VINCENT SERTENAS — JEANNE BRUNEAU
Roche-sur-Yon, gouverneur et lieutenant général pour le Roy de la ville de Paris, pour faire imprimer les placartz, mis et attachés par les carrefours de la dite ville et faubourgs de Paris, contenant défense de porter armes etc., la feste de Toussaint dernière. (Arch. de Cothereau, not.)
1562, mardi 7 avril. — Vincent Sertenas, marchand libraire, bourgeois de Paris, comparoit comme tuteur de Marie Pouchet, fille de feu Thierry Pouchet et de Catherine Girard, jadis sa femme.
JEHANNE BRUNEAU, VEUVE DE VINCENT SERTENAS, ET VINCENT NORMENT, SON GENDRE ET ASSOCIÉ
1562 (1563), 30 mars. — Jehanne Bruneau, veuve de feu Vincent Sertenas, marchand libraire, bourgeois de Paris, d’une part, et Gilles Robinot, aussi marchand libraire à Paris, et Guillemette Sertenas, sa femme. — Gauchère Sertenas, veuve de Thomas Bretoix, maître tailleur d’habillements, les dites Guillemette et Gauchère, filles de Vincent Sertenas et de feue Denise Bonnemaire (sic pour Bonnemère), jadis sa femme en premières noces.
Lesquelles parties, après avoir vu et calculé ensemblement l'inventaire fait des biens demourez par le décès dudit défunt, les dettes activeset passives, frais deses funérailles et autre frais fournis par icelle veuve, et après avoir partagé également entre eulx toute la marchandise trouvée en la maison et bouticque d’icelle maison où le dit défunt seroit décédé, ont fait entre eux le traité quis’ensuyt :
Le dit Robinot et sa femme, et Gauchère Sertenas cèdent à la dite veuve leur part héréditaire des biens meubles, ustenciles, habillements, bagues, joyaulx, marchandise de librairie, et toutes choses quelconques, moyennant quoi Jeanne Bruneau et les enfans mineurs
d’ans de Sertenas et d'elle renoncent à leur part des dettes actives de Sertenas. Elle renonce à rien réclamer de Guillemette et Gauchère, pour la tenue de la maison depuis la mort du défunt, et pour dépense faicte à netoyer la maison pour le danger de peste qui a été en icelle; elle sera tenue de payer les dettes passives du défunt et de sa première femme, signaument et par exprès ce qui est dû à Guillaume Merlin, marchand (libraire) et bourgeois de Paris — aux héritiers de feu Estienne Groulleau, à ceux de Thierry Pouchet et au sire Carel, marchand, demeurant au carrefour S. Severin, à M° Jacques Sersceau — aux propriétaires de la maison où demeuroit le dit défunt pour les louaiges de la dite maison — à Felix Guybert, — à M. Aubert, avocat. (Arch. de Cothereau, not.)
1563, mercredi ? juin. — Jehanne Bruneau, veuve de. Vincent Sertenas, marchand libraire à Paris, recoit de Michel Demery, maître tailleur, quatre escus d’or sol. sur et tant moins de la valeur de quatre aulnes de satin, baillez par elle au dit Demery et sa femme (Nicole Georges pour mettre en œuvre, et qu'ilz disent leur avoir esté mal prins et desrobé en leur bouticque. Ils sont en procès contre ceulx qu'ils accusent d’avoir fait ce vol, et s'ils gagnent, ils remettront à Jeanne Bruneau ce qui leur sera, pour cela, adjugé, sinon un autre escu sol.— elle leur remet, de sa grâce, le surplus de la valeur du dit satin en considération de la grande perte qu'ils disent avoir soufferte. (Arch. de Cothereau, not.)
1563, vendredi 11 juin. — Phil. Tiercelin, cousturier, demeurant à Villeron, près Louvres, met son fils Thomas en apprentissage avec honorable femme Jehanne Bruneau, veuve de feu Vincent Serlenas, en son vivant marchand libraire à Paris, et Vincent Norment, aussi libraire à Paris, gendre de la dite veuve.
