TOTAL ANNUEL DE LA PRODUCTION DES GIROFLES
Années.
De Zanzibar.
De Pemba.
Frasilahs.
Frasilahs.
La production dépasse considérablement les besoins du marché; il en résulte que les prix sont tombés tellement bas que les producteurs ne trouvent plus que fort peu de bénéfice. C'est là un fait de très grande importance pour les planteurs de Pemba, depuis que la totalité du sol cultivé do File est pour ainsi dire exclusivement consacrée à la culture des girofles. Les Arabes ignorent absolument
frasilas of cloves as possible (o sell, and they are ai a loss to understand why ihe Indian merchants pay a dimiaishing price, seeing tbat the quality of the article îs as good as in former years, when priées ranged high. 1 hâve explained to the chief growers the cause of the dépréciation în value of cloves, and I hâve urged upon them the advisability of devoting their attention to the cultivation of other crops as well. The most suitable crops, apart from the cereals, and those which may be expected to yield good returns within the shortest period, are, in my opinion, vanilla, eoffee, and cacao. The lateM. Cotoni, a French subject, who owned an extensive estate situated near Chaki Chaki, demonstrated by practical experiments, carried out on a small scale upon his plantation, the fact that Liborian colfee and vanilla can both be successfully grown in Pemba. Moreover, I hâve observed the vanilla vine growing wild in varions parts of the island. It certainly is not indigenous, but when or by whom plantcd I cannot ascertain. Possibly M. Cotoni may hâve distributed cuttings from which the vine bas since propagated itself. Cacao bas not yet been tried in Pemba, but I should say that the island is particularly suitable for its cultivation.
The Arabs are anxious to carry out my suggestions with regard to fresh crops, but they do not know how to obtain the necessary seeds and scediings. Furthermore, they are ignorant of the methods of cultivaling the respective crops, and of preparing the products for export. Thèse are difficulties which can readily be ovcrcome. His Highness' Government recently purchased the estate of the late M. Cotoni. This might be made a model plantation, under compétent supervision, where the planters ihroughout the island could acquire ail requisite knowledge. The Zanzibar Government might, furthermore, arrange to procure for the Arabs, on easy termsof pay ment, the necessary materials for stocking their estâtes.
But even with such assistance the landowners will bave to wait several years before
les lois de Tofire et de la demande. Leur seul but est de recueillir le plus possible de frasilahs de girofles pour la vente, et ils ne peuvent comprendre pourquoi les marchands indiens leur paient des prix inférieurs, alors que la qualité du produit est aussi bonne que les années précédentes, où les prix étaient plus élevés. J'ai expliqué aux principaux planteurs la cause de la dépréciation de valeur des girofles et insisté sur Futilité pour eux de porter leur attention sur la culture d'autres produits. Les produits qui, en dehors des céréales, conviennent le mieux à cet effet et dont on peut espérer à bref délai le meilleur rendement, sont, suivant moi, la vanille, le café et le cacao. Feu M. Cotoni, un sujet français, qui possédait une grande propriété du côté de Chaki Chaki, avait démontré, à la suite d'expériences pratiquées sur une petite échelle dans sa plantation, que le café et la vanille de Libéria pouvaient être cultivés avec succès à Pemba. J'ai remarqué, en outre, que le vanillier croissait à l'état sauvage dans diverses parties de l'île. Il est certain que cette plante n'appartient pas à la tlore du pays; quant à savoir à quelle époque et par qui elle a été importée, c'est un point que je n'ai pu vérifler. Il se peut que M. Cotoni ait distribué quelques sarments grâce auxquels la plante se sera propagée d'elle-même. Le cacao n'a pas encore été expérimenté h Pemba, mais je crois pouvoir dire que le pays convient particulièrement à sa culture.
Les Arabes se montrent disposés à suivre mes indications en ce qui concerne les nouveaux genres d'exploitation, mais ils ne savent comment se procurer les semences et les plantes nécessaires à cet effet; de plus, ils ignorent les modes de culture de ces différents produits ainsi que la manière de les préparer en vue de leur exportation. Ce sont là des difficultés qui peuvent être facilement résolues. Le Gouvernement de Sa Hautesse a fait récemment l'acquisition de la propriété de feu M. Cotoni ; on pourrait en faire une plantation modèle, placée sous la direction d'un homme compétent, et oit les cultivateurs de l'île se procureraient les connaissances nécessaires. Le Gouvernement zanzibarite pourrait, en outre, prendre des mesures à l'effet de fournir aux Arabes, moyennant certaines facilités de payement, les matières premières indispensables pour la mise en culture de leurs propriétés.
Malgré cette assistance, les propriétaires devront attendre plusieurs années avant de
ihey can hope to reap any benefit from the introduction of fresh crops. Meanwhile, the production of cloves is likely to continue on tlie increase, and the value on the decrease. Last year's output of the article from Pemba, large as it was, reprcsented, as I can testify from Personal observation, much less than the avaiiable total. I should say that almost one-third of the crop remained unpicked, owing to lack of labour.
The over-production of cloves is an evil which affects not only the growers, but aiso the Zanzibar Government, which dérives most of its revenue from the imposition of a 25 per cent, export duty upon the article, the said duty being paid in kind.
Most of the Pemba Arabs are in a bad way financially. For several seasons past they bave made very little profit out of their cloves, and thoy nearly ali hâve borrowed money from the Indians at heavy, and in many cases, usurious interest upon the securily of their plantations. Thèse mortgages are novir falling in, and the Indians are foreclosing, as the Arabs hâve no money wherewith to meet their liabilities. The average selling price of last season's clove crop in Pemba was only 2 i/j rupees per frasila (3S Ibs.), and the price is likely to décline still further in future.
Under thèse circumstances, there seems to be little prospect of the Arabs being able to extricate themselves unaîdcd from their financial embarrassments.
