‹ Documents pour servir à l'intelligence de la question des écoles du Manitoba: avec quelques notes explicativesChapitre 23 sur 37 · HIDE LAS · texte numérisé non relu

HIDE LAS

. meur j 'ai fait au reuplè de. & Éélestin ‘ une allocution dont le passage ci-haut, est un extrait fidèle (?).

Nicolet 21 juin 1896.

| + Evrnier, Evêque de Nicolet.

(} Mer Gravel, dont l'esprit perspicace et le’ sens diplomatique voient Join, , a bien garde, dans la circonstance actuelle, de faire à ses ouailles des obligations ‘de conscience.-l ne se gêne pas de dire au candidat libéral qu'il ne croit pas à sa promesse et qu'il n'a pas confiance en son honnêteté politique, cependant il admet que sa déclaration aura pour effet de permettre à à ses ‘lecteurs de lui ac- : corder leurs votes sans pécher gravement. À l'exemple de Mgr Bégin, cette direction, quoique tout-à-fait dans le sens conservateur, est bien différente de celles qui ont été données pas Nos Seigneurs Laflèche, Labrecque, "Blais et Cameron. Après . ‘cela, on vient. nous dire: en conscience, snivez les evêques. Mais deur direction n'est pas uniforme. Et ce manque d'uniformité serait bien autrement accentué, si nous voulions citer le nom des évêques. qui, .en grand nombre ont gardé le silence sur le point qui nous occupe en ce moment; mais nous aurons la délica- . tesse ‘de ne pas trainer de vénérables prélats dans un débat auquel ils ont jugé à propos. de ne pas prendre part.

Quant à l'opinion personnelle de. Mgr Gravel qui dit que M. Laurier ne veut pas de. loi remédiatrice, mais bien: plutôt une enquête; qu à n inclut pas les écoles dans

de

La

-. 180 — ° # ‘ogr ‘et déclare hautèément qw'il rejète toute coercition; que. la seule

son prog: ainme ei déclare “auten q je toute 606 mn; Q

chance de voir une loi présentée au parlement était l'arrivée des conservateurs au

pouvoir; il nous sera bien permis de rappeler à sa (Grandeur: 1° que M. Laurier .

avait proclamé à à-St Roch de Québec que c'était un pr incipe, écrit en lettres d'or

‘dans le programe de son parti ‘de respecter Les droits des minorités, ei de rendre

Justice entière à la minorité manitobaine; que, si la conailiation ne réussissait pas, il exercerait complet et-entier le Fécours constitutionnel que fournit la loi; 2° que le fait d'une enquête qui éclairerait bien des esprits” nbhsés n'est pas opposé au . fait: de rendre justice et même de passer une loi remédiatrice, et que Mgr Taché l'avait demandée cette enquête le 7 Mars 1894, quarante jours seulement avant sa . mort; 3° que Sir Charles Tupper, à la fin de mars 1896, a arrêté en Chambre la discussion de- l'acte réparateur, pour envoyer à-Winnipeg Jes.Hon. MM. Dickey, ‘

© Smuith et Desjardins, proposer à M. Greenway un aïrangement à l'amiable, mon-

trant par là que, comme M. Laurier, il était tout d’abord -Bour la conciliation; 4° que M. Tupper lui même avait dit à Winnipeg, le 8 mai 1896, “ qu'il espérait bien que, quand son gouver nement. serait sorti vainqueir de la lutte électorale, M. Greenway réglerait la question lui- “même. » , Nous prouvons nos avancés.

.1.0-M. Laurier, dans son discours à St Roch, rappelle qu’il a mis les écoles . dans son programme eb qu’ax besoin il aura recours à-une loi: : e “ Que l'on ne se méprenne pas sur mes intentions; je veux que la minorité * du Manitoba obtienne justice entière. C’est un principe écrit en lettres d'or dans “le programme de mon parti, qu'il faut respecter les droits des minorités. Et, je « le déclare devant vous, si, demain, l'on voulait toucher aux droits et privilèges “ de la minorité protestante dans la province! de Québec, je serais le premier à “ les défendre. Je ferais plus: je viendrais demander à mes braves électeurs de * m'aider dans cette oeuvre de justice, et ils m'aideraient. # Si le peuple du Canada me porte au pouvoir, comme j'en ai-la conviction “je réglerai cette question à la satisfaction de toutes les parties’ intéressées, J'aurai “avec moi dans mon gouvernement, sir Oliver Mowat, qui. a toujours éké dans # Ontario au péril de sa propre popularité, le champion de la minorité catholique “et des écoles séparées. Je le mettrai à la tête d'une commission où tous lesin- “ térêts en jeu seront representés, et je vous affirme. que je réussirai. à, satisfaire ‘ ceux, qui souffrent dans le moment. Est-ce que le seul nom “vénéré de M: “Movret n'est pas une garantie du succès de ce projet ? ‘