1563, jeudi 18 novembre. — Honorable femme Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, marchand libraire; et Vincent Norment, son gendre, reconnoissent ensuyvant le contrat passé entre eulz par devant Corne(?)et P. Cothereau, notaires à Paris, le 22 avril dernier qu'ils s’estoient et sont ensemble associez au train et trafficq de marchandise de librairie, pour aussi longtemps que bon leur semblera.. en laquelle association ils ont mis et apporté, tant en marchandise de librairie que en deniers comptans, chascun d’eulx jusqu’à concurrence de 500 1. t., dont ils se sont tenus et tiennent pour bien conptans (sic) et en ont quitté l’un d’eulx l’aultre et, en ce faisant, a été expressément accordé que Norment vendra et distribuera la marchandise et fera trafic d’icelle, et en usera comme un bon père de famille et comme tous bons et loyaux marchands font, et néanmoins ne pourra faire debtes pour la dite association pour plus de 100 I. t. sans y appeler la dite veuve. Elle lui donne les pouvoirs d'emprunter jusqu’à 100 I. t. et d’eschanger ou troquer de leur marchandise de librairie jusqu’à la dite somme de 1001. t. — Le prouffit qui proviendra de la dite marchandise sera party entre eulx, par chascun jour de sabmedy, en quoy faisant le dit Norment tiendra compte à la dite veuve de l'administration qu’il aura faicte, toute la semaine, de leurs marchandises, et, s’il y a perte, la partageront et se pourront départir de ladite association quand ils voudront, en prenant chacun la moitié de la marchandise et des dettes. Jeanne ne veut pas qu’à la dissolution on demande à son gendre d'autre compte que ceux rendus chaque samedi. (Arch. de Cothereau, not.)
1564, 20 juillet, — Jehan Bonneau, marchand tapicier, et Anthoine Quinet, marchand cendrier à Paris, marguilliers de Sainte-Geneviève-des-Ardents, reçoivent de
Me Jacques Plantin, notaire et praticien en cour d'église à Paris, 426 1. 16 s. 8 d., que ledit Plantin et Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, redevoient à la fabrique pour la clôture du compte ci-dessus transcrit, plus des titres de rente — les meubles, ornements, calices, reliques, etc. Sertenas étoit marguillier avec Plantin. Les 426 1. payées par Plantin seul. (Arch. de Cothereau, not.)
Le compte dont il s’agit n’est pas dans les liasses.
1564, lundi 31 juillet. — Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, marchand libraire, confesse devoir à honorable homnie Vincent Brument (Norment), son gendre, 120 1. 125. Ce compte fait entr'eulx tant pour raison des frais faictz par le sieur Norment (ès voyages qu’il. [effacé] pour la dite veuve, pour le trafficque de marchandise dont elle estoit tenue par moictié que d’argent presté par luy à plusieurs fois...) Norment luy a rendu bon, juste et loyal compte du faict et trafficque de la marchandise de la société qu’ils ont entre eulx, sauf les changes faictz par Norment, tant avec les marchands de Paris que de Lyon et aultres, dont la dite veuve sera tenue pour moictié. Les 120 I. 12 s. payées aussitôt après le décès de l’un des deux, si elles n’avoient esté payées avant.
Fait en présence de Laurent Chancelier, aussi gendre de la dite veuve, qui a approuvé et consenty. (Arch. de Cothereau, not.)
Laurent Chancelier était libraire à Orléans.
1564, lundi 11 décembre. — Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, marchand libraire, et honorable homme Claude Lenfant, marchand joaillier au Palais, se tiennent quittes, l’un envers l’autre, pour raison du droit qui appartient à Lenfant à cause du louaige d’une
boutique assise en la galerie des prisonniers du .Palais, occupé de présent par la dite Bruneau, à raison de 15 I. t. par an; revient pour la portion du dit Lenfant à 1125. 6 d. et, pareillement, pour raison des louages de la portion d’une maison qui appartient en partie à Marie Pouchet, fille de feu Thierry Pouchet, belle-sœur du dit Lenfant, de laquelle Sertenas étoit tuteur, laquelle maison a esté occupée par Lenfant jusqu’à Noël 1562, que le bail à luy faict par Thierry Pouchet expira (compensation avec la part de Marie Pouchet, pupille de Sertenas, dans cette maison). (Arch. de Cothereau, not.)
