Fontainebleau, donne des lettres de jussion pour recevoir Philippe Damfrye, tailleur général des monnoies (Arch. de la Cour des Monn., 1. Z 2850), mais la Cour des Monnoies, ainsi que le prouve la pièce suivante, s'oppose à cette réception.
1582, 15 mai. — Opposition à la réception de Philippe Damfrye ; la Cour vouloit donner la place au CONCOUTS.
Gabriel Carlier, sculpteur, Jacques Reveloys, et André Benard, maitres orfèvres à Paris, Olivier Codoré, graveur et tailleur de pierres précieuses, Alex. Olivier, ouvrier et conducteur des engins de la Monnoie du Moulin, Nicolas de Villiers, maitre orfèvre et graveur, et Philbert Regnault, orfèvre (n’est pas dit maître] à Paris, étoient les concurrents d’Est. /sic]/ Damfrye et devoient faire chef-d'œuvre. Ils demandèrent, le 24 avril, que remonstrances fussent faites au Roi qu’on disoit avoir donné lettres d’itérative jussion pour Damfrye, afin de ne pas perdre leur peine, et que le mieux faisant d’entre eux fût pourveu du dit estat.
11 mai. — Opposition de Germain Pillon.
Damfrye a voulu rendre l'arrêt du Conseil ct celui de la Cour illusoires, confessant son insuffisance, a obtenu du Roi des lettres pour être recu suivant ses lettres de
provision. La Cour lui avoit ordonné de faire des cires et modèles de S. M. pour le donner aux concurrents; il a intérêt, car si le tailleur général sait bien imiter les cires et modèles qu'il doibt prendre de luy, l’on luy imputeroit toujours la faulte et sembleroit que la cire par luy baillée n’eût été bien faite. (Arch. de la Cour des Monnoies, 1. Z 2850.)
1598, 31 janvier. — Le Roi, ayant égard aux services rendus à lui et à son prédecesseur par Phil. Damfrye et à ses belles inventions de géograffie, lui permet de résigner son état de graveur genéral des effigies des monnoies de France à Philippe Damfrye, son fils. (Arch. de la Cour des monnaies, reg. Z 3200.)
La nécessité de nous renfermer dans les limites de notre sujet nous donne le regret de ne pas mettre ici d’autres pièces bien intéressantes sur les Damfrye comme graveurs des monnaies ; nous allons cependant en indiquer les dates, en regrettant profondément que le nouveau classement des Archives de la Cour des Monnaies en rende la recherche bien difficile :
1586, 9 décembre, liasse Z 2854; — 1594, 7 mai, liasse Z 2862; — 1601, 6 janvier, liasse Z 2876; — 1606, 8 août, liasse Z 2882 ; — 1606, 9 août, liasse Z 3121.
RAOUÛULET BREVILLE ET MICHEL GUYTOIS
1551, 28 octobre. — Raoulet Breville et Michel Guytois, marchands libraires, reçoivent 48 1. t. sur les louages d’une maison saisie. (Arch. de Brulé, not.)
Non cités par La Caille, ni par Lottin. Peut-être est-ce Raoulet Breuille qu'il faut lire; et s’il en était ainsi, notre Raoulet pourrait bien être parent de Mathurin Breuille, qui, en 1561, imprimait les ordonnances de Charles IX.
1551, lundi 9 novembre. — Honorable homme Me: Adrian Tournebus (Turnèbe), lecteur et maistre de l’impression du Roy ès lettres grecques, demeurant à Paris,
Épouse honorable femme Magdeleine Clément, veuve de feu noble homme M° Jehan Le Mestayer, procureur du Roy en la conservation des privilèges royaulx de l’Université de Paris. |
Leurs biens seront communs. Tournebus donne à la future 100 I. de rente en douaire préfix, s’il y a enfans vivans au jour de son trespas ; sinon elle aura, à son choix, les 100 I. de rente ou le douaire coustumier. Ces 100 I. de rente rachetables 1200 I.
Magdeleine prendra par préciput ses habits, bagues et joyaulx jusqu'à la valeur de 900 I. t. et pour 450 I. seulement, s’il y a enfans. Tournebus donne, en outre, à sa femme, s’il décède avant elle sans enfans, 19 acres de terre en plusieurs pièces, assises à Villiers, paroisse d’Andely, au bailliage de Gisors, à lui appartenant de son acquisition. Si Magdeleine Clément décédoit la première, la donation est nulle.