It would» I consider, be politic on the part of His Highness' Government to take steps towards rectifying this undesirable condition of Ihings. Il must be remembered that Pemba bas hitherto received no assistance of any kind from Zanzibar, although for years past it bas been the main source of the Government revenue, and the planters clearly merit some help in their présent diflSculties. I would sug* gest the establishment by His Highness' Government of a land bank for the purpose of advancing to the Arabs, at reasonable interest, sufficient money for paying off the mortgages upon their plantations. For this purpose no great sum will be needed. I believe that a lakh to a Iakh and a quarter of rupees would suffice. The daims of the Indians should, of
pouvoir retirer quelque bénéfice de l'introduction de nouvelles cultures. Entre-temps la production des girofles continuera probablement à s'accroître, tandis que leur valeur ne cessera de diminuer. Le rendement du produit à Pemba pendant le cours de Tannée dernière, quoique considérable, représentait en réalité, comme je puis l'affirmer de science personnelle, beaucoup moins que la quantité totale qu'on aurait pu récolter. J'ajouterai môme que le tittrs environ de la récolte est resté sur pied, étant donnée l'insuffisance de la main-d'œuvre.
La surproduction des girofles est un mal qui n'afiecte pas seulement les planteurs, mais encore le Gouvernement de Zanzibar, dont le revenu principal provient d'un droit d'exportation de 25 pour cent sur cet article, droit qui est payé en nature.
La plupart des Arabes de Pemba se trouvent dans une situation financière très peu favorable. Depuis plusieurs années, ils n'ont guère retiré de profit de leurs récoltes, et tous, pour ainsi dire, ont emprunté aux Indiens, sur la garantie de leurs propriétés, de l'argent à gros intérêt et dans beaucoup de cas à un intérêt usuraire. Ces hypothèques arrivent actuellement à échéance, et comme les Arabes n'ont pas le moyen d'acquitter leurs engagements, les Indiens ne manqueront pas de les exécuter. Le prix moyen des girofles de la dernière récolte à Pemba n'a atteint que 2 ^/^ roupies par frasilah (38 liv.), et les prix semblent devoir baisser encore par la suite.
Dans ces conditions, les Arabes ne paraissent avoir que peu de chances de sortir par eux-mêmes de leurs embarras financiers.
Il serait habile, à mon avis, de la part du Gouvernement de Sa Hautesse, de chercher à modifier cette situation fâcheuse. Il convient de se rappeler que Pemba n'a reçu jusqu'à ce jour aucune espèce d'assistance de Zanzibar, quoique depuis des années elle ait constitué pour le Gouvernement la principale source de revenus ; aussi ne peut-on contester que les planteurs méritent qu'on leur vienne quelque peu en aide dans leurs difficultés présentes. Je proposerais à cet effet l'établissement, par le Gouvernement du Sultan, d'une banque foncière qui avancerait aux Arabes, moyennant un intérêt raisonnable, l'argent nécessaire pour leur permettre de payer les hypothèques qui grèvent leurs plantations. Il ne faudrait pas de grands capitaux à cet efi'et ;
course^ be closely scrutinized, and exorbitant interest disallowed. A lien upon the varions estâtes would constitute adéquate seçurity for ^he moneys loaned by Government, for the xlaims of the Indians represent, in nearly ail instances, considerably less than the intrinsic value of the properties mortgaged. It would be désirable that the Arabs should be allowed a fair period, say three, or even five, years, for the repayment of the principal. They would hâve no difficulty, meanwhile, in finding tho moderate annual interest required by Government, and they would be in a position to develop the resources of their plantations on lines such as I hâve aiready indicated.
The exports from Pemba consist of cloves and clove stems, which are the chief items, copra in considérable quantities, and an insignificant amount of chiliies and tortoise-shell. The statistics relating to cloves hâve aiready been given. No separate records hâve hitherto been kept of the amounts of the other items which go to make up the total exports.
The imports consist of rice and other grains, cotton goods, lamp oil, ghee, dried fish, and miscellaneous goods. No separate accounts of the imports either hâve hitherto been kept, but the total annual value is supposed to be between 700,000 and 1 ,000,000 rupees.
The entire carrying trade of the island is effected by means of dhows, owned by the British Indians, which ply between Zanzibar and the three towns, Chaki Chaki, Weti, and Jamba*ngome.
The agricultural possibilities of Pemba are simply boundless. The soil throughout the western two-thirds of the island consists of a deep layer of vegetable humus which overlies in parts a blue, and in parts a red clay. It is of the most amazing fertility, and the variety and luxuriance of the végétation which it nourishes are wonderful to behold. Hère the clove attains to itsgreatest perfection. On some of the plantations there are groves of those trees, said to be about 60 years old, of which the average height is over 50 feet, and the yield of cloves per tree is as much as 3 frasilas and upwards. In the eastern portion of the
ri suffirait, je pense, d'un Iakh à un lakh et quart de rQupies. Il va de soi que Fon examinerait de près les réclamations des Indiens et que Ton ne tiendrait pas compte des intérêts exorbitants. Un gage pris sur les diverses propriétés constituerait une garanti^ suffisante pour les sommes avancées par le Gouvernement, car les créances des Indiens représentent, dans la plupart des cas, beaucoup moins que la valeur intrinsèque des propriétés engagées. Il serait désirable qu'on laissât aux Arabes un temps raisonnable, trois ou même cinq ans, pour le remboursement du capitaL Dans l'intervalle, ils pourraient trouver sans difficulté l'argent nécessaire pour payer Tintérôt modéré exigé annuellement par le Gouvernement et se trouveraient en état de développer les ressources de leurs plantations dans les conditions que j'ai précédemment indiquées.
Les exportations de Pemba se composent de girofles et plants de girofliers, qui sont les articles principaux, de copra en quantité con« sidérable et d'un chiffre insignifiant de poivre et d'écaillés de tortue. Les statistiques des girofles ont déjà été données. 11 n'a pas été dressé de tableaux des autres produits qui concourent à former l'ensemble des exporta^ tions.
Les importations consistent en riz et autres céréales, cotonnades, huile de lampe, beurre végétal, poissons secs et articles divers. Il n'existe pas jusqu'à présent de relevé, spécial pour les importations, mais leur valeur totale annuelle est estimée approximativement de 700,000 à 1,000,000 de roupies.
