SCÈNE V
Les précédents, moins DIEGUE.
LE ROI
I^ douleur l'égaré.
A l'histoire du CID. 45
ABTAS.
Il son irrité.
LE ROI
Il a raison. Que ferai-je, amis, arrêterai-je le comte?
ARIAS
Non, seigneur, il est puissant, arrogant, riche et téméraire; tu aventurerais ton autorité sur ton royaume et sur tes sujets. D'ailleurs, en de telles circonstances, n'est-il pas chose reconnue que : punir le coupable, c'est publier l'affront?
LE ROI
Cela est vrai. Va, Peranzulez, suis le comte; et toi, suis Dlegue Laynez. Faites savoir, de ma part, à tous deux que, puisque ce malheur est arrivé dans mes appartements, le secret peut et doit être gardé. Que ni l'un ni l'autre n'ait l'audace de le révéler; je leur commande un silence éternel, sous peine d'encourir ma disgrâce.
PERANZULEZ.
Juste raison d'État.
LE ROI
Toi, dis à Diegue Laynez que son honneur me regarde et qu'il revienne me parler. Toi, dis au comte que je le mande, que je le retiens près de moi, et nous verrons s'il est quelque moyen humain pour accommoder cette malheureuse affaire.
PERANZULEZ.
Nous allons courir vers eux.
LE ROI
Allez, et revenez aussi promptement que si vous aviez des ailes.
ARIAS
Diegue Laynez est de mon sang.
PERANZULEZ.
Je sois cousin germain du comte.
A L'HlSTÛIftB t)tJ CID. 47
avec mon espérance, jusqu'à ce que j'aie triomphé, comme le roi, dans cinq batailles rangées.
QBRMUDO.
Et quand iras-tu à la guerre, Rodrigue?
RODRIGUE
L'occasion se présentera bientôt.