# Et puis, en fin de compte, si la conciliation. ne réussit point, j'aurai à exercer

ce recohrs constitutionnel que fournit, la loi, recours que j'exercerai complet et # entier. ,

2. Mgr. Taché ne répuguait pes. à une enquête ; il la suggérait dans son Mémoire au gouveneur général, en date du 7 mars 1894 : " ‘

* Que l'on fasse une enquête à ce sujet et je suis certain qu'on ne trouvera “ pas un seul témoin qui oserait- venir” affirmer sous serment que la loi dont il est < question n'avait pas été passée avec l'intention d'accorder la protection demandée ;

“tandis que d'autre part, il y a de nombreux témoins qui n'hésiteraient pas à . cu , °

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. - z Bl— # donner leur témoignage sous serment, pour affirmer que là claûse 22 à étéin- # troduite dans l'Acte de Manitoba, à été votée dans la persuasion où l'on était

“ que cette clause ‘assuierait à la minorité de la. nouvelle province la protection

“des droits acquis avant son entrés ‘dans la Confédération, et aussi là continuation

“ des droits: qui pourraient étre accordés après qu'elle sernit devetue province ca- “ nadienne. Nier ceci, c'est simplement fermer les yeux à l'évidente”et refuser de “ tirer les conclusions naburellés que cette évidence impose à tous les partis po-" « Jitiques, ainsi qu'à “toutes . les classes de citoyens, de quelque origine et croyance. “ qu'ils soient; ce refus ne serait” que. l'abandon criminel d'une obligation im- ‘ “ périeuse.., Le ' | On répondra -peut- être que ce “point. a été décidé par le Conseil Privé; c'est vrai, il l'a été malheuseusement contre Îes catholiques: dans la cause de Barrett;

mais que d’autres points, dans le’règlement d'une difficulté aussi compliquée, pour-

. raient faire avec utilité la matière d'une enquête. La seule cliose que nous ‘voulons

établir ici, c'est que l'idée d'une ‘enquête . ne paraissait. à Monseignèur Taché ni dangereuse ni absurde. Le. | +

8.0 Quant à.la preuve que M. Tupper voulait un arrangement à l'amiable avec le Gouvernement local du Manitoba, voyez au N° XX le texte même des propositions qu’il lui fit faire le 28 mafs 1896, par ses trois-délégués, les Hon., M:.M. Dickey, Smith et Desjardins. Est-ce un .mal pour M. Laurier de faire avec succès

ce qu’a essayé de faire en vain M. Tupper, sans protestation de Îa part: de Mon-

seigneur Langevin, ni d'aucun antre évêque.

' 4.9,Bien plus, M. Tupper n'avait aucuriement mis dans son | programme électoral qu'il réglerait la question scolaire par l'acte réparateur présenté à la dernière session, ou.par une loi fédérale quelconque. ‘Un grand nombre des candi- ‘dats conservateurs, surtout dans Ontario; p par lui acceptés, se présentaient sous l'étiquette: pas de coercition. Lui- -même dafff un discours prononcé à Winnipeg le 8

juin 1896, presque en vue du palais épiscopal de St. ‘Boniface, disait qu'il espé-.

rait que ce serait M. Greenway qui réglerait ‘la question .des étoles. Voilà ses propres paroles: . nn

“-Je fais un dernier appel aux conservateurs, mes ‘amis, qui meracent de . me tourner le dos dans cette lutte- électorale; je veux savoir s'il se ‘trouve un , * homme ayant un peu de cervelle dans la tête, s'il se trouve un homme doué # d'une intelligence ordinaire et en état de raisonner qui se croirait justifiable

. “ d'opprimer une petite minorité, dans’ le “but de faire monter au pouvoir, comme

“ premier: ministre du Canada, un Canadien Français, Catholique Romain, qui s'en- TE Tn.

*. gage à faire plus que moi! | © 4 Existe-t-il un conservateur qui pourrait s'abrutir à ce point? Mais en

# tends dire: Laurier a pourtant fait beaucoup: d'efforts pour empêcher la passa “ tion du Bill remédiateur? C'est vrai; mais je vous demanderai pourquoi Laurier

‘“en-a agi ainsi? C'était parce qu'il. trouvait que le Bill n'allait pas assez loin,

qu'il était inutile tel que redigé, .que ce n’était qu'une demi-mesure, qu’il ne ren- . à dut pas pleine justice aux catholiques: K Romains et qu'il présenterait une mesure

* x “ beaucoup plus efficace. Vous voyez maintenaut les raisons qu’il avait de rejeter # mon propre Bill...

