‹ Documents pour une biographie complète de Jean-Baptiste-André GodinChapitre 7 sur 41 · Fermes et Cultures · texte numérisé non relu

Fermes et Cultures

» La construction des fermes et ateliers de l'agriculture n'est pas, plus que l'habitation, abandonnée au ha sard des circonstances, ou aux caprices du simple propriétaire : elle est calculée çur les convenances économiques des cultures et du travail sociétaire. Les fermes sont réparties sur le terroir de manière à rendre faciles toutes les opérations agricoles. La ferme centrale est particulièrement consacrée aux travaux d'hiver, qui doivent s'exécuter près du palais ; les fermes de la plaine sont surtout affectées aux travaux d'été'qu'il y a Intérêt à faire au centre des cultures.

» Les écuries, les étables, les bergeries, les bassescours, sont conçues sur des plans dans lesquels tout a été calculé et prévu, pour que la propreté et l'hygiène régnent au profit des animaux. Lorsque l'homme a fait pour lui-même la conquête du bien-être, il en répand les bienfaits sur tout ce qui l'entoure.

» Toutes les améliorations que les terrains comportent peuvent être entreprises : l'irrigation, l'abondance des engrais, portent partout la fécondité et la vie. Le domaine de l'association est ouvert à la science: les progrès de l'agriculture marchent à toute vapeur.

» Non seulement la campagne est riche en moissons, mais les jardins, les vergers abondent en légumes et en fruits; car les spécialistes se consacrent tout entiers à leurs fonctions favorites, et les aménagements que l'ordre sociétaire donne aux cultures les rendent faciles et en môme temps productives.

» Le. terroir de l'Association est débarrassé de tous les obstacles du morcellement ; la plaine et la vallée, les coteaux et les. cours d'eau, peuvent recevoir toutes les destinations que l'intérêt commun réclame, les barrages peuvent s'établir sans opposition, et les forces motrices naturelles s'utiliser au profit de tous.

)) Les terres ne sont plus sujettes à la sécheresse ; le%

roues, les béliers hydrauliques, les moulins è vent élèvent les eaux dans les réservoirs qui servent à l'irrigation générale des terrains inaccessibles aux cours d'eau par les pentes naturelles ; des canaux souterrains, ou à ciel ouvert, distribuent ces eaux aux rigoles d'irrigation : l'homme remplace ainsi la pluie ix son gré au profit de ses cultures.

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