1565. — Honorable homme Vincent Norment, marchand libraire, bourgeois de Paris, confesse devoir et gage à honorable femme Jehanne Bruneau, veuve de feu Vincent Sertenas, en son vivant marchand libraire et bourgeois de Paris, 488 I. 6 s. t., pour vente et délivrance de la moitié de toute la marchandise de librairie à la dite veuve appartenant, et qui est, de présent, en la maison où pend pour enseigne l’Ymage S. Jehan l'Evangéliste, assise en la rue Neuve Notre Dame, en laquelle maison la dite veuve est de présent demourant, laquelle moitié ledit Norment a achapté,etreceue de la dite veuve, selon la prisée faite par honorables hommes Robert Le Maignier (Le Mangnier) et Anthoine Leclerc, aussy marchans libraires, pour ce faire appelez par les parties, et le surplus de la dite somme de 488 1. 16 s., montant à 88 L., la dite Bruneau confesse avoir eu du dit Norment, avant, 60 1. et lui a rabattu les 28 1. restant à payer. Norment lui remet les salaires qu’il pourroit demander pour tout le temps passé jusqu’à la S. Jehan prochaine, pour l’état et traficq de la marchandise de librairie. Il paiera les 408 1. 16s. en ceste manière : 25 1. à la S. Jehan prochaine, 25 1. l’autre S. Jehan, et par chascun quartier après, 25 1. jusqu’à entier paie-
ment. — Quittance de tout ce qui pourroit être dû pour louage de boutique, salaire de leur serviteur que Jehanne étoit tenue payer — elle sera quitte des 120 I. 12 s. qu’elle s’étoit engagée à payer, le dernier juillet 1564, quitte de 200 1. de marchandise qu’elle étoit tenue de mettre dans la société par le contrat de mariage de Roze Sertenas, femme de Norment.
Ce faict, les dits Bruneau et Norment ont, d’un commun accord, mis en commun et société la dite marchandise de librairie étant en la maison de la dite veuve, c’est assavoir Norment, la moitié achetée par luy, et la veuve la moitié à elle demeurée, le tout passé en la possession et puissance du dit Norment comme l’aultre marchandise de librairie par eulx cy devant mise en commun pour être vendue ou eschangée par Norment; et, pour que Norment puisse mieux traffiquer, elle lui donne puissance de pouvoir créer debtes jusqu’à concurrence de 200 I. au lieu de 100 L., la veuve tenue (jusquà concurrence de 200 ?) des dettes que fera Norment au dit trafiq de marchandise, soit pour aller aux foires sur les champs en ceste ville ou ailleurs. (Arch. de Cothereau, not.)
1565, mercredi 6 février. — Quittance de tout compte par Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, libraire, à son gendre Vincent Norment ; quittance pour l'administration de la marchandise et pour les louaiges de la maison, bouticque et banc du Palais occupez pour le trafficq de leur marchandise.
1565, vendredi 22 février. — Denis Berjert, marchand mercier-joaillier, et Marie Pouchet, sa femme, reçoivent de Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, pour elle et pour son fils mineur Vincent Sertenas, 49 1. 155. 7 d., restant à payer sur 169 1. 155. 7 d., reliquat du
compte de la tutelle que Vincent Sertenas avoit eue de la dite Pouchet, fille de Thierry Pouchet.
1567, samedi 15 février.— Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, en son vivant marchand libraire, loue à Jehan Guerin, compagnon savetier à Paris, une maison, sise entre les portes S. Martin et du Temple, en ceste ville de Paris, joignant les remparts, à la réserve de la sallette basse, avec le jardin dont elle jouira tant du parterre, des treilles et arbres fruitiers, sans que le bailleur y puisse rien prendre sinon les herbes pour son usage et celui de sa famille seulement. Prix 20 1. t. (Arch. de Cothereau, not.)
1567, samedi 29 mars. — Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, quitte son gendre, Vincent Norment, de tout compte pour leur commerce de librairie et de tous louaiges tant de la maison qu’ils occupent ensemble rue Neuve Notre Dame, à l’Image S. Jehan l'Evangéliste que du banc et boutique assis en la galerie des prisonniers du Palais, à Paris, en laquelle est partie de leur marchandise de librairie commune entre les parties.
Confesse icelle veuve qu’elle ne pretend ne demande aucune chose tant ès histoires servant à Mirouer politique ! in-8& qu’à celles des Histoires prodigieuses, in decimosexto, parce que ledit Norment, son gendre, a fourny et fait luy seul, de ses propres deniers, du consentement d’icelle veuve, les deniers pour faire portraire les dites histoires et, partant, a iceluy Norment de sa grâce et courtoisie consenty et accordé que, si la dite veuve, sa mère,
(1) Le mot histoires est ici synonyme de figures. Le Miroir politique, contetenant diverses manières de gouverner et policer les républiques, réimprimé, en 1567, par Vincent Norment, est l'œuvre de Guillaume La Perrière, toulousain, Voir Brunet, Manuel du libraire, 5° édition, t. 11, cal. 829.
veut participer et recevoir sa part ès dites histoires durant le temps de leur association seulement, faire le pourra se bon luy semble, en lui remboursant la moitié des frais qu’il luy a convenu pour ce qu’il en peut competer au dit Norment. (Arch. de Cothereau, not.)