Et a esté faict en la présence, du vouloir et consentement de noble homme et saige Me Thomas de Bragelongne, conseiller du Roy au Chastelet, amy desdits futurs conjoints ; de noble et discrète personne Me Pierre Galand, lecteur ordinaire du Roy et principal du collège de Boncourt, amy du dict de Tournebus; de honorable femme Loyse Mainne, veuve de feu Estienne Clément, mère; de vénérable et discrète personne Françoys Landry, docteur-régent en la Faculté de Théologie de l’Université de Paris, curé de Sainte-Croix, en la cité de Paris, cousin germain ; de Philippe Mainne, marchand joyaulier, oncle ; et de Pierre Turpin, cousin de la dite Magdeleine
Clément. Faict et passé multiple, le lundi 9 novembre 1551. (Arch. de Brûlé, not.)
1561, samedi 5 juillet. — M° Adrian Tournebus, lecteur ordinaire du Roy ès lettres grecques, et Magdelayne Clément, sa femme, et autres, avoient droit de prendre 40 s. par. de rente sur une maison assise à Montmorency, ayant pour enseigne le Daulphin. (Arch. de Cothereau, not.)
1567, 13 juin. — Honorable femme Magdeleine Clément, veuve de feu Me Adrian Tournibus, lecteur du Roy, loue une maison, rue de la Mortellerie, au Pot d'estain, à Jehan Martine, maistre pasticier à Paris, 120 1. (Arch. de Brüûlé, not.)
1569, 13 avril. — Magdeleine Clément confesse être propriétaire d’une maison assise au port Saint-Laurent, faubourg de Corbeil, sur laquelle le chapitre de Saint- Spire a 20 s. de rente. (Arch. de Brüûlé, not)
1569, 28 juillet. — Magdeleine Clément loue un moulin à eau sur la Seine, au Pont de Samois, à Pierre Chesnoy, meunier, y demeurant actuellement. Prix: 100 I. t. et un porc gras valant 3 escus d’or, pour la première année du bail, et, pour les autres, 120 1. et un pore gras. (Arch. de Brûlé, not.)
1569, 8 août. — Madeleine Clément loue à Estienne Le Maire, maître tailleur, une maison, rue de la Viex Tixéranderie, près le carrefour Guillory, dont jouit de présent la veuve de feu Guillaume de Chaumont, maître fourbisseur et garnisseur d’épées. Elle se réserve pour elle et pour Guillaume d’Espinay ou autre qui tiendra la maison de l’Image Sainte-Catherine, appartenant pareillement à la bailleresse, le droit de descendre des futailles
par la trappe qui est en l’ouvrouer de Ia maison louée ce jour. (Elle s’étoit réservée aussi la cave de cette maison, il faut donc qu’elle y demeurât...?) Loyer : 50 I. t. baissé à 40,1: parce que, le vendredi 12, elle se réserve le deuxième étage où elle entrera par le corps d’ostel et maison qu'elle occupe. (Arch. de Brülé, not.)
1574, jeudi 27 mai. — Noble demoiselle Marthe de Thyvet !, veuve de feu Claude de la Ballue, escuier, sieur de Villepreux, escuyer tranchant de M. le duc d'Alençon, paye deux années de rente 133 1. 6 s. 4 d. à Magdeleine Clément, veuve d’Adrien Tournebus, lecteur ordinaire du Roy en l’Université de Paris. (Arch. de Cothereau, not.)
1575, 30 août. — Madeleine Clément donne à loyer à Jehan Calandre, charron, une maison rue S. Antoine, à la cour de Prémort, à l'enseigne de la Coupe d'or, 901. (Arch. de Brulé, not.)
Voir plus loin, au nom de Pierre Arcambault, à la date du
29 novembre 1575, une pièce dans laquelle figure la veuve d'Adrien Turnèébe.
1575, 9 décembre. — Georges Tournebuz, demeurant au Grand Andely, prend à titre de ferme, de la Toussaint 1574 pour 6 ans, de Madeleine Clément, etc., tutrice des enfans mineurs d’Adrien et d'elle, tous les héritages, rentes, vignes, maisons, rentes de blé (100 mines à prendre sur les fermiers de Fresnes, Suzay, Feuquerolles, Forest, Villers), deux acres soixante perches de vignes à hommage avec quelques isles, terres et prés;
(1) Dans une pièce du 19 février 1579, le nom .de la veuve de Claude de la Ballue, sieur de Villepreux, est écrit : du Thurel; cette dame a signé au bas : d'Usuel, voir p. 68, |
item, une maison au dit grand Andely, un acre de terre au port Morin et généralement tous les héritages, rentes, etc., qui appartenoient à Adrien Tournebus dans le bailliage de Gisors, en ce non compris les terres, vignes, prés et rentes assises en la paroisse de Neaufle. Prix 400 1. par an. (Arch. de Brulé, not.).
