KANO
Slave-dealing in any public form is wholly dead,but kidnapping of women and children on the frontiers, — and probably the purchase of a few of the lalter by traders, who déclare them to be their own, — still con-
tion. L^extinction graduelle de l'esclavage domestique par l'intervention des chefs de la religion mahométane, avec le concours des juristes musulmans d'une part et l'action personnelle des esclaves eux-mêmes, de l'autre, produira, à mon sens, un résultat beaucoup plus complet que raffranchissement imposé par Tautorité et qui, amèrement ressenti par les maîtres, n'est pas considéré par eux ni par Tesclave lui-même comme étant de nature à faire disparaître complètement le statut servile chez celui-ci. Ce phénomène, comme je le montrerai plus loin, en traitant de la situation des autres provinces, n'est pas spécial au Sokoto; cependant il a ici une double importance. Le Sokoto, en effet, est le centre de la religion mahométane et le rendez-vous des juristes les plus capables; ensuite, en raison du tribut annuel en esclaves qu'il recevait jadis, il possède une population servile plus considérable que celle qui existe partout ailleurs. Les règles concernant le rachat s'appliquent également à TËmirat de Gando, où l'influence du Serikin Musiimin est prépondérante. Le Résident de Gando (capitaine Ruxton) affirme qu'il n'existe plus actuellement aucune trace de traite d'esclaves dans la province, le système des affranchissements obligatoires sur demande, à l'intervention des tribunaux indigènes, fonctionnant parfaitement bien, comme le prouvent d'ailleurs les statistiques. c( On ne peut s'empêcher de constater, ajoute-t-il^ la complète disparition de la traite dans cette province, la dernière qui ait passé sous notre domination et Tune de celles où, il y a à peine trois ans, ce trafic a dû se faire sur une très vaste échelle. Il est impossible d'admettre qu'il se pratique encore à notre insu, car les haines et les jalousies entre les indigènes sont telles que nous ne manquerions pas d'en être informés. De tout ce que j'ai pu entendre à l'occasion, je conclus que la traite des esclaves n'existe plus aujourd'hui. » Neuf esclaves ont été libérés par ordre des tribunaux de province et trentehuit par les tribunaux indigènes.