1567, samedi 23 août. — Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, libraire, rue Neuve Notre Dame, à l'Image S. Jehan l'Evangéliste, vend à Robert Le Mangnier, marchand libraire à Paris, un banc et armoires de bois de chesne étant appliqué, de présent, en une place sise en la galerie des prisonniers par laquelle on va en la Chancellerie, laquelle place ledit Le Mangnier tient a présent au moyen du bail qui luy en a esté faict par Me Estienne Gerbault, fermier du domaine de la ville de Paris, et qui appartenoit à la dite veuve, au moyen de la succession de feu Laurent Bruneau, son père, qui l’avoit acheptée du Roy et depuis racheptée par ledit Gerbault sur la dite Bruneau par ordonnance du Roy. — Prix de la vente des bancs et armoires, 10 1. (Arch. de Cothereau, not.)
1567, 17 septembre. — Vincent Norment, libraire, rue Neuve Notre Dame, recoit comme apprenti Cyr Corron, fils de Martin, laboureur à Senonches, diocèse de Chartres, âgé de 14 ans. (Arch. de Cothereau, not.)
1568, vendredi 29 octobre. — Vincent Norment et Laurent Chancelier, marchands-libraires, quittent Jehanne Bruneau, leur belle-mère, de tout ce qu’elle a pu ou pourra recevoir des deltes actives de Vincent Sertenas, à condition de les descharger de tout ce qui pourroit être dû par le dit défunt à ung nommé Ercules Françoys. Elle quitte Chancelier de tout ce qu'il auroit pu avoir baillé ou seroit advenu à Chancelier par avantage ou prêt; elle reçoit 38 1. 16 s. restant dû par Norment de 408 I,
16 s., montant de leur compte final. (Arch. de Cothereau, not.)
1572, mardi 23 septembre. — Mathurin Oudart, marchand de vins, et Nicolas Roffet, marchand libraire, cidevant maîtres etadministrateurs de la confrérie Madame Se Geneviève des Ardents, remettent à leurs successeurs Mes Clinchamp, patenostrier, et Jehan Thuilleau, fripier, 681. 125. qui leur furent mis ès mains par Vincent Norment et Jacques Damaye, maîtres de la dite confrairie, en quoy par le compte par eulx rendu le 30 juin dernier, ils s’étoient trouvé redevables, sauf 30 I. que Oudart et Rousset (c’est Roffet) disent avoir baïllé aux marguilliers pour payer la taxe des francs fiefs et nouveaux acquets dont ils ont présenté la quittance donnée à Clinchamp et Thuilleau et 17 1. 12 s. restant, les charges payées, des aumosnes reçues dans l’église, exccpté le luminaire. (Arch. de Cothereau, not.)
Voir plus loin à l’article des Relieurs, Estienne Le Duc, à la date du 20 juin 1574.
1574, vendredi 2 juillet. — Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sertenas, et Vincent Norment comptent définitivement ensemble tant de la somme de 150 1. en quoy, par brevet du 4 may 1559, Jehanne étoit tenue envers Norment que des louages du logis que celui-ci tient de la dite veuve. Ils se tiennent réciproquement quittes à condition que Norment paiera tout ce qui sera dû par la dite veuve au sire Guillaume Le Bé, marchand papetier, demeurant en l’Université de Paris, jusqu’à concurrence de 15 à 161. dans huit jours, — non compris les deniers arrêtés ès mains du dit Norment.
En ce non comprins le papier de change de marchandise de livres baïllée et reçeue par le dit Norment, durant leur association, qui est demeuré entre les mains du dit
Norment, dont les parties tiendront bon compte l’une à l’autre. (Arch. de Cothereau, not.)
1574, lundi 9 août. — Jehanne Bruneau reconnoît avoir recu 20 I. en prêt, de Mathurin Oudart, marchand de vins, par la main de Nicolas Bonfons, libraire, et elle a baillé à Oudart en gaige et seureté 2 pentes de ciel de lit avec les custodes, deux draps de lin, une nappe ouvrée et douze serviettes. (Arch. de Cothereau, not.)