Tout le trafic de l'île se fait au moyen de dhows appartenant à des Indiens britanniques qui opèrent entre Zanzibar et les trois villes de Chaki Chaki, Weti et Jamba'ngome.
Les ressources agricoles de Pemba sont illimitées. Le sol, dans les deux tiers de l'ile, vers l'ouest, consiste en une couche épaisse d'humus végétal qui recouvre une glaise, en certains endroits bleue, en d'autres rougeâtre. Il est d'une fertilité remarquable; la variété et l'exubérance de la végétation y sont d'un aspect merveilleux. C'est ici que les girofliers atteignent leur plus haut développement. Dans certaines plantations, on rencontre des allées de ces arbres vieux de près de 60 ans, dont la hauteur moyenne est de 50 pieds et dont le rendement par arbre atteint jusqu'à 3 frasilahs de girofles et au delà. Dans la partie orientale,
island the soil is a light sandy loam, which is well adapted for grains and puise.
The annual rainfall in Pemba is enormous, and sunset is habitually succeeded by drenching dews. Tbe sun's rays acting upon the rich moist soil stimulâtes ail kinds of végétation to an extraordinary degree, and the island is in fact a vast forcing-house.
The exisling conditions ofsoil and climate are suitable for an immense variety of usefui products. Amongst the cereals, rice thrives exceptionally well. In former years considérable quantities of it were exported, of which the quality was admiitediy excellent, but its cultivation is now much neglected, and the amount grown in the island is insuflicient for the local consumption. Jowari (holctis sor* ghum), known to the Ârabs as <c ta'am, » meaning food (whence the Ki-Swahili « m'tama 9), aiso grows well. It ripens in five months, and attains a height of nearly 20 feet. Maize matures rapidly, and bears magnificent cobs. Many varieties of puise grow almost wild. Amongst them are to be enumerated the black, red, and white varieties of «lubiya » and the ce thur, » which is known to the Arabs as c< turiyan, » and to the Wa-Swahili as <( baradi. » A small green pea (phaseolus Mungo)y called « chiroko » by the natives, thrives well, as does also the small black grain [phaseolus radiatus), locally termed « phiwi. » In a word, Pemba might be made the granary of East Africa.
A variety of oil-palm [etœisguineensis) grows freely in the soulhern portion of the island. It differs from the west coast palm in having for its inflorescence not a spike, but a raceme, and it is probably a distinct species. It yields oil of excellent quality, which would prove a very valuable commercial commodity, but the inhabitants of ihe island are ignorant of the methodofextraction. The benefits which accrue from the systematic cultivation of the oil-palm are well exemplifled in the présent flourishing condition of various places in the Gold Coast and in the Bight of Biafra, of which it bas proved the financial salvation.
The worst feature about Pemba is the climate. The island is a hot-bed of malaria, and
le sol est formé d'une terre glaise légère qui convient particulièrement aux céréales et aux légumes.
La quantité de pluie annuelle est énorme et des rosées abondantes suivent habituellement la chute du jour. Le soleil dardant ses rayons sur le sol humide donne à la végétation un élan extraordinaire; File est en râilité une immense serre à primeurs.
Les conditions géologiques et climatériqucs du pays le rendent propre aux cultures les plus variées. Parmi les céréales, le riz croît exceptionnellement bien. Des quantités considérables en ont été exportées pendant ces dernières années et la qualité en était réellement excellente, mais la culture de ce produit est aujourd'hui fort négligée et ce qu'on en cultive encore est insuffisant pour les besoins de la consommation locale. I^ jowari (holcus sorghum)f connu chez les Arabes sous le nom de (c ta'am » (« m'tama » en Ki-Swahili), pousse également très bien. II mûrit en cinq mois et atteint une hauteur approximative de 20 pieds. Le maïs mûrit rapidement et les épis en sont superbes; diverses espèces de plantes légumineuses se rencontrent pour ainsi dire à Télat sauvage. Parmi elles, nous citerons les variétés rouges, noires et blanches de « lubya » et le « thur », que les Arabes appellent « turyan » et les Wa-Swahilis a baradi ». Une espèce de petit pois vert {phaseolus Mungo) appelé a chiroko » par les indigènes, croit facilement, ainsi qu'un petit grain noir iphaseotus radiatus) baptisé dans le pays du nom de « phiwi ». En un mot, Pemba pourrait constituer le grenier de l'Afrique orientale.
Une variété du palmier à huile {etœis guineetisis) se rencontre en abondance dans la portion méridionale de l'île. Elle diffère du palmier de la côte occidentale en ce que, arrivée à efflorescence, elle donne, non pas des épis, mais des grappes; elle appartient probablement à une catégorie distincte et produit une huile excellente qui aurait une valeur commerciale très appréciable si les indigènes n'en ignoraient les méthodes d'extraction. L'état prospère de difl^érentes localités de la Côte d'Or et de la baie de Biafra, dont la situation financière a été relevée par la culture rationnelle des palmiers à huile, démontre quels profits Ton pourrait en retirer. Le plus grand inconvénient de Pemba est son climat. L'île est un foyer de malaria et
ail classes of tbe inhabitants suifer scverely from the various manifestations ofthat protean disease. Elephantiasis is commou amongst tbe black population, and of tbe endémie complainls, olher than malaria, wbicb affect ail résidents indiscriminately, are to bechiefly enumerated dysentery and otber bowel disorders,opblbalmia,skin affections ofan aggravated type, and ulcers wbicb appear mostly upon tbe feet and legs, and wbicb closcly resemble sypbilitic sores.
In spite of tbe great rainfall, tbere are but few strcams in tbe island, and noneofany considérable size. Tbe water appears to soak into tbe porous soi!, and tbe necessary Huid bas to be obtained, in most instances, from wells. Tbey are liable to contamination of the grosses! kind, and doubtless niucb of the sickness wbicb prevails throughout the island is attributable to the consumption of impure water.