“ La faute de ces mesures coercitives retombe sur les. Manitobains eux- “ mêmes, et lorsque mon gouvernement sortira vainqueur. de cette lutte, comnie il l'a * toujours êté dans les quatre dernières élections générales, j je crois que M. Greenway

. “ réglera la question lui-même. ,

. Après cels, on a lieu de s'étonner que des hommes sérieux, qui sont censés

- suivre les affairès M peau 2 un devoir aux électeurs de voter pour. les

candidats de M. Tupper, parce que M. Tupper se serait engagé absolument à passer une loi fédérale, et qu’ils fassent de cette loi, que M. Tupper en réalité ne s'est jamais engagé à faire adopter, comme le critérium de l'éligibilité d’un député.

El ea

le chef actuel du gouvernement soit soutenu par une majorité à la

OPINION DE MGR CAMERON Evêque d'Antigonish, Nouvelle- Ecosse

CIRCULAIRE | envoyée au clergé du diocèse d'Antigonish, le 4 juin 1896. Chers et Révérends Pères,

Nous sommes à la veille d une élection générale, et du résultat de cette élection dépendront ‘beaucoup la paix et la prospérité du Canada.. Une question brûlante, dont l'importance dépasse de boaïi- ë coup toutes celles qui agitent les partis politiques, à été soulevée. il y à six ans au Manitoba par l'action tyrannique du gouvernement local. Cette question n'a pas cessé depuis d’agiter l'opinion publique de près ou de loin, avec une intensité toujours croissante et elle conitinuera dé plus en plus une cause de discorde tant qu'elle ne sera: pas définitivement. réglée conformément aux règles de la justice. C'est sur cette question qu'on en appelle à l'électorat du Dominion pour qu "il ‘donne consciencieusement son vote le 23 courant. .

La position pour chacun de nous est la suivante : Elirez-vous ce jour là des représentants prêts à supporter un chef qui a promis de fairo- respecter la Constitution et de remédier pour toujours au mal fait dans le but de miner par la base Ja charte de nos droits les plus chers? Ou bien voulez-vous, au contraire, choisir des hommes qui 86 sont engagés à renforcir un autre êhef pratiquement opposé à la passation d'une loi réparatrice destinée au redressement des griefs admis et de la nature la plus sérieuse? ;

Durant la dernière session: du Parlement fédéral nous avons vu

. nos grands partis politiques divisés au "sujet de Ja législation remé-

” diatrice: L'an essayant le plus vigoureusement possible de faire passer :

un Bill chaleureusement approuvé par la minorité catholique de Mani-

- toba; l'autre-s’opposant à la mesure, la dénonçant comme une loi de “ Coercition , et réussissant par sa violente persistance à en rendre la: passation impossible dans les circonstances. Maintenant, pourvu que,

eme

—i#— \ tot fin du. mois, à la convocation des Chambres, Ja bataille sera reprisd sur la législation remédiatrice () et elle sera gagnée cette fois. Une leçon suffisante sera ainsi donnée aux fanatiques, aux extrémistes, aux politiciens malhonnêtes qui n’oseront plus-fouler aux pieds. la Constitution pour opprimer les minorités, catholiques ou protestantes, dans n'importe quelle partie dé notre cher. pays.

D'un autre coté, si les partisans du gouvernement sont égaux eu-nombre à ceux de l'opposition, eb.à plus forte raison s'ils sont . en minorité, la majérité reviendra aux partisans de M. Laurier et de M. McCarthy, unis aux candidats des Patrons, eb le devoir de présenter en Chambre une législation remédiafrice incombera à M. Laurier. Est-il probable que.M. Laurier fera son devoir? N'a-t-il pas maintes fois combattu la. législation remédiatrice du gouvernement comme .

étant une mesure de, -coercition et nne atteinte aux droits. des pro vinces? Il est vrai que M. Laurier à promis, à différentes reprises; qu’une fois premier ministre, il amènerait le gouvernement Green way à modifier la loi de 1890, abolissant les écoles séparées, de façon à. donner toute satisfaction à la minorité lésée. Mais cette tentative, si elle est faite, sera-t-elle couronnée de succès? Est-il probable que le gouvernement, qui a fait dernièrement à M. McCarthy lovation que l'on sait et qui fait maintenant tous ses efforts pour le faire élire par ses amis à Brand soit disposé à se rendre aux äppels douce- | reux de ML. Laurier? Est-il admissible que le gouvernement Green way | après avoir, -dans un but absolument égoïste, entretenu et développé depuis six ans un esprit d'hostilité constante vis-à-vis des écoles catholiques séparées, aille maintenant courir au-devant-de la mort politique en admettant ses fattes, et en demandant à ses dupes fanatisées de continuer leur confiance à un gouvernement d'imposteurs (?)? Jamais.