1577, mardi 21 mai. — Jehanne Bruneau, veuve de Vincent Sartenas (sic), marchand, bourgeois de Paris, confesse devoir à Jehanne Carboran, sa servante, 90 L. t. de compte fait ce jourd’huy pour les salaires et sommes par elles gaignées en sa maison depuis le commencement jusqu’à la S. Jehan Baptiste prochaine, et aussi pour prêt ; elle la paiera, étant prévenue deux mois d'avance. (Arch. de Cothereau, not.)
1581, jeudi 19 janvier. — Vincent Norment, marchand libraire, oncle de Catherine Desbarres, mineure ; Nicolas Bonvallet, maître gaignier (gainier), son oncle aussi, à cause de sa femme, Catherine Norment, acceptent remboursement de deux escus d’or pour elle. (Arch. de Cothereau, not.)
1589, mardi 26 septembre. — Ce jour, à la requeste de Félix Le Mangnier, marchand libraire, bourgeois de Paris, rue Neuve Nostre Dame, comme exécuteur, avec Jehan Robinot, marchand mercier, du testament de feu Jehanne Bruneau, veuve, quand elle vivoit, de Vincent Sertenas, marchand libraire, demeurant rue Neuve Nostre Dame — Fut, à la conservation des droits de qui il appartiendra, procédé à l'inventaire des meubles trouvés dans la chambre où elle est décédée, qui
fut dimanche dernier (24 septembre), estant des apparte- .
nances de la maison de la Rose rouge, rue Neuve Nostre
Dame, montrées par Catherine Chancelier, fille de Catherine Sertenas, et par Vincent Norment, serviteur de Robert Fameau, marchand mercier au Palais !.
Dans la chambre où elle est décédée.
Chenets, pelle, table de chesne sur un pied à coffre. Une petite couche de noyer à piliers tournés et goderonnés : lit, traversin, couverture, custodes
de’soye, ciel de tapisserie, tel quel. . . . . . 41. RP ECS OT ANT, WEAR LA EN, STONE © SST nc abelles 2% sus sos ordres :3E Un dressouer de chesne à un guichet. . . . 405,
Quatre petites chaires caquetoires, une chaire à seoir à table, un placet couvert de tapisserie.
D Odompelit éruciix, 0. 5S.
rmoite de.chesne:, © .-. . 4 .. 0. 30 s.
Dix livres de vaisselle d’estain . . . . . . 39 S. Une marmite, un chandelier de fer.
Habits :
Robe (la meilleure), cote de drap noir, doublée ne revescheet toile, telle quelle. . . : . . . 455.
Une aultre de drap noir, à haut collet, doublée de
toile noire, par devant bordée de Fu pan bas 11h 15s Deux plissons de panne. . . nd 07: 205. Deux chaperons de drap et une . de camelot 105.
Linge :
D Chemises prisces 7/08 TD UN DT, 105.
Quatre pentes de ciel de lit de toile, avec franges
shoustodes. . . . 105.
Un naperon et une ces ré See dre de
(1) On voit que l'association de la pauvre Jeanne Bruneau avec son gendre n'avait pas prospéré. Devenue veuve de Sertenas, entre le 7 avril1562 et le 30 mars 1562 (1563), elle fit de tristes affaires avec Vincent Norment, et mourut pauvre en septembre 1589. Norment, de libraire qu'il était, avait été obligé de se mettre au service de Robert Fameau. Quant au fils de Sertenas, nommé Vincent comme lui, nous n’avons plus trouvé trace de lui,
Lettres. — Jehan Beauvisage, trésorier et payeur de la gendarmerie, achète de ladite veuve une maison et jardin, entre les portes S. Martin et du Temple, etant à la dite veuve de son propre, 6 escus 40 s. t. de rente.
Son testament en une 1/2 feuille; une page, écrite du 7 juillet 1587, ordonnant de ses funérailles et nommant Le Mangnier et Robinot, ses exécuteurs.
Le 3 octobre 1589, Le Mangnier apporte deux pièces, l’une du 8 octobre 1588} signée Viard et Le Camus, par laquelle appert que quatre escus de rente viagère, légués par Pasquetie Bruneau à Jehanne, lui ont été délivrés ; l’autre pièce, une copie de la précédente. (Arch. de La Barde, not.)
Voir aux Libraires de province, Laurent Chancelier, libraire à Orléans, qui était, comme Vincent Norment, gendre de Jehanne Bruneau.
FAMILLE SERTENAS
Voir Gilles Robinot, p. 141, à la date du 20 avril 1575, et Nicolas Bonfons, p. 87, à la date du 25 juillet 1594.