Tbe libération of the slaves in Pemba would doubtless give rise to an acule labour crisis, and would upset the économie conditions of tbe island. It is notorious Ibat plantation slaves, when freed, bave a great objection to perform any kind of agricultural work, wbicb naturally is associated in their minds with their former servile state. That tbis is a difficulty wbicb may be anticipated in Pemba was demonstrated by what recently occurred on tbe estate wbicb the Zanzibar Government bave purchased. General Sir Lloyd Hathews, First Minister of His Highness' Government, came to Pemba about three months ago to arrange certain matters connected with the taking over the estate. He summoned tbe freed slaves, over 100 in number, wbo formerly belonged to M. Cotoni, and wbo, since his death about eigbteen months ago, bave continued to squat upon tbe plantation. AU of those Sir Lloyd offered to engage, on very fair terms as regards wages, for tbe cultivation of tbe estate. Tbey would be required to work only five days per week, and in addition to the wages, eacb would receive a free plot of land. Hore than one-half of those freed slaves declined to accept work, even on the libéral terms offered to them, and even after it was pointed out to them that their refusai meant that tbey must surrender their buts and plots of ground and quit the property. Tbis tbey
tous les habitants de Tile souffrent gravement des différentes manifestations de cette pernicieuse maladie. L'éléphantiasis est fréquent parmi la population noire, et au nombre des affections endémiques, autres que la malaria, qui atteignent indistinctement tous ceux qui résident dans le pays, il faut citer spécialement la dysenterie et autres désordres intestinaux, Tophtalmie, les maladies de la peau, d'un caractère plus grave que d'ordinaire, et les ulcères, qui apparaissent le plus souvent aux pieds et aux jambes et ressemblent de très près à des plaies syphilitiques.
Malgré Tabondance des pluies, il ne se rencontre dans l'île que peu de rivières, et il n'en est aucune de quelque importance. L'eau s'infiltre dans le sol poreux et le plus souvent il faut puiser dans des puits celle dont on a besoin. Ces puits sont exposés aux contaminations les plus dangereuses et il n'est pas douteux que la plupart des maladies qui régnent dans le pays ne doivent être attribuées à l'impureté de l'eau consommée.
La libération des esclaves à Pemba provoquerait certainement une crise aiguë dans la main-d'œuvre et bouleverserait les conditions économiques de l'île. Il est notoire que, une fois libérés, les esclaves des plantations ont une grande répugnance pour toute espèce de travail agricole, qui leur rappelle naturellement leur condition antérieure. Un fait récent qui s'est produit dans une plantation acquise par le Gouvernement de Zanzibar prouve que c'est là une difficulté qu'il est bon de prévoir. Le général sir Lloyd Mathcws, premier ministre du Gouvernement de Sa Hautesse, vint, il y a trois mois environ, à Pemba, en vue de régler certaines questions concernant la reprise de cette propriété. Il convoqua les esclaves libérés, au nombre de plus de cent, qui avaient appartenu antérieurement à H. Cotoni et qui, depuis la mort de ce dernier, remontant à dix-huit mois, étaient restés dans la plantation. Sir Lloyd leur offrît de les engager tous pour les travaux de culture, moyennant un salaire particulièrement avantageux. Ils ne devaient travailler que cinq jours par semaine et recevoir chacun, outre le salaire, une parcelle de terrain dont ils pourraient disposer librement. Malgré les conditions favorables qui leur étaient proposées, plus de la moitié de ces esclaves refusèrent de travailler, bien qu'on leur eût fait entrevoir que leur refus entraînerait pour eux
preferred to do, and I learn that most of them bave since left the island.
An exodus on a wholesale scale, in the event of ail the slaves being set free, must manifestly be guarded against; otherwise there would be practically a total cessation of agricultural opérations, the landowners would be absolutely ruined, and the island would speedily go out of cultivation.
I would suggest that the freed slaves be prohibited from quitting the island for a period of flve years from the date of their libération, and that measures be taken to prevent their doing so. Such a régulation would be the less harsh in view of the facts that, of the slaves at présent in Pemba, a considérable proportion hâve been born in the island, while of the others, recruiled from varions parts of the mainland, the great majority were kidnapped inany years ago when they were chiidren. They remember little or nothing about their respective tribes, they bave mostly forgotten their native language where it bas been other than Ki-Swahili, and it is very doubtful whether they bave any désire to return to their original homes.
It would, furthermore, be désirable that the freed slaves be compelled to réside upon the estâtes of their respective former masters, to whom they should be made to pay such annual but rent as might be fixed by Government. This arrangement would secure to the Arabs an annual income proportionate to the number of slaves formerly held by them.
It would also make it easier for them to procure labourers for the cultivation of their plantations, as the donation by them of such plots of land as the freed slaves would need for their own use might be made conditional upon the performance by the said freed slaves of a certain amount of work in lieu of rent.
Lastly, I would suggest that it be made cornpulsory for the freed slaves to work for their former owners during the clove-picking season, on terms also to be determined by Government. At présent the land-owners gladly avail themselves of free labour to assist in the picking of their crop, and the usual arrangement in such cases is that the free labourer keeps for himself a proportion, generally one-
robligation de restituer leurs huttes et leur» champs, et de quitter la propriété. Ils préférèrent se soumettre à ces conditions: ainsi que je Tai appris, la plupart d'entre eux ont abandonné Tfle depuis lors.
Un exode à peu près général, dans le cas où la totalité des esclaves viendrait à être libérée, est une éventualité contre laquelle nous devons évidemment nous prémunir si nous ne voulons assister à l'abandon des travaux agricoles, à la ruine complète des propriétaires et à la cessation prochaine de toute culture dans
nie.
Je proposerais que défense fût faite à tout esclave affranchi de quitter le pays pendant une période de cinq ans à compter de sa libération, et que des dispositions fussent prises à cet effet. Pareille mesure serait en réalité peu rigoureuse si Ton considère que parmi les esclavesqui se trouvent actuellement à Pemba, beaucoup sont originaires de l'île, tandis que la grande majorité de ceux qui ont été recrutés dans différentes parties du continent ont été enlevés depuis de nombreuses années, alors qu'ils étaient encore enfants. Ils ne se souviennent guère des tribus dont ils faisaient partie, si même ils ne les ignorent complètement; ils ont, le plus souvent, oublié leur langue maternelle, à moins qu'ils ne parlent le Ki-Swahili, et il est fort douteux qu'ils désirent retourner dans leur pays d'origine.