1576, jeudi 15 mars. — Madeleine Clément transporte 72 1. de rente à noble homme Me Liger du Chesne t, docteur en droit, lecteur du Roy en lettres latines, à Paris. (Arch. de Brulé, not.).
1579, 19 février. — Noble demoiselle Marthe du Thurel ? (signe: d’Usuel), veuve de Claude de la Balue, escuyer, sieur de Villepreux, escuyer tranchant de Mer le duc d'Anjou et d'Alençon, frère du roy, confesse être propriétaire d’une maison, rue et près l’église S. Paul, ayant issue, par derrière, en la rue de Joy, qui fut à Guillaume Abot, sieur de la Chaise, conseiller au Parlement, sur laquelle Madeleine Clément, a droit de prendre 22 escus et 13 s. 4 d. de rente. (Arch. de Brulé, not.)
1579, 18 mai. — Isaac de Bargue, maître faiseur d’instruments de musique, loue de Magdeleine Clément, veuve de Turnèbe, une boutique, chambre et grenier d’une maison, rue de la Tisseranderie et rue de la Poterie, 24 escus. (Arch. de Brulé, not.)
1579, mercredi 23 décembre. — Jacques Le Page, marchand, demeurant à Corbeil, vend à Magdeleine Clément, un jardin qui souloit être en masure assis à Corbeil,
(1) Leodegarius a Quercu.
(2) Dans une pièce du 27 mai 1574, le nom de cette dame est écrit: de Thyvet. Voir p. 67.
près le port Saint-Laurent, en la censive du sieur de Villeroy, à cause de son fief de Vaulx, et chargé envers lui de 5 s. de cens. Prix 30 escus sol. Un tas de pierre au dit jardin sera enlevé par le vendeur. (Arch. de Brulé, not.)
1580, samedi 28 mai. — Quittance de Madeleine Clément à Gabriel du Pain Goinsset, archer des gardes du corps du Roy, demeurant au logis de M. de Cheverny, rue de l’Arbre sec, elle demeurant rue de la Poterie, paroisse S. Merry. (Arch. de Brulé, not.)
Voir plus loin au nom de Romain Tyverny, marchand papetier, libraire et relieur de livres, à la date du 19 décembre 1580, une pièce où figure Madeleine Clément.
1581, 20 mai. — François du Lyon, premier président de la Cour des monnoies, promet de résigner, sous le bon plaisir du Roy, son office de premier président au profit de noble homme Odo de Tournebu, avocat au Parlement, demeurant rue de la Poterie, et luy en baïller les lettres dedans le 1: aoust prochain, moyennant 6000 écus d’or que, pour ce, le dit Tournebu et noble femme Magdeleine Clément, sa mère, veuve de feu noble homme et sage Adrian Tournebu, luy vivant lecteur äu Roy ès lettres grecques en l'Université de Paris, ont promis lui payer savoir : 4000 escus, en recevant les dites lettres et une rente au denier 12 des 2000 escus restant dus ; 2000 escus de dédit. (Arch. de Brulé, not.)!:
1581, vendredi 23 juin. — Magdeleine Clément donne en avancement d'hoirie à noble homme Me Odo de Tournebu, son fils ainé, avocat au Parlement, les maisons,
(1) Odo ou Odet de Tournebu signe très mal.
jardins, etc., ci-après, provenant des successions de feuz Estienne Clément et de Louise Maussé !, ses père et mère:
Une maison à Corbeil, près le port S. Laurent, tenant aux héritiers de Jehan Danès, censive du sieur de Vaulx, quelques terres en dépendant énumérées ;
Autre maison à Fericy en Brie, au lieu dit Fremery 5 quartiers 2/4, etc... Item, 6 perches audit vignoble (de Fericy) tenant à Germain Pillon. (Arch. de Brulé, not.).
Tournebu signe bien cette fois : O. de Tournebu.
1583, 11 août. — Charles d’Argillières, sieur de Valescourt, Bethemont et Poncy, maître des comptes, rachète de Madeleine Clément, veuve d’Adrien Tournebus, 100 I. de rente pour 400 escus. (Arch. de Brulé, not.) :