Mais il y a encore une autre raison pour laquelle le plan du chef de l'opposition est fatalement condamné à l'avortement,

() Sir Charles Tupper a dit à Winnipeg, le 8 mai 18962* lorsque : mon gouvernement sortira vainqueur de ‘cette lutte, comme il l'a été dans les quatre dernières. ‘élections générales, je crois que M. Greenway réglera la question ‘lui-même, nt avait essayé de la conciliation" &-la fin de mars. (Voir la note 1 du Numéro XV.

() Un peu fort. Il est vrai que, dans cette élection dont il. avait le succès vraiment à coeur, Mgr- Cameron a jugé à propos de se servir d'expressions très énergiques. Il écrivait à un électeur du ‘Cap Breton, dans une letire qui est devenue publique, ce qui suit: °

“ Et cependant, nous avons l'épouvantable spectacle d'hommes qui invoquent * hautement Ja liberté et la justice et la religion ligués contre une. législation

— 135 — Dans une lettre reçue récemment de l' archevêque de S' Boniface, Sa Grandeur m'écrivait comme Suit: | L'expérience passée, les circonstances qui ont accompagné les dernières élections locales, et l'opinion bien arrêtée d'hommes les plus dignes ‘de foi, tant catholiques que protestants, m'autorisent à déclarer . :

‘que nous ne pourrons jamais obtenir des écoles séparées du gouver-

nement Greenway, et que tout arrangement’ fait à Winnipeg serait … nécessairement incomplet et précaire. Notre seul salut est donc un : ‘bill réparateur fédéral (EL réglant la question d'unè manière permanente et nous mettant: “pour toujours à l’abri des attaques des fanatiques et de la capricieuse ambition des partis politiques. La loi répa-

- :xatrice” fédérale, amendée durant la dernière session d’ Ottavwa, était

7 satisfaisante et elle aurait pu être rendue parfaite par d'autres amendements à ses articles, en comité; et c'est ce que les prétendus amis .de la minorité manitobaine auraient dû ‘faire, en votant contre la loi, ils ont. fait le jeu de nos pires ennemis. C’est donc mon opinion bién

- ârrêtée que nous devons nous rallier à ces chefs, et à ceux-là seuls,

dont le drapeau porte: “ Législation réparatrice ,. En conséquence, je

. supplie Votre Révérence et tout votre peuple de :n’appuyer que les

candidats décidés à nous donner, dans notre grande misère, ce que no emandons au nom de la liberté et de la conscience, et aussi au nom la constitution. Nous espérons que tous les hommes sincères des aues dénominations chrétiennes, lutteront, en cette occurrence, pour faire respecter le pacte fédéral. Puisse Dieu tout-puissant nous accorder, dans:son infinie bonté, la grâce d'établir librement le règne de Jésus-Christ ‘dans les âmes des chers enfants confiés à nos soins. Nous Jevons nos regards vers le ciel d'où le secours viendra certainement en temps opportun. |

Sans sincérité et d'un coeur bien dur devra être Je catholique ou le non-catholique qui ferméra l'oreille à une supplication aussi sin-

cère eb aussi raisonnable. Mais le fait que la minorité persécutée est

de notre religior et qu'elle lutte pour recouvrer l'exercice perdu du droit et du devoir divins d'élever: ses enfants dans sa foi, est une

5 réparatrice, le seul moyen possible de redresser ces griefs, et ‘ensuite faire tout

“ en leur pouvoir pour. perpétuer le mal, subversif de la religion, ‘de la justice et ”

“ de la liberté, afin d'arriver à leurs fins égoïstes, au mépris de Dieu, et à notre # honte, on trouve des catholiques parmi ces bypocrites inspirés--par l'enfer. ,

(1) Büll que M. Tupper ne s'était pas engagé à faire passer daus son pro- . . gramme électoral, et que nombre de ses candidats s ’étaient- engagés à combattre,

Tqui laisse en

— 186 — K | use nouvelle raison qui nous engage à nous considérer comme doublement obligés en conscience à maintenir la constitution en-ne votant que pour des candidats résolus à appuyer .le brave chef qui s'est obligé par les déclarations réitérées les plus formelles, dans le parlement et les assemblées publiques; au Manitoba (!), ‘au Cap Breton, à proposer et faire passer dans.le parlement une loi réparatrice fédérale approuvée par l'autorité compétente, .c'est-à-dixe- la minorité manitobaine. Voter pour un libéral, dans-la présente crise, est en réalité un vote contre la justice qui doit être rendué à la minorité manitobaine. Le chef du parti conservateur étant le: seul qui se soit engagé à rendre justice, tout électeur qui, ‘pr son voté, diminuera sa majorité effective, dim” nuera par le fait même ses chances d’être capable de proposer cette mesure au parlement avec l'assurance de la faire adopter.

Vous pouvez vous servir de cette circulaire selon votre jugement (?). Jour de la Fête-Dien, 1896. oo

oo Joan CAMERON, “Evêque d’Antigonish.

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