Il serait également désirable que les esclaves affranchis fussent obligés de rester dans les propriétés de leurs anciens maîtres auxquels ils auraient à payer un fermage annuel dont le montant serait à fixer par le Gouvernement. Cette mesure assurerait aux Arabes un revenu proportionné au nombre des esclaves antérieurement possédés par eux;
Elle leur faciliterait en outre le recrutement des ouvriers agricoles pour la culture de leurs plantations, la cession aux esclaves libérés de lots de terre pour leur propre usage pouvant être subordonnée à la condition de fournir une certaine quantité de travail en guise de rente annuelle.
Enfin, je proposerais d'imposer aux affranchis l'obligation de travailler pour leurs anciens maîtres pendant la saison des girofles, aux conditions qui seraient également déterminées par le Gouvernement. Les propriétaires recourent volontiers aujourd'hui à la main-d'œuvre libre pour leurs récoltes, et dans ce cas, on convient d'habitude que l'ouvrier gardera pour lui-même une partie
tbird or one-half, of the cloves which he picks. Such would be an équitable arrangement in the case of the freed slaves also.
It would be necessary, of course, to protect and watcb over the freed slaves, for in very many instances, doubtiess, their former masters would endeavour, by terrorizing over them, to reduce them to a state of practical slavery, in which their condition would be well nigh as bad as before their libération.
There is little doubt that after a while the freed slaves, finding that they must remain in the island, and failing to obtain other work, would settle down to agricultural labour, especially when it became clear to them that they would receive fair rémunération for their toil. Moreover, the mainland blacks, and especially those along the coast, would probably be willing enough to come and work in Pemba if they were assured that there was no danger of their being enslaved.
Seychelles offers an encouraging example in connection with this question of abolishing slavery, for it bas passed successfully through a crisis analogous to that which may be expected to occur in Pemba if the slaves in that island are liberated. The population of Seychelles, apart from the European élément, is composed of freed slaves and of their descendants, yet no difficulty is now experienced in getting those people to work as agricultural labourers.
During a visit which I recently paid to Seychelles I had the opportunity of visiting the chief plantations in the archipelago. I observed for myself how thoroughly and well the gênerai work of cultivation is carried out. The planters told me that the negro labourers are in every way satisfactory, and that they are quite compétent, under supervision, to look after crops such as vanilla, coffee, and cacao, which require especial care, and to prépare the différent products for the market. The labourers receive, on an average, 10 rupees per month each for six days' work per week.
The superiority of the free labour in Seychelles as compared with the slave labour in Pemba is very striking. I should say that the Seychelles negro is fiilly three times more efficient, from an agricultural point of view, than is the Pemba negro under existing con-
des girofles qu'il a récoltées, généralement le tiers ou la moitié, il serait équitable de prendre des arrangements semblables en ce qui concerne les esclaves libérés.
Il conviendrait, il est vrai, de veiller à la protection de ces derniers, car dans bien des cas les maîtres chercheraient, en les terrorisant, à les réduire dans un état d'esclavage qui ne différerait guère de celui dans lequel ils se trouvaient avant leur affranchissement.
11 n'est pas douteux qu'au bout de quelque temps, les esclaves libérés, sachant qu'ils doivent rester dans l'île et ne trouvant pas à se procurer d'autre travail, ne se consacrent au travail agricole, surtout s'ils acquièrent la conviction qu'ils seront rémunérés de leurs peines; de plus, les noirs du continent, et spécialement ceux de la côte, se montreraient probablement disposés è venir chercher du travail à Pemba s'ils étaient assurés qu'ils n'y courront pas le risque d'être réduits en esclavage.
Les Seychelles offrent un exemple encourageant au point de vue de cette question de l'abolition de Fesclavage; en effet, elles ont heureusement traversé une crise analogue è c«lle que l'on peut prévoir à Pemba pour le cas où les esclaves de Tîle viendraient à être affranchis. La population des Seychelles, si l'on fait abstraction de l'élément européen, se compose d*esclaves libérés et de leurs descendants, et l'on ne rencontre, jusqu'à présent, aucune difficulté à amener ces individus à travailler en qualité d'ouvriers agricoles.
Au cours d'un voyage récent aux Seychelles, j'ai eu l'occasion de visiter les principales plantations de l'Archipel. Je pus observer combien le travail agricole était en général parfait et soigné. Les planteurs me déclarèrent que le cultivateur nègre donnait satisfaction sous tous les rapports et que, bien dirigé, il était parfaitement capable de surveiller la récolte de produits tels que la vanille, le café et le cacao, qui exigent un soin particulier, et de les préparer pour la vente. Les ouvriers agricoles reçoivent en moyenne 10 roupies par mois, à raison de six jours de travail par semaine.
La supériorité que présente le travail libre aux Seychelles comparé au travail servile à Pemba, est très frappante. Je puis dire que le nègre des Seychelles produit, au point de vue agricole, trois fois plus que le nègre de Pemba dans les conditions actuelles, et la rai-
ditions, and the chief reason of the différence is undoubtedly that the former is a free man, who receives adéquate rémunération for his work, whereas the latler is a slave, who receives no rémunération of any kind for his enforced labour, and whose only stimulus is fear of the stick.
In the event of its being decided by Her Majesty's Government to abolish slavery in Pemba, I would recommend that the owners be paid fair compensation, not only for their slaves liberaled, but also for the further loss which ihey would incur in conséquence of their being deprived of Iho free labour upon which Ihey hâve hitherto depended. The latter item of compensation might take the form of a sum of money équivalent to the wages for (say) three or five years of as many free men as there are slaves set free. 1 hâve already explained the financial position of the Arabs and the embarrassments by which they are beset ; the loss of their slaves, without compensation, would mean absolute ruin tothem.
Il is doubtless true that the majority of the slaves now in Pemba are held in contravention of the Treaty concluded in 1873 between Her Majesty and Seyyid Barghash, but it must be remcmbered that no serious attempts were made to enforcc its provisions against slavedealing, and that it remained practically a dead letter so far as Pemba was concerned ; furthermorc, it is probable that many of the présent slave-owners in the island hâve never even heard of that Treaty. An exception, as regards compensation, might justly be made in the case of slaves acquired since 1890, when Great Britain became the Protecting Power, but those constitute a very small proportion of the total servile population.
It would be necessary, of course, carcfully to scrutinize and to verify the statements of the varions owners as to the number of slaves respectively held by them should it be decided to award compensation.
It would be undesirable, I consider, to include concubines in whatever scheme of libération may be decided upon. 1 hâve explained the position occupied by those women, and I am contident that the Arabs would strenuously oppose and bitterly resent any interférence with the inmates of their harems.
son principale en est sans conteste que le premier est un homme libre, qui reçoit une rémunération en rapport avec son travail, tandis que le second est un esclave qui ne reçoit aucune rémunération pour le labeur qui lui est imposé et qui ne travaille que sous la menace du fouet.
Dans le cas où le Gouvernement de Sa Majesté serait décidé à abolir Tesclavageà Pemba, je recommanderais de payer aux propriétaires une compensation équitable, non seulement à raison de la libération de leurs esclaves, mais encore pour les pertes ultérieures qu'ils auraient à subir par suite de la privation' du travail libre sur lequel ils avaient compté jusqu'à présent. Celte dernière indemnité pourrait être constituée au moyen d'une somme d'argent représentant, par exemple, les salaires pendant trois ou cinq années d'autant d'ouvriers libres qu'il y aura d'esclaves affranchis. Je me suis déjà expliqué au sujet de la situation financière des Arabes et des difiicultés avec lesquelles ils ont à lutter; la perte de leurs esclaves les entraînerait à une ruine complète.
Il est incontestable que la majorité des esclaves qui se trouvent actuollement à Pemba est retenue en contravention au traité conclu en 1873 entre Sa Majesté et Seyyid Barghash, mais il convient de se rappeler qu'on n'a jamais sérieusement cherché à en appliquer les dispositions au trafic des esclaves et que ce traité est resté lettre morte, du moins en ce qui concerne Pemba ; il est même probable que plusieurs des propriétaires actuels d'esclaves n'ont jamais entendu parler du traité en question. On pourrait cependant en toute justice refuser l'indemnité lorsqu'il s'agit d'esclaves acquis depuis 1890, époque à laquelle la Grande-Bretagne assuma le protectorat, mais ces cas sont fort peu nombreux, étant donné le chiffre total de la population servile.
Il serait nécessaire, en tout état de cause, de vérifier soigneusement les déclarations des différents propriétaires quant au nombre des esclaves possédés par eux, dans le cas où l'on déciderait de les indemniser.
Je ne suis pas d'avis, quel que soit le plan de libération que l'on adopte, d'y comprendre les concubines. J'ai fait connaître la situation de ces femmes et je suis persuadé que toute immixtion dans le personnel des harems rencontrerait de la part des Arabes une très forte résistance et serait vivement ressentie I par eux.
I do not anticipate that there will be any Berious difficulty in carrying oui the provi- Bions of a Decree for the abolition of slavery.
It is to be expected, of course, that the attitude of the Ârabs will be one of hostiiity to any such measure ; but if compensation be awarded them, and if they know that assistance will be extended to them on the Unes which I bave indicated in the course of this Report» they are not likely to ofler any serious opposition to the freeing of their slaves. I do not think that, in any case, they are likely to push their opposition to the length of an armed résistance.
DoubtIesSy their position at first will be a trying one; they are certain to expérience much difficulty, for a time at least, in procuring labour for the cultivation of their plantations, and this will be the case more especially for those amongst them who bave been harsh task-masters in the past. However, the labour difficulty will right itself eventually, and the money paid to the siave-owners as compensation will enable them to tide over the worst of the crisis.
The Arabs hâve had a good innings in times gone by ; in future they will hâve to pay for labouras other planters elsewhere do, and they must learn to adapt themselves as best they can to their altered cifcumstances.
Pemba, May 30, 1896.
Je ne prévois pas de difficulté sérieuse quant à l'application des dispositions d'un décret sur l'abolition de l'esclavage.
Il faut s'attendre, il est vrai, à voir les Arabes prendre une attitude hostile vis-à-vis d'une mesure semblable; mais si une indemnité leur est accordée et s'ils savent qu'il leur sera prêté assistance dans les conditions que j'ai indiquées au cours de ce rapport, ils ne s'opposeront probablement pas à la mise en liberté de leurs esclaves. En tous cas, je ne crois pas qu'ils poussent l'opposition jusqu'à une résistance armée. '
Leur situation sera sans aucun doute pénible à l'origine ; il est certain qu'ils rencontreront, pendant quelque temps du moins, de grandes difficultés à se procurer la maind'œuvre nécessaire à la culture de leurs plantations; il en sera surtout ainsi pour ceux d'entre eux qui auront été de mauvais maîtres. Toutefois cette difficulté se réglera d'ellemême par la suite, et Ilndemnité pécuniaire qui sera payée aux propriétaires leur permettra de traverser la période la plus critique.
Les Arabes ont réalisé de belles recettes dans le passé; à l'avenir, ils auront à payer la main-d'œuvre comme doivent le faire partout les autres planteurs, et ils devront apprendre à s'accommoder de leur mieux aux circonstances nouvelles.
Peroba, 30 mai 1896.
Reports on the CSmiziii^ In thé Indian Ooean.
Report from the Commander in Chief on the Cape of Good Hope Naval Statiofi for the xjear 189S.
H. M. S. « St. George, » in Simon's Bay, 24th February, 1896.
In compliance with art. 6 of the General Instructions for the suppression of the Slave Trade, I hâve the honour to make the following report on the Slave Trade on the East Coast of Africa during the year 1895.
1. It appears, from the reports of the Zanzibar division, that large dhows with cargoes of slaves are no longer run, as they will not take the risk of capture.
i, Some slaves are brought across to the South end of Zanzibar, by ones and twos, in canoës from Bagamoyo and the neighbourhood; and it is supposed that small dhows going north to Muscat in the early part of the S. W. monsoon occasionally kidnap people out of canoës or from the beach as they pass along.
3. During the first half of ^895, out of 486 dhows boarded, 6 (containing a total of 27 slaves) were detained and condemned, the remainder being found correct.
4. During the rest of the year Boats were detached at Zanzibar, as opportunitiesoffered, resulting in five captures (with a total of eighteen slaves).
Rapports snr les Croisières rOoéan Indien.
Rapport du commandant en chef de la station fiavale du cap de Ronne- Espérance pour l'année 4895.
A bord du navire de S. M. « St. George », Simon's Bay, 24 février 1896.
Pour me conformer aux prescriptions de l'article 6 des instructions générales concernant la suppression de la traite des esclaves, j'ai l'honneur de vous adresser le rapport suivant sur la traite des esclaves à la côte orientale d'Afrique pendant Tannée 189S.
1. Des rapports reçus de la division de Zanzibar, il résulte que depuis longtemps déjà les grandes dhows ne transportent plus de cargaisons d'esclaves, parce qu'elles ne veulent pas courir le risque d'une capture.
S. Quelques esclaves ont été transportés isolément ou par couples, de Bagamoyo ou des environs à la pointe sud de Zanzibar, au moyen de canots. On suppose aussi que les petites dhows qui, à Fépoque de la mousson du sud-ouest, prennent la route de Mascate, embarquent lorsqu'elles en ont l'occasion des esclaves amenés dans des canots ou qu'elles prennent à la côte au moment de leur passage.
3. Dans le courant du premier semestre 1898, 486 dhows ont été abordées ; de ce nombre, 6 (avec un total de 27 esclaves) ont été détenues et condamnées. Rien de suspect n'a été relevé à charge des autres.
4. Pendant le second semestre, quelquesunes de nos embarcations ont été détachées à Zanzibar, mesure dont l'opportunité s'est manifestée par cinq prises, avec un total de dix-huit esclaves.
Admiralty to Fareign Office.
Admiralty, July 6, 1896.
Sir,
I am commanded by my Lords Commissioners of Ihe Admiralty to forward herewith, for the information of the Secretary of State for Foreign AJBTairs, copies of letters received from the Commander-in-Chief on the East Indian Station, reporting the capture of a slave dhow, with slaves, by the boats of Her Sfajesty's sbip « Lapwing ».
I am, etc.
{8.) EvAN MagGregor.
Inclosurb 1.
Lieutenant'Commander Story to Rear-Admiral Drummond.
oc Lapwing, » at Muscat, May 28, 1896.
Sir,
I hâve the honour to report that on the nightof theSOth May while at Muscat, I sent three boats away slave cruising, with orders to cruise down the coast of Oman, caliing in at Bander Jissa and Bander Khairan, searching ail inlets and bays along the coast, and to board ail boats or dhows that they should happen to meet.
The cutter, of which Lieutenant Francklin was in charge, having got down to Bander Khairan about 2 a. m., anchored, waiting till daylight on the 21st, when she got under weigh, and as she was coming out from behind a point she sighted a badan under sail to the southward, evidently making for Bander Khairan. Directiy the badan saw she went about, running down the coast, and the dhow's crew getting out their oars and giving way. The cutter at once gave chase, but the badan, being some distance off, had got a start; they ran into a bay, beached the boat.
L'Amirauté au Foreign Office.
Amirauté, le 6 juillet 1896.
MONSIBUR,
Les Lords commissaires de l'Amirauté m'ont donné l'ordre et j'ai l'honneur de vous transmettre ci-joint, pour l'information du secrétaire d'État des Affaires étrangères, copies de lettres reçues du commandant en chef de la station navale des Indes orientales, concernant la capture d'une dhow chargée d'esclaves, par les embarcations du navire de Sa Majesté c( Lapwing ».
(s,) Evan Mag Grbgor.
Annexe 1.
Le lieutenant-commandant Story au Contre- Amiral Drummond.
A bord du « Lapwing », Mascate, le 28 mai 1896.
Monsieur,
J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que me trouvant à Mascate, j'ai envoyé pendant la nuit du 20 mai trois embarcations en croisière pour surveiller les opérations de traite. Ces embarcations avaient ordre de croiser au bas de la côte d'Oman, de se rendre à Bander Jissa et Bander Khairan, de visiter toutes les criques et baies de la cdte et d'aborder tous les bâtiments ou dhows qu'elles réussiraient à atteindre.
Le cutter monté par le lieutenant Franoklin arriva le 21 vers 2 heures du matin devant Bander Khairan et jeta l'ancre. Il attendit que le jour fût levé pour remettre à la voile; au moment où il venait de doubler un promontoire, il aperçut vers le sud un a badan » à voiles qui se dirigeait visiblement du côté de Bander Khairan.
Aussitôt que le « badan » vit le cutter se diriger sur lui, il vira de bord et descendit la côte en faisant force de rames. Le cutter lui donna immédiatement la chasse ; mais le ce badan » se trouvant à une certaine distance, avait
and then crcw and slaves landed and made forthe hills. Lieutenant Francklin appears to hâve gained on them, and, landing a few minutes laier, followed them up with a part of his crew, and managed to capture fourteen slaves and two slave -owners, tlie rest, namely, captain of badan, four crev^, and two slaves effecting their escape. It does Lieutenant Francklin great crédit in managing to capture as many as he did, considering thc very wild and rocky state of tlie coast where ihey effected a landing.
VVilh regard to paragraph 2, Article 137, of Station Order Book, the steps taken to bring the badan to were : first tviro blank charges fired across her bows, and then a round of bail cartridge across her bows, but thc only resuit was that the Arab crew made gi*cater efforts to escape.
3. The fourteen slaves and two slave owners having been re-embarked in the badan, and taken in tow by the cutter, with a seaman in charge to steer her. They made for Muscat, but the wind and tide proving too much for them, Lieutenant Francklin decided to sail them back in company, and having put the coxswain of cutter, two able seamen, and a native boatman on board the badan, made sail in both boats; when, afler they had got a mile from the shore, the badan's rudder became unshipped, and she capsized. The cutter immediately went to their assistance, and managed to save the fourteen slaves, two slave owners, coxswain of cutter, native boatman, and one able seaman, but Thomas Glen, A. B., I regret to state, was missing, and although Lieutenant Francklin appears to hâve done everything possible, he was unable to find anything whatever of the missing man.
Lieutenant Francklin appears to hâve done ail he could to save the dhow, but finding the tide was too strong, and he was unable to tow her ashore, took her measurements, and, after destroying her as much as possible, ahandoned her and returned to the ship with the survivorSy arriving on the morning of the 23nd at Muscat.
une avance qui permit à l'équipage d*atteindre une baie, où le bâtiment s'échoua. L'équipage et les esclaves débarquèrent et se dirigèrent vers la montagne. Le lieutenant Francklin, qui avait gagné du terrain, débarqua quelques instants après et se mil à leur poursuite avec une partie de ses hommes; il réussit h arrêter quatorze esclaves et deux de leurs propriétaires; les autres personnes et, notamment, le capitaine de la dhow, quatre hommes d*équipage et deux esclaves parvinrent à s'échapper. Le lieutenant Francklin mérite de grands éloges pour la manière dont il opéra cette capture, vu l'état abrupt et rocailleux de cette partie do la cote.
Voici comment ont été observées les prescriptions du § 2 de l'article 137 du « Station Order Book », en ce qui concerne l'arrestation du « badan » : 1. Deux coups de feu furent d'abord tirés à blanc dans la direction de son bossoir, puis on fît une déchaîne de cartouches à balles dans la même direction, mais sans autre résultat que de déterminer l'équipage arabe à redoubler d'efforts pour s'échapper.
2. Les quatorze esclaves et leurs deux propriétaires furent réembarqués dans le« badan» que le cutter prit à la remorque et qu'un matelot fut chargé de diriger. On mit le cap sur Mascate, mais les embarcations luttant très difficilement contre le vent et la marée, le lieutenant Francklin résolut de faire suivre le « badan » à la voile. Il y embarqua le patron du cutter, deux matelots expérimentés et un matelot indigène, et les deux bâtiments naviguèrent de conserve. Mais on était à peine à un mille de la cote que le gouvernail du « badan » se faussa et l'embarcation ellemême chavira. Le cutter se porta immédiatement au secours des naufragés et réussit à sauver les quatorze esclaves, leurs deux propriétaires, le patron, le matelot indigène et l'un des deux autres matelots, mais malheureusement Thomas Glen, A. B., se noya et malgré les recherches les plus minutieuses, le lieutenant Francklin ne parvint pas à le retrouver.
Le lieutenant Francklin fit tout ce qu'il put pour ramener la dhow; mais, s'étant rendu compte que le courant était trop violent pour pouvoir la remorquer jusqu'à la côte, il la jaugea et, après l'avoir détruite, il l'abandonna; il alla ensuite avec les survivants rejoindre le navire et arriva à Mascate dans la matinée du 22.
3. As soon as steam couid be raised, I proceeded down the coast in Uer Majesty's ship ce Lapwing » to try aud recover thc remains of the missing man or any part of the dhow, and after two days' search gave it up.
4. The coxswain of cutter, who was placed in charge of the badan, states that when be went into the boat she was niaking water, and had her bailed out, and that when a raile from the shore the rudder came unshipped, and a heavy sea running, the boat became unmanageable and capsized, when they were ait thrown into the water. The dhow did nol sink, and they managed to cling on to her, and were picked up by the cutter.
5. With regard to paragraph 3 of Article 137 of Station Orders, the staves, on arrivai at Muscat, were handed over to the British Consul, fourteen in number, together with two slave dealers. Tlie case was tried before Her Majesty's Consul on the 35th and 26th May, and the dhow condemned, and fourteen slaves were manumilted.
The dhow measured 9-8 tons according to scale.
6. The form required by Station Orders, herewith inclosed, answers the points required by Article o8, p. H of Slave Trade Instructions.
1 hâve inclosed a letter from Lieutenant Francklin, who was the offîcer sent away in charge, and who made the capture.
1 hâve, etc
(s,) Rd. h. Story.
3. Aussitôt que le navire de Sa Majesté c Lapwing » fut sous pression, je partis en longeant la côte à la recherche des restes du matelot disparu et des épaves de la dhow; mais après deux jours d'investigations, j'abandonnai les recherches.
4. Le patron du cutter qui avait été chargé de diriger le a badan » a déclaré avoir remarqué en y montant qu'il faisait eau et l'avoir vidé. A un mille de la côte, ajouta-t-il, le gouvernail se faussa et la mer étant très mauvaise, la dhow ne put plus être manœuvrée et chavira. Tous ceux qui la montaient furent précipités à la mer. Toutefois le bâtiment n'ayant pas coulé, les naufragés réussirent à s'y cramponner et purent être sauvés par le cutter.
o. Conformément aux prescriptions du § 3 de l'article 137 des « Station Orders », les quatorze esclaves furent, à leur arrivée à Mascate, remis entre les mains du consul anglais, en même temps que les deux marchands d'esclaves. L'affaire fut portée devant le consul de Sa Majesté les 2S et 26 mai ; la dhow fut condamnée et les esclaves libérés.
La dhow jaugeait 9-8 tonnes registres.
6. Le tableau ci-annexé, dont les ce Stations Orders » exigent la production, renferme les renseignements spécifiés à l'article 58, page 11, des instructions concernant la traite des esclaves.
Ci-joint une lettre du lieutenant Francklin, l'officier capteur envoyé en croisière et qui opéra la capture.
J'ai l'honneur, etc.
(s.) Rd. h. Story.
Inglosure 2.
Return of f^essels detained as being engagea in Ihe
[Authority : Article 137,
DATE
of Détention.
WBCRE.
lfatSea,sUtethe
Latitude
and Longitude.